B


Voir tous les Doyens et présidents

Chronologie
Biographies
Bibliographie

Accueil

BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


BLONDEL MAURICE

Maître de conférences de Philosophie (1861-1949)


ÉTUDES
Élève du lycée de Dijon ; baccalauréat ès lettres puis ès sciences ; licence ès lettres et licence de droit ; songe à la prêtrise ; prépare seul le concours d’entrée à l’École normale supérieure ; École normale supérieure (1881-1884) ; forte influence d’A. Bertrand, E. Boutroux et L. Ollé-Laprune ; Thèse de doctorat ès lettres en 1893 sur l’Action : essai d’une critique de la vie et d’une science de la pratique.

PARCOURS PROFESSIONNEL
En congé d’inactivité pour raison de santé (novembre 1884-octobre 1885) ; professeur suppléant au lycée de Chaumont (septembre 1885-janvier 1886) ; en congé pour raison de santé (janvier 1886-avril 1886) ; professeur au lycée de Montauban (avril 1886-octobre 1886) ; professeur au lycée d’Aix (octobre 1886-octobre 1889) ; en congé pour raison de santé (octobre 1889-décembre 1891) ; professeur suppléant de philosophie au collège Stanislas de Paris (décembre 1891-avril 1892) ; en congé pour raison de santé (avril 1892-avril 1895) ;
maître de conférences de philosophie à Lille (30 avril 1895) ; muté à la faculté des lettres d’Aix en décembre 1897 ; professeur de philosophie à la faculté des lettres d’Aix-en-Provence ; il y enseigne jusqu’à sa retraite en 1927.

PRINCIPAUX OUVRAGES
L’Action : essai d’une critique de la vie et d’une science de la pratique (thèse, 1893) ; L’Être et les êtres : Essai d’ontologie concrète et intégrale (1936) ; L’Action : tome I : le problème des causes secondes et le pur agir (1937) ; L’Action, tome 2 : l’action humaine et les conditions de son accomplissement (1938) ; Lutte pour la civilisation et philosophie de la paix (1939) ; La pensée, tome I : la genèse de la pensée et les paliers de son ascension spontanée (1948) ; La philosophie et l’esprit chrétien (2 vols., 1950) ; La pensée, tome 2 : les responsabilités de la pensée et la possibilité de son achèvement (1954)

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
Profondes convictions chrétiennes dans un milieu universitaire très pénétré de tradition rationaliste ; discussions acharnées lors de la soutenance de sa thèse, le 7 juin 1893, qui débouchent sur un refus de lui accorder un poste dans l’Enseignement supérieur : « Il fut reçu sans être compris. Aussi pendant deux ans lui refuse-t-on un poste dans l’enseignement supérieur sous prétexte que ses conclusions étaient chrétiennes et que la Raison se trouvait ainsi dépossédée d’elle-même par cette intrusion de la religion révélée dans le champ où elle doit être seule maîtresse » (Jean Lacroix, Maurice Blondel, sa vie, son Œuvre, p. 2).

« Aix devint un pôle de la philosophie chrétienne [...]. Il fut sans doute, derrière Bergson, pendant la première moitié du siècle, le philosophe français à la plus vaste audience internationale » (Dictionnaire des intellectuels, p. 159.)

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]