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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


CONS HENRI

Professeur de géographie (1839-1909)


ÉTUDES
Commence ses études à Orléans puis les termine à Paris ; lycée Charlemagne ; baccalauréat ès lettres ; licence ès lettres ; agrégation d’histoire-géographie en 1869 ; thèse de doctorat ès lettres le 30 janvier 1882 en Sorbonne.

PARCOURS PROFESSIONNEL
Aspirant répétiteur au lycée de Mâcon (septembre 1858) ; chargé de cours au collège de Rochefort (octobre 1858-1863) ; chargé de cours au lycée de Moulins (octobre 1863-1868) ; professeur d’histoire aux lycées de Moulins (septembre 1868-30 janvier 1869), de Tours (1er février 1869-1871), et de Montpellier (13 septembre 1871-1879) ; chargé de conférences à la faculté des lettres de Montpellier (14 décembre 1878) ; maître de conférences à la faculté des lettres de Montpellier (septembre 1879-1883) ;
professeur d’histoire et géographie des Temps Modernes à la faculté des lettres de Douai (décret du 16 juin 1883) ; professeur de géographie à la faculté des lettres de Lille (décret de 1893 : c’est le premier enseignant dans une chaire spécifique de géographie pour la France septentrionale) ; recteur à Poitiers (16 août 1896).
Fondateur de la Société Languedocienne de géographie ; secrétaire général de l’Union géographique du Nord.

PRINCIPAUX OUVRAGES
La province romaine de Dalmatie (thèse, 1882) ; Le Nord pittoresque de la France (1888) ; Précis d’histoire du commerce (1896) ; série d’articles dans le Bulletin de l’Union géographique du Nord de la France (« La colonisation française au Canada » ; « Le Soudan égyptien »…).

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
Plusieurs fois mis en garde sous le Second Empire pour ses opinions républicaines. Le rapport confidentiel du 5 juillet 1871 signale (il est alors professeur à Tours) : « professeur studieux et bien préparé, esprit net et décidé. On dit malheureusement que Monsieur Cons ne sait pas se tenir dans les limites d’un cours universitaire et de lycée où tout ce qui passionne et divise aujourd’hui les esprits doit être soigneusement évité [...]. On lui reproche notamment certaines appréciations trahissant un fonds d’opinions radicales en histoire et en politique qui se seraient glissées dans ses leçons sur la Révolution française [...]. L’opinion lui est hostile [...]. À ce point [...] qu’il paraît bien difficile ou plutôt impossible de le maintenir dans ce poste ».
C’est encore un géographe très marqué par l’histoire et qui n’a pas connu l’influence de Paul Vidal de la Blache puis de ses disciples au sein de la nouvelle École française de géographie.
Le recteur Foncin en 1885, dans son rapport confidentiel note : « Monsieur Cons est très zélé, très dévoué à ses fonctions. Il donne quatre conférences [...]. Il est très laborieux et il se fatigue. Il a une grande mémoire et il en abuse un peu. Il ne sait pas très bien composer une leçon ni la faire. Il parle du même ton, regardant une carte murale avec obstination, énumérant à perdre haleine, sans repos ni coupure ni explication, ni digression, une foule de noms et de détails géographiques. Il a promis d’adopter une autre méthode et son malheur est de n’avoir pas eu de guide, de s’être formé tout seul (avant l’école vidalienne qui mettra fin à cette géographie nomenclaturale très austère). [...]. Ses thèses ont été fort maltraitées par la Sorbonne. Il vaudrait mieux que Monsieur Cons fit de l’histoire ; il est né pour les recherches laborieuses, pour l’érudition ».
Le rapport de thèse du 30 janvier 1882 note : « thèses très médiocres et la soutenance ne les a pas relevées [...]. Il souffrait de violentes coliques [...]. Monsieur Cons écrit mal en latin et en français ».
D’après le journal socialiste, le Réveil du Nord, du 5 mai 1903, Henri Cons aurait demandé à être nommé comme recteur à Lille à la mort de Julien Margottet. Le journal en profite pour signaler son « zèle antidreyfusard et nationaliste et son ardeur à persécuter les universités populaires » dans son académie de Poitiers.

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]