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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


DUFOUR MÉDÉRIC

Professeur de langue et littérature grecques (1866-1933)


ÉTUDES
Première partie du baccalauréat ès lettres à Caen en 1883 ; seconde partie à Paris en 1884 ; École normale supérieure (1887-1890) ; licence ès lettres en 1888 en Sorbonne ; cours à l’École pratique des Hautes Études (1888) ; agrégation de grammaire en 1890 (1er) ; thèse de doctorat ès lettres en Sorbonne le 24 juin 1896.

PARCOURS PROFESSIONNEL
Préparateur de cinquième au lycée de Pau (1890-1891) ;
maître de conférences de philologie à la faculté des lettres de Lille (1er novembre 1891) ; chargé de cours de langue et littérature grecques à la faculté des lettres de Lille (1893) ; professeur de langue et littérature grecques à la faculté des lettres de Lille (16 février 1897-août 1933).

PRINCIPAUX OUVRAGES
Traité de métrique et de rythmique grecques (1893) ; La Constitution d'Athènes et l'œuvre d'Aristote (thèse, 1895) ; Études de métrique et de rythmique sur le Promethée enchaîné d'Eschyle (1901) ; Homère : L'Iliade : chant XXIV (texte grec avec notes, 1902) ; Une philosophie de l'impressionnisme : étude sur l'esthétique de Jules Laforgue (1904) ; Traité élémentaire des synonymes grecs (1910) ; Comment faire une version latine ? (1921) ; Note sur l'emploi des pronoms relatifs grecs dans les propositions interrogatives indirectes (1924) ; traductions de plusieurs œuvres d'Aristote chez Guillaume Budé dont Le Politique (4 vols, 1931-1932). Nombreux articles dans la Revue de Philologie

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
Quarante-trois ans de présence à la faculté lilloise. S’est engagé en politique au tournant du siècle au sein du Parti radical ; conseiller municipal radical-socialiste à Lille ; « M. Dufour fait actuellement de nombreuses conférences publiques pour devenir conseiller municipal ; je crains qu’il ne réussisse pas dans la voie où il s’est engagé. L’étude de la littérature grecque où il a toujours eu beaucoup de succès, serait plus fructueuse pour lui et pour l’université de Lille » (Avis du doyen du 3 mai 1900) ; créateur d’un cercle républicain démocratique qui recrutait chez les étudiants. A défrayé la chronique au sein de la section lilloise du Parti radical-socialiste en faisant un discours très élogieux à l’égard de Jean Jaurès lors d’un banquet, contre l’avis du chef de section. À cette époque, ses élèves et ses collègues se plaignent du peu de zèle qu’il apporte à « faire ses leçons et de sa négligence dans la correction des devoirs » (rapport du doyen Langlois en 1903) ; Il se met ensuite définitivement au service de la faculté. Le recteur Georges Lyon signale en 1909 : « semble avoir renoncé définitivement à la politique pour se consacrer à son enseignement ; helléniste de grande notoriété ».

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]