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BIOGRAPHIES DES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L'UNIVERSITÉ


FABRE PAUL

Professeur d'histoire du Moyen Âge (1859-1899)


ÉTUDES
Collège et lycée de Montpellier ; baccalauréat ès lettres ; lycée Louis-le-Grand (1877) ; entre à l’École normale supérieure en 1879 ; scolarité à l’École normale supérieure (1879-1881) ; licence ès lettres ; agrégé d’histoire-géographie en 1882 ; boursier d’études à l’École française de Rome (octobre 1882-1886) ; docteur ès lettres en Sorbonne le 13 juin 1892.

PARCOURS PROFESSIONNEL
Maître de conférences d’histoire ancienne à la faculté des lettres de Douai le 18 septembre 1886 (histoire grecque, 1886-1889 ; histoire romaine, 1889-1892) ;
chargé de cours d’histoire du Moyen Âge à la faculté des lettres de Douai (30 juillet 1892) ; professeur-adjoint (16 janvier 1894) ; professeur d’histoire mérovingienne et carolingienne à la faculté des lettres de Lille en 1892 ; professeur d’histoire du Moyen Âge à la faculté des lettres de Lille (17 avril 1895) ; mis à la disposition du directeur de l’École française de Rome en 1895-1897 ; professeur suppléant de Gustave Monod à l’École normale supérieure (31 juillet 1897-février 1899).

PRINCIPAUX OUVRAGES
Le patrimoine de l’Église romaine dans les Alpes cottiennes (1884) ; Nouveau catalogue des églises de Rome (1887) ; Notes sur quelques manuscrits de la reine Christine (1890) ; Étude sur le Liber Censuum de l’Église romaine (thèse, 1893) ; Notes sur un manuscrit de Jordanus (1893) ; La bibliothèque du Vatican au XVe s. (1895) ; Les colonies de l’Église romaine au Ve s. (1896) ; Étude sur les monnaies de l’Italie centrale aux XIIe et XIIIe s. (1897). Articles multiples dans les revues spécialisées.

REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
Très croyant : « Fabre était un catholique profondément attaché à sa foi [...]. La foi pénétrait complètement son esprit et sa volonté » (Bull. Univ. Lille, 1900, p. 8). « Élève de Fustel de Coulanges pour la méthode et de M. l’abbé Duchesne pour la matière » (rapport de la soutenance de la thèse, 13 juin 1892) : « Ce jeune homme a su se concilier par son caractère autant que par son travail, l’estime de tous ses maîtres. Je ne connais personne qui ait fait d’aussi remarquables progrès en trois années. Il a le goût des recherches historiques [...]. Il continuera certainement à travailler et je le crois capable d’aller très loin [...]. Quoiqu’il aime l’enseignement, je crois que l’érudition lui convient mieux » (rapport de Fustel de Coulanges au ministre du 22 octobre 1882).
La mort prématurée de sa femme l’affecte fortement ; « je dois considérer aussi mes devoirs envers mon fils. Je ne puis l’arracher au milieu familial au soin duquel il s’est développé pour l’emmener avec moi à Lille parmi des étrangers. D’autre part, je sais très bien qu’il n’est bon, ni pour lui ni pour moi que nous soyons séparés [...]. C’est cette considération, Monsieur le Directeur, qui me fait envisager la situation de sous-bibliothécaire à l’Institut comme présentement enviable. C’est cependant une déchéance à mes yeux ; il est dur pour moi, à 58 ans, de renoncer à une carrière que j’ai choisie » (lettre au directeur de l’Enseignement supérieur du 21 mai 1896).
De multiples courriers tout au long de sa carrière demandent un congé de six mois à un an pour aller étudier à Rome, à la bibliothèque du Vatican. À partir de 1895, il demande congé pour raison de santé : « ma santé s’accommoderait mal durant l’hiver du climat de Lille et des fatigues de l’enseignement ; le médecin m’engage vivement à partir pour le Midi et j’ai l’intention de me rendre à Rome où m’appellent des travaux déjà largement commencés » (lettre de Paul Fabre au recteur du 14 octobre 1895). L’Abbé Duchesne, par une lettre du 19 avril 1895, demande au Ministère le détachement de son ami Paul Fabre pour qu’il vienne le seconder à l’École française de Rome.

Les biographies présentées sont en majorité extraites du livre de
J.F. Condette, Les Lettrés de la république - dictionnaire biographique
[en ligne]