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CATALA Sarah
Doctorante - Lille 3

sarahcatala@hotmail.com

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AXES DE RECHERCHES

- Art français du XVIIIe siècle, Dessin ancien, pratiques sérielles


  • PRÉSENTATION
  • RÉSUMÉ THÈSE
  • PARTICIPATION À LA RECHERCHE
  • TRAVAUX

Thèse en cours

Copier, créer, diffuser : pratiques et stratégies de la citation dans l’œuvre d'Hubert Robert, sous la direction de Sophie Raux


Expérience professionnelle - Responsabilités collectives - Sociétés savantes

2016 : lauréate d'un Fellowship d'un an au Metropolitan Museum de New York

Présidente de l’association Bella Maniera

2014–2015 Musée des beaux-arts de Belfort, Commissariat scientifique : Hubert Robert. Un orateur dans les ruines
2013 Musée des beaux-arts de Besançon, Commissariat scientifique : Les Hubert Robert de Besançon
         Musée des beaux-arts de Rouen, Co-commissariat scientifique : Trésors de l’ombre. Chefs-d’œuvre du dessin français du XVIIIe siècle2008–2012 Institut National du Patrimoine, Enseignante vacataire : Cours d’histoire de l’Art (présentation du fonds d’art graphique de l’Ecole Nationale Supérieure des beaux-arts de Paris)
2011–2011 Musée de l’Armée, Paris, Service Iconographie, Contractuel à mi-temps en CDD : Documentation des dessins et récolement des peintures
2009–2011 École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Cabinet des dessins Jean Bonna, Assistante de conservation, contractuel à mi-temps en CDD                                   
2008–2011 École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, Enseignante vacataire : Cours d’histoire du dessin ancien (présentation d’originaux)

 

Dessinateur et peintre prolifique, Hubert Robert (1733-1809) a également participé au cours de sa longue carrière à l’élaboration de nombreux aménagements de jardins, tout en enseignant le dessin aux amateurs fortunés et assumant la charge de conservateur des tableaux du futur musée du Louvre. Celui que l’on a longtemps surnommé le « peintre des ruines » n’a jamais fait l’objet d’une vaste étude s’attachant à rendre la complexité de son œuvre. En l’absence d’un large corpus d’œuvres analysées et surtout de leur problématisation, les recherches n’ont pas encore pu mettre en perspective la réalité du travail en atelier d’Hubert Robert, pourtant nécessaire et capitale à la compréhension du succès de l’artiste et sa place singulière durant la seconde moitié du XVIIIe siècle en France.
Notre thèse vise à comprendre les pratiques artistiques et les choix entrepreneuriaux qui favorisent l’intense productivité de Robert, durant la seconde moitié du XVIIIe siècle en France caractérisée par le plein essor du marché de l’art et la généralisation de l’enseignement du dessin destiné aux amateurs. L’art d’Hubert Robert est toujours associé à la thématique de la ruine ou celle des jardins, mais rarement au travail d’après les maîtres ou ses contemporains, alors que son œuvre est constellé d’hommages et de citations d’après les artistes qu’il a appréciés, souvent côtoyés et parfois collectionnés. La citation, qui est au cœur du travail d’Hubert Robert, revêt plusieurs formes telles l’autocitation, l’autoréférentialité et la variation. Si elle est d’abord un travail d’émulation, elle se situe également du côté de la réception puisqu’elle exige du spectateur une activité, voire une complicité. Autrement dit, elle implique une synergie entre le créateur et son récepteur qui mériterait d’être mieux cernée dans le cas de l’étude de l’œuvre de Robert. L’activité de professeur de dessin de paysage à l’intention des amateurs issus de l’aristocratie est connue, puisque documentée par quelques lettres et dessins, mais les recherches n’ont toujours pas permis de déterminer quelles étaient les méthodes employées par Robert. L’observation sur pièce de dessins inédits nous permet de penser que la copie et la citation d’après les dessins du peintre étaient privilégiées. Pour Hubert Robert, cette activité pédagogique avait l’avantage de renforcer les liens de sociabilité en les fluidifiant, favoriser les commandes et assurer la diffusion de ses œuvres à une époque où les nouvelles techniques de reproduction des dessins par la gravure étaient pourtant en vogue . Hubert Robert semble s’en être volontairement détourné, tout en suscitant une véritable consommation culturelle dont il était le centre, qu’il s’agisse d’achats de dessins, de commandes de peintures, de paiements pour des collaborations à la création de jardins ou des leçons de dessin.
Le travail de citation élargi aux pratiques de copie, transposition, réinterprétation, autoréférentialité et variation au sein de l’œuvre de Robert, n’a jamais suscité de travaux parmi les historiens de l’art. Il est pourtant au cœur de la polyvalence des activités de l’artiste et son analyse permettra de repenser le rôle des images créées par Hubert Robert, en l’intégrant dans la culture visuelle et l’histoire du goût de la seconde moitié du XVIIIe. Il s’agit d’étudier les artistes et les œuvres qui ont influencé le peintre, de ses débuts à Rome jusqu’aux acquisitions effectuées pour le Muséum, afin de déterminer les choix opérés, leurs raisons et leurs conséquences dans ses pratiques artistiques, les orientations iconographiques privilégiées et les réflexions qu'il porte à la diffusion de son art. Par ailleurs, la citation en tant que phénomène d’appropriation, qu’implique la sélection de tel ou tel aspect d’une œuvre, est un acte critique puisqu’elle oblige à sélectionner, modifier, fragmenter. Mais elle peut engendrer la répétition lorsqu’elle prolifère grâce au principe de variation, y compris de manière mécanique quand Hubert Robert emploie la technique de la contre-épreuve. L’artiste ne reproduit pas les processus de création d’autres artistes, pas plus qu’il n’en répète les gestes. Loin de proposer un pastiche, il préfère reformuler un modèle, si bien que l’enjeu est moins plastique qu’intellectuel. Ainsi, notre étude souhaite mettre en perspective les notions d’originalité qui prévalaient au XVIIIe siècle et questionner le statut d’une œuvre. Car en pratique, le travail de citation conduit Hubert Robert à élargir le champ de la fonction d’une même œuvre, qui de copie peut passer à celui de modèle. La pluralité des fonctions d’un objet pensées a priori et a posteriori oblige l’historien de l’art à interroger le champ lexical employé pour désigner ces œuvres, comme les liens qu’elles entretiennent , aussi bien dans leur matérialité que leur temporalité. Nous aimerions pousser cette réflexion en y associant la notion d’authenticité , puisque Robert a plus souvent collaboré avec des artistes qu’on ne veut bien l’accepter, une pratique qu’il a même développée au sein de son atelier en se faisant assister par son neveu Etienne Rey, dès 1779, lorsque ses activités artistiques s’étaient diversifiées.


À ce sujet, voir Quand la gravure fait illusion. Autour de Watteau et Boucher, le dessin gravé au XVIIIe siècle, Valenciennes, Musée des beaux-arts, 2006-2007, (Emmanuelle Delapierre et Sophie Raux, dir.).

L’historien de l’art Eric Pagliano a engagé une réflexion en ce sens depuis plusieurs années, en déplaçant notamment le vocabulaire issu de la médecine et de la linguistique pour l’adapter à l’histoire de l’art, en particulier celle du dessin ancien. Il semble ne avoir encore déjoué l’écueil de l’attributionnisme ou connoisseurship, qui n’est qu’un des nombreux outils méthodologiques dont dispose l’historien de l’art pour traiter de son sujet d’étude.

Charlotte Guichard a consacré ses dernière recherches à la notion d’authenticité, en questionnant l’évolution de la signature dans les pratiques artistiques et l’avènement de la figure de l’expert, notamment dans la publication qu’elle a dirigée : De l'authenticité. Une histoire des valeurs de l'art (XVIe-XXe siècle), Paris, 2014.

Communications - Animation de la recherche - Valorisation


COMMUNICATIONS


Congrès, conférences, journées d'études

- 8 décembre 2015 : "Finissez Monsieur Robert !" La rapidité du geste d’Hubert Robert Libertés du corps et du geste. La question de la spontanéité en France au XVIIIe siècle, Paris, Musée du Luxembourg, (organisé par le laboratoire IRHiS).

 


VALORISATION


Conférences grand public

2015
Hubert Robert et le commerce des dessins, Langres, Maison des Lumières Denis Diderot

2013
Hubert Robert, vie et œuvre, Besançon, Musée des beaux-arts

Produits (bases de données, posters...)

 

Divers (participation à des tables-rondes, expositions...)



ANIMATION DE LA RECHERCHE


Organisation de Colloques, Journées d'études, expositions... - Animations de tables rondes - Programmes internationaux


OUVRAGES


Ouvrages scientifiques

2013
- Les Hubert Robert de Besançon, Milan : Silvana editoriale, 2013

Direction/Coordination d'ouvrages

 


ARTICLES


Revues

2015
- « La contre-épreuve dans la pratique des artistes français du XVIIIe siècle », Cahiers d’Histoire de  l’Art, 2015, n° 13, p. 31-39.

2009
- avec Emmanuelle Brugerolles, « Une Leçon d’anatomie d’Augustin Pajou offerte à l’École nationale supérieure des beaux-arts », La Revue des musées de France, LIX, n° 1, 2009, p. 56-60.

Chapitres d'ouvrages (de livres, d'actes de colloques...)

2015
- « De la fantaisie à la vérité, Cassas et les paysages dessinés durant la seconde moitié du XVIIIe siècle», dans cat. exp. Voyages en Italie de Louis-François CASSAS (1756 - 1827) (2015-2016, Tours, musée des beaux-arts), p. 61-65

2011
- « De la création à la reproduction : Hubert Robert et la technique de la contre-épreuve », actes du symposium Espaces dessinés, espaces du dessin, Valenciennes, musée d’art moderne (6 décembre 2011), p. 71-83.


RAPPORTS, MÉDIAS...


Articles de revues (sans comité de lecture, de vulgarisation)

- Blog : www.bella-maniera.com
- « Dans l’atelier d’Hubert Robert », Base patrimoniale de données : Mémoire Vive.besancon.fr

Ouvrages de vulgarisation (ou chapitres de ces ouvrages)

2013
- « La Cuisine italienne, Hubert Robert »,dans cat. exp. Rome, de Barocci à Fragonard (Paris, galerie Antoine Tarantino, 2013).

Presse, films, vidéos, émissions radio-télé, etc.

 

Autres publications (catalogues d'expositions, notices, rapports...)

2015
- La Matière à l’œuvre. Redécouverte du Lion de Fragonard, Paris, Galerie Eric Coatalem, 2015 (ed. en français et anglais).
- 17 notices dans cat. exp. Hommage à la Galerie Cailleux (Paris, Galerie Eric Coatalem, 2015).

2013-2014
- 45 noticesdans cat. exp. Trésors de l’ombre. Dessins français du XVIIIe siècle du musée des beaux-arts de Rouen (Rouen, musée des beaux-arts 2013-2014).

 


Comptes Rendus