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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


ALLÈGRE GUILLAUME (FERNAND)

Professeur de langue et littérature grecques (1849-1942)


ÉTUDES
Baccalauréat ès lettres ; licence ès lettres ; agrégation des lettres en 1877 ; docteur ès lettres le 2 février 1891 en Sorbonne.

PARCOURS PROFESSIONNEL
Aspirant répétiteur au lycée d’Évreux (1869-1871) ; professeur de rhétorique au collège de Cherbourg (1871-1875) ; en congé avec traitement (1875-1877) ; professeur de rhétorique au lycée de Mâcon (1877-1878) ; professeur de seconde au lycée de Caen (1878-1879) ; professeur de troisième au lycée de Bordeaux (1879-1884) ; professeur de troisième au lycée de Lyon (1884-1887) ; Chargé de conférences à la faculté des lettres de Lyon (1884-1887) ; nommé maître de conférences de littérature grecque à la faculté des lettres de Lyon (20 juillet 1887-août 1891) ;
chargé de cours de littérature grecque à la faculté des lettres de Lille (1er août 1891) ; professeur de langue et littérature grecques à la faculté des lettres de Lille (13 avril 1892) ; nommé professeur de langue et littérature grecques à la faculté des lettres de Lyon (7 novembre 1893) ; retraite le 1er novembre 1920.

PRINCIPAUX OUVRAGES
Une scène des Grenouilles d’Aristophane (1888) ; Étude sur la déesse grecque Tyché, sa signification religieuse et morale, son culte, ses représentations figurées (thèse, 1889) ; Odyssée : extraits (1894) ; Iliade : extraits (1896) ; Esope : choix de fables (1896) ; Sophocle : étude sur les ressorts dramatiques de son théâtre et la composition de ses tragédies (1915).

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
« Sûreté d’érudition remarquable, unie à un sentiment littéraire très délicat » (Conseil de la faculté des lettres de Lille dans sa séance du 7 avril 1892). « Monsieur Allègre [...] a été mon professeur quand je préparais ma licence à la faculté des lettres de Lyon. Je revois son visage un peu triste ; j’entends encore le timbre très particulier de sa voix. Je me souviens comme si c’était hier d’une explication de Thucydide, surprenante par l’aisance avec laquelle M. Allègre maîtrisait les difficultés du texte et par la sobriété d’un commentaire où l’essentiel se trouvait toujours lumineusement dégagé. Peu de maîtres m’ont donné davantage le sentiment de la pureté classique, faite de connaissances profondes et d’un mépris délibéré pour l’artificiel et le superflu » (Discours d’Albert Rivaud, Revue des Études grecques, 1943, p. XVII).

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]