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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


LANGLOIS CHARLES-VICTOR

Maître de conférences d'histoire (1863-1929)


ÉTUDES
Élève du lycée d’Évreux et du lycée Saint-Louis ; bachelier ès lettres ; élève de l’École pratique des Hautes Études (IVe section, 1882) ; licence ès lettres et licence de droit ; élève de l’École des chartes (1883, 4e à l’entrée) ; agrégation d’histoire (1884, 1er) ; thèse de l’École des chartes en 1885 ; docteur ès lettres le 27 avril 1887 en Sorbonne (il reprend sa thèse de l’École des chartes mais en la complétant).

PARCOURS PROFESSIONNEL
Maître de conférences à la faculté des lettres de Douai (1885) ; chargé de cours d’histoire à la faculté des lettres de Montpellier (1886) ; chargé de cours d’histoire à la faculté des lettres de Paris (1888) ; professeur-adjoint (1901) ; professeur de sciences auxiliaires de l’Histoire (1906-1909) ; professeur d’histoire du Moyen Âge à la faculté des lettres de Paris (1909-1913) ; directeur des Archives nationales (1913-1929) ; chargé d’une mission de réorganisation des archives en Alsace (1919) ; directeur du Musée pédagogique ; décédé en fonction.

PRINCIPAUX OUVRAGES
Le règne de Philippe III le Hardi (thèse, 1887) ; Les archives de l’Histoire de France (1891-1893) ; Manuel de bibliographie (en collaboration avec M. Stein) ; Manuel de bibliographie historique : vol. 1 (1896), vol. 2 (1904) ; Introduction aux études historiques avec Charles Seignobos (1897, nouvelle édition, 1905) ; Histoire du Moyen Âge (1901) ; L’Inquisition (1902) ; Questions d’histoire et d’Enseignement (1902) ; La société française au XIIIe s. (1903) ; Histoire de l’écriture en France (1905) ; Registres perdus des archives de la Chambre des comptes de Paris (1917) ; La vie au Moyen Âge (4 vols, 1924 à 19277) ; série de manuels scolaires ; participation à l’Histoire de France de Lavisse (t. 3).

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
De religion catholique, il fut cependant un ardent dreyfusard. « Se consacrant à l’Histoire politique, administrative, financière et littéraire de la France aux XIIIe et XIVe siècles, il avait pris comme sujet de thèse le règne de Philippe III le Hardi ; en effet, il s’étonnait de l’oubli dans lequel, séduits par l’intérêt exceptionnel que présentent les deux grandes figures de Saint-Louis et de Philippe le Bel, nos historiens s’obstinaient à laisser la période de quinze ans (1270-1285) qui sépare les règnes de ces deux princes. Il résolut de la tirer de l’ombre et son travail lui valut le premier rang à la sortie de l’École des chartes en 1885 » (Bull. École des chartes, 1929, p. 222). Membre du Comité des travaux historiques et scientifiques, de la Commission supérieure des archives, de la Commission supérieure des bibliothèques ; président du jury d’agrégation d’histoire ; président de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres en 1926.
Il apparaît comme l’une des grandes figures de l’histoire positiviste qui domine alors l’université française. Le manuel de méthodologie qu’il rédige avec son collègue Charles Seignobos devient pour des générations d’étudiants en histoire la « Bible » incontournable, constamment rééditée.
Il fut à l’origine de la création du Minutier central des notaires aux Archives nationales.

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]