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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


MAURAIN JEAN

Professeur d'histoire contemporaine (1903-1939)


ÉTUDES
Baccalauréat ès lettres en 1919 ; admis à l’École normale supérieure en 1921 ; scolarité à l’École normale supérieure (1921-1924) ; service militaire en 1924-1925 ; agrégation d’histoire en 1924 ; docteur ès lettres en Sorbonne le 13 décembre 1930.

PARCOURS PROFESSIONNEL
Professeur au lycée d’Amiens (mars 1930-novembre 1931), puis au lycée de Lille (octobre 1931-novembre 1933) ; maître de conférences d’histoire contemporaine à la faculté des lettres de Clermont-Ferrand (décembre 1933-avril 1937) ; détaché au Cabinet du président du Sénat (arrêté du 27 février 1934) ; chef de Cabinet du président du Sénat en avril 1936 ;
professeur d’histoire contemporaine à la faculté des lettres de Lille (1er avril 1937) ; accident de montagne le 7 janvier 1939 (avalanche).

PRINCIPAUX OUVRAGES
La politique ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869 (thèse, 1930) ; Le Saint-Siège et la France de décembre 1851 à avril 1853 (recueil de documents, 1930) ; Un bourgeois français au XIXe s. : Baroche, ministre de Napoléon III (1936) ; participation au tome de la collection Peuples et Civilisations : Du libéralisme à l’impérialisme (1860-1878) (1939).

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
Sa thèse sur la politique ecclésiastique du Second Empire fut très bien accueillie : « une étude considérable d’histoire contemporaine faite toute entière de première main [...]. J’ai été frappé de l’intelligence claire, ferme et précise, de la critique irréprochable, de la judicieuse disposition des matières, de la précision et de la clarté de la langue » (rapport préliminaire de C. Seignobos, Archives nationales, F17 23625)
Le directeur de l’Enseignement supérieur soutient la candidature de Jean Maurain au poste de maître de conférence ouvert à la faculté de Clermont-Ferrand en 1933. Dans une lettre adressée au ministre de l’Instruction publique, le 22 novembre 1933, le directeur de l’Enseignement supérieur insiste sur la thèse très brillante du candidat et signale que « Jean Maurain qui est le fils du doyen de la faculté des sciences de Paris, est certainement des trois candidats présentés (Ponteil et Préclin), celui dont le choix s’impose. Il est d’ailleurs demandé par le recteur de l’académie de Clermont ».
Une lettre du président du Sénat datée du 5 février 1934 indique très brièvement : « je souhaite que M. Maurain Jean puisse apporter sa collaboration aux services de mon cabinet ». Le directeur de l’Enseignement supérieur s’empresse alors de contacter le recteur de l’académie de Clermont-Ferrand, par une lettre manuscrite datée du 14 février 1934 : « je viens d’être saisi par Monsieur Jeanneney, président du Sénat, d’une demande de détachement de Monsieur Maurain ».
« Pour composer son Baroche, M. Maurain disposait d’une documentation exceptionnellement riche, tirée des Archives nationales, de la bibliothèque Thiers et des papiers de famille conservés par Madame de Bérulle, enfin des précieux procès-verbaux du conseil des ministres que Rouher avait rédigés pour lui-même et qui faisaient parties des fameux « papiers de Cerçay », restitués par l’Allemagne en vertu du Traité de Versailles. Il nous a fait ainsi connaître, non seulement un type curieux de bourgeois du Second Empire [...], mais aussi le fonctionnement même du régime, étudié en quelque sorte de l’intérieur » (Rev. historique, janvier-juin 1939, p. 221).

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]