DOCTORANTS

GILLE
Christine
Doctorante - Lille 3

christinegille@me.com

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LIVRES À LA UNE...

 

 

 

 

 

AXES DE RECHERCHES

- Iconographie médiévale
- La représentation du corps
- Les questions anthropologiques au XIIIe siècle


  • PRÉSENTATION
  • RÉSUMÉ THÈSE
  • PARTICIPATION À LA RECHERCHE
  • TRAVAUX

Thèse en cours

L’image du corps comme signe de l’humilité dans l’art occidental des XIIᵉ et XIIIᵉ siècles - sous la direction de Christian Heck


Expérience professionnelle - Responsabilités collectives - Sociétés savantes

 

 

Le XIIIe siècle est marqué par de profonds bouleversements liés à la redécouverte de la pensée d'Aristote à travers ses commentateurs juifs et arabes, à la création de l'Université à Paris, à la radicalité du message franciscain qui place au cœur de l'organisation sociale la vertu d'humilité et transforme en profondeur la société médiévale, à la question du corps et de ses rapports avec l'âme. Ces mutations créent une nouvelle forme de spiritualité que l'on peut qualifier de somatique, variant de la nudité spirituelle à la pauvreté apostolique, de l'ascétisme à l'extase mystique, des questions quodlibétales sur la résurrection du corps à l'invention des stigmates. 
            Le répertoire iconographique que l'on retrouve dans les images du XIIIe siècle, qu'elles soient peintes ou sculptées, dans un manuscrit, sur un mur ou un vitrail, tend à son tour à représenter cette nouvelle forme de spiritualité qui choisit la voie d'humilité dans sa quête du salut.  Au XIIIe siècle, l'image médiévale, qui est d'abord anthropomorphique, utilise le corps pour exprimer l'humilité.
Les variations autour des postures corporelles constituent le premier champ iconographique des représentations de la vertu d'humilité et de son antithèse, l'orgueil. Les tensions et contradictions qui animent la société féodale du XIIIe siècle se retrouvent dans l'ambivalence du renversement du corps. Les modulations du schéma corporel questionnent à leur manière l'idée de commensuration de l'âme et du corps.
Le corps nu est au Moyen Âge un motif iconographique complexe, polysémique. Au XIIIe siècle, la scène de la dénudation de François d'Assise s'impose pour exprimer la radicalité du message franciscain. L'iconographie de la Vierge à l'Enfant subit une inflexion : la Vierge tient le pied nu de l'Enfant dans Sa main. Il s'agit désormais de voir la nudité pour montrer l'humilité. Comme l'image d'un petit corps nu sortant de la bouche d'un mourant représente depuis le XIe siècle l'âme de la personne, c'est l'image du cadavre qui apparaît à la fin du XIIIe siècle pour signifier, à travers le corps, l'humilité de la condition humaine.
Les formes privilégiées dans les images jusqu'au XIIe siècle sont des formes génériques. On constate au XIIIe siècle une évolution dans la représentation des corps qui tend à montrer les particularités individuelles, parmi lesquelles figurent les marques physiques. Le corps s'expose alors comme principe de conversion par la voie d'humilité au travers des marques laissées par la flagellation, par la lèpre. L'invention des stigmates se diffuse dans l'iconographie.
Il est ainsi proposé de répertorier les images en trois classes iconographiques selon qu'elles ont à voir avec la posture du corps, la nudité ou les marques corporelles, chacune d'entre elles regroupant des thèmes iconographiques nouveaux ou modifiés pour exprimer directement ou indirectement l'humilité. Plusieurs questions peuvent alors se poser. La diffusion des iconographies associant le corps et l'humilité suit-elle, accompagne-t-elle ou précède-t-elle les débats théologiques et philosophiques qui animent l'Université de Paris, notamment sur la question des rapports de l'âme et du corps ? Peut-on associer la diffusion de certains thèmes iconographiques aux courants de pensée qui s'affrontent lors de la controverse de 1270 ? Ces images ont-elles été soumises à la rigueur dogmatique imposée par les censures universitaires de 1270 et 1277 condamnant les thèses thomistes et averroïstes, par la condamnation des Spirituels et des propositions eckhartiennes au Concile de Vienne de 1312 ? Il apparaît que les images du corps montrant l'humilité ont, à leur manière, contribué à renverser un regard millénaire sur le corps, ouvrant la voie à l'expérience corporelle, à la perception  d'un corps relationnel.

Communications - Animation de la recherche - Valorisation


COMMUNICATIONS


Congrès, conférences, journées d'études

2014
"The picture of Apostle Peter crossed head downwards: an upside down body sign of humility in the 13th century", Colloque LLL, Lille, 25-27 mars 2014

2011
"Repentance and penance in medieval reynardian iconography au Courtauld Institute Research Forum"
Colloque LLL (Lille Leuven London), Londres, 13 au 15 décembre 2011


VALORISATION


Conférences grand public


Produits (bases de données, posters...)

 

Divers (participation à des tables-rondes, expositions...)



ANIMATION DE LA RECHERCHE


Organisation de Colloques, Journées d'études, expositions... - Animations de tables rondes - Programmes internationaux

 

Ouvrages - Articles - Rapports, médias... - Comptes Rendus


OUVRAGES


Ouvrages scientifiques

 

Direction/Coordination d'ouvrages

 


ARTICLES


Revues

 

Chapitres d'ouvrages (de livres, d'actes de colloques...)

 


RAPPORTS, MÉDIAS...


Articles de revues (sans comité de lecture, de vulgarisation)

 

Ouvrages de vulgarisation (ou chapitres de ces ouvrages)

 

Presse, films, vidéos, émissions radio-télé, etc.

 

Autres publications (catalogues d'expositions, notices, rapports...)

 

Travaux universitaires

Les images du jongleur renversé au XIIIᵉ siècle : un chemin nouveau d’accès à l’humilité inscrit dans un héritage iconographique, Mémoire de Recherche Master 2 sous la direction de M. Christian Heck, Université de Lille 3, 2012 

Repentir et pénitence dans l’iconographie renardienne Mémoire de Recherche Master 1 sous la direction de M. Christian Heck, Université de Lille 3, 2011


Comptes Rendus