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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


DESROUSSEAUX ALEXANDRE-MARIE (DIT BRACKE)

Chargé de cours de philologie (1861-1955)


ÉTUDES
Scolarité au lycée de Lille à partir de 1872 ; Lycée Louis-le-Grand comme boursier ; entre à l’École normale supérieure en 1881 ; scolarité à l’École normale supérieure (1881 à 1884) ; licence ès lettres ; agrégation de grammaire (1er) en 1884 ; École française de Rome (1885-1887) où il étudie d’anciens manuscrits grecs ; doctorat ès lettres en Sorbonne.

PARCOURS PROFESSIONNEL
En 1887, il est chargé d’un cours de philologie à la faculté des lettres de Douai ; En 1891, il est chargé de cours à la Sorbonne ; directeur d’études-adjoint à l’École pratique des Hautes Études (1896) ; directeur d’études de philologie grecque à l’École pratique des Hautes Études (1915-1955).

PRINCIPAUX OUVRAGES
Œuvre importante de philologue ; Édi- tions classiques de plusieurs auteurs grecs : Morceaux choisis d’Hérodote, de Lucien, de Sophocle, de Xenophon et d’Aristophane. Il a publié la première édition française et la première traduction des Poèmes de Bacchylide de Ceos (1898), faite d’après un papyrus égyptien (prix Jules Janin de l’Académie française) ; édition avec traduction du tome I des Déipnosophistes (œuvre d’Athénée, 1956) ; nombreuses traductions des Oeuvres de Rosa Luxembourg, Karl Marx et Friedrich Engels ; articles nombreux dans la Revue de philologie.

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
Grand militant socialiste ; lié à Jules Guesde et Gustave Delory ; membre du Parti ouvrier français à 25 ans ; réalise divers comptes rendus pour le journal le Réveil du Nord ; en 1897, il prend pour pseudonyme le nom de sa mère, Bracke, par solidarité avec des instituteurs obligés d’écrire sous des pseudonymes ; militant socialiste à Paris ; participe aux congrès généraux d’unité socialiste (1899 et 1900) ; secrétaire pour l’extérieur du Parti socialiste de France puis du Parti socialiste unifié ; siège au Bureau socialiste international ; il fut l’un des artisans du rapprochement entre la tendance guesdiste et la tendance jauressiste lors de la réalisation de l’unité socialiste en 1905 ; membre de la commission d’unification du parti ; il fut l’un des leaders de L’Humanité entre 1905 et 1920.
Député du 14e arrondissement de Paris en 1912 ; grand défenseur de la proportionnelle au Parlement ; réélu en 1914 puis en 1919 ; battu en 1924. Soutient pendant la Première Guerre mondiale, la politique de défense nationale ; adversaire en 1917 de la signature par la Russie d’une paix séparée ; Au congrès de Tours, il refuse d’adhérer à la IIIe Internationale et tente de maintenir le vieil esprit guesdiste à la SFIO ; battu aux législatives de 1924 dans la Seine, il retrouve un siège dans le département du Nord en 1928 ; député du Nord jusqu’en 1936 ; il renonce alors à tout mandat, alléguant son grand âge et le désir d’achever la traduction d’Athénée ; en 1935, il est vice-président de la Chambre des députés ; supplée Léon Blum à la tête du Populaire à partir de 1936 ; pendant l’occupation, il est emprisonné quelque temps par la Gestapo à Fresnes. Connaît sept langues (surtout l’anglais et l’allemand) ; traduit les œuvres de nombreux militants socialistes anglais (Quelch, Hyndman) et allemands (Bebel, Kautsky, Rosa Luxembourg…) ; il avait entrepris la traduction des œuvres complètes de Friedrich Engels ; il traduit aussi Humain, trop humain de Nietzsche.

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]