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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


BAILLY EDMOND (Jules)

Maître de conférences d'allemand (1848-1916)


ÉTUDES
Bachelier ès lettres en 1867 à Besançon ; licence ès lettres à Grenoble en 1871 ; certificat d’aptitude à l’enseignement de l’allemand en Sorbonne en 1874 ; bourse de voyages en Allemagne en 1878-1879 ; agrégation d’allemand (1er) en 1879 ; thèse de doctorat ès lettres à la faculté des lettres de Lyon en 1889.

PARCOURS PROFESSIONNEL
Maître d’études au collège de Bonneville (octobre 1867-avril 1868) ; professeur de sixième et de cinquième à Bonneville (mars 1868-mars 1869) ; professeur de quatrième et troisième à Bonneville (octobre 1869-septembre 1872) ; en congé (1872-1874) ; chargé de cours d‘allemand au lycée de Chambéry (septembre 1874-1876) ; chargé de cours d’anglais au lycée de Lons-le-Saulnier (septembre 1876-1878) ; en congé (1878-1879) ; professeur d’allemand au lycée de Marseille (1879-1883) ; donne des cours à l’école normale d’institutrices de Douai ;
chargé de la maîtrise de conférences d’allemand à la faculté des lettres de Douai (10 février 1883-1889) ; nommé professeur d’allemand au lycée de Versailles (octobre 1889-1893) ; professeur au lycée Montaigne (1893-1897) ; professeur au lycée Condorcet (1897-1905) ; professeur d’allemand au lycée Henri IV (27 juillet 1905) ; retraite en novembre 1909.

PRINCIPAUX OUVRAGES
Étude sur la vie et les œuvres de Frédéric Gottlieb Klopstock (thèse, 1889) ; Goethe : Campagne de France : 23 août-20 octobre 1792 (traduction et introduction, 1891) ; A. Friedrich Ferdinand von Kotzebüe : la petite ville allemande ; Misanthropie et repentir (traductions avec notes, 1891) ; Jeanne d’Arc (traduction annotée, 1903) ; Cambrioleurs et cambriolés (1905) ; La légende de diamant : sept récits du monde biblique (1909) ; Le chant des voyelles comme invocation aux Dieux planétaires (1912) ; Schiller.

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES

Le doyen Abel Desjardins le décrit ainsi en 1885 : « consciencieux, dévoué à ses fonctions mais il ne paraît pas avoir le goût littéraire sans lequel il n’y a pas de professeur. Deux fois déjà, il a dû recommencer sa thèse. On se demande ce que l’avenir peut bien lui réserver. M. Bailly, père de famille, sans nulle fortune, est parvenu au premier rang de son concours d’agrégation à force de travail et d’énergie [...]. Son modeste traitement de 4 000 francs est notoirement insuffisant et laisserait dans la gêne un professeur zélé et consciencieux si je n’avais réussi à lui créer un emploi de professeur d’allemand à notre école normale des jeunes filles ».

Edmond Bailly ne semble pas avoir été titulaire du poste de maître de conférences d’allemand à la faculté des lettres de Douai. Il fait fonction mais doit quitter ce poste en octobre 1889. Une lettre envoyée à Louis Liard en octobre 1889, montre son inquiétude : « la faculté m’informe que je suis remplacé. Je vous supplie de me délivrer de la cruelle inquiétude où me plonge cette mesure. Je n’ai reçu aucune autre affectation et désire conserver mes fonctions ».

La soutenance de la thèse à Lyon, le 21 juin 1889, est une dure épreuve pour E. Bailly ; on lui reproche sa naïveté et de nombreuses erreurs ; son travail est considéré comme la « redite » d’un ouvrage réalisé par le savant allemand Muncker.

Relations très tendues avec le proviseur du lycée Montaigne qui appuie la demande de mutation vers Henri IV : « Il réussira mieux dans des cours supérieurs. Ici, il n’est véritablement pas à sa place avec son caractère chagrin et sa physionomie peu avenante. Il s’est même fait au lycée Montaigne, une réputation telle que des parents [...] sont venus me trouver, il y a quelques jours, pour me prier de ne pas mettre leur enfant, à la rentrée d’octobre, dans une division où Monsieur Bailly, aurait la charge du cours d’allemand » (lettre du proviseur du lycée Montaigne au recteur, 10 juillet 1894). Une lettre d’octobre 1895 reprend le même argument en insistant sur le nombre des plaintes émises par les parents d’élèves.



Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]