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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


PRÉCHAC FRANÇOIS-LÉON

Professeur de langue et littérature latines (1881-1977)


ÉTUDES
Collège municipal de Condom ; lycée d’Agen ; baccalauréat ès lettres (1899) ; lycée Henri IV de Paris ; admis à l’École normale supérieure en 1903 ; scolarité à l’École normale supérieure (1903-1906) ; agrégation des lettres en 1906 (1er) ; École française de Rome (novembre 1906-octobre 1908) ; thèse de doctorat ès lettres en Sorbonne, le 4 juillet 1921

PARCOURS PROFESSIONNEL
Professeur au lycée de Montauban (1er octobre 1908-31 octobre 1908) ; enseignant à l’institut d’Anvers (2 novembre 1908-31 juillet 1909) ; professeur au lycée de Beauvais (1er octobre 1909-30 septembre 1918) ; professeur de troisième au lycée Hoche de Versailles (1er octobre 1918-mars 1923) ; suppléant en première supérieure au lycée Henri IV (mars à septembre 1923) ; professeur titulaire en première supérieure au lycée Lakanal (septembre 1923-octobre 1928) ;
nommé chargé de cours de langue et littérature latines à la faculté des lettres de Lille (2 octobre 1928, puis 30 septembre 1930) ; nommé maître de conférences de grammaire et philologie latines à la faculté des lettres de Lille (1er octobre 1930) ; nommé professeur titulaire de grammaire et philologie latines à la faculté des lettres de Lille (1er novembre 1930) ; nommé professeur titulaire de langue et littérature latines à la faculté des lettres de Lille (23 février 1936) ; nommé le 10 février 1943 directeur de l’Enseignement supérieur par le Régime de Vichy (Abel Bonnard) ; suspendu de ses fonctions le 20 août 1944 ; rétabli dans les fonctions de directeur de l’administration centrale mais mis à la retraite d’office le 29 octobre 1945 ; se retire ensuite près de Condom dans sa propriété.

PRINCIPAUX OUVRAGES
La composition et la destination du De Clementia ; (thèse, 1921) ; Édition des Lettres à Lucilius de Sénèque (Budé, à partir de 1942) ; De Clementia de Sénèque (Budé, plusieurs tomes, à partir de 1923) ; Des bienfaits de Sénèque (traduction annotée, 1926) ; Rutilius Namatianus Claudius : Sur son retour (traduction avec notes, 1933) ; La date de naissance de Sénèque (1934) ; Surmulets et guépards dans la littérature et l’art antiques (1939) ; nombreux articles dans les revues spécialisées : Revue des Études Latines, Revue numismatique, Revue universitaire.

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
« Ayant depuis son enfance, un bras cassé et difforme, il fait partie du service auxiliaire » pendant la Première Guerre mondiale. Infirmier (octobre 1914 à avril 1916) il travaille ensuite (1916-1917) au contrôle postal où sa connaissance des langues vivantes (anglais, italien, allemand et un peu d’espagnol) est fort utile. Il enseigne ensuite au lycée de Beauvais.
« Monsieur Préchac a apporté parmi nous une expérience pédagogique consommée fort de son enseignement dans les plus hautes classes des lycées. Elle égalait son autorité scientifique : le brillant agrégé des Lettres, l’École française de Rome [...] avait marqué sa place parmi les latinistes par des publications érudites dont la liste s’allonge chaque jour » (rapport de notation de l’année 1930-1931).
Il doit, au début de l’installation du régime de Vichy justifier son comportement politique. Son mariage avec une anglaise, la fille de Sir Thomas Barclay, en fait dans un premier temps un possible suspect. Les comptes en banque de sa belle-famille sont bloqués ; il demande un congé exceptionnel pour régler cette affaire. Une lettre manuscrite de François-Léon Préchac, contenue dans son dossier et datée du 22 janvier 1941, tente d’éclaircir sa situation : « je veux ajouter que ma femme et moi, nous sommes sans restriction avec le Maréchal Pétain ; que ma belle-mère le met bien au-dessus de Churchill [...] et qu’elle mérite, si cela est possible, d’être épargnée par les autorités occupantes ». Sa nomination en 1943 comme directeur de l’Enseignement supérieur apparaît bien cependant comme un réel « suicide universitaire » (Annuaire de l’École normale supérieure, 1979, p. 35).

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]