DOCTORANTS

STIMAC
David
Doctorant - Lille 3

davidstimac2002@yahoo.fr

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AXES DE RECHERCHES

- Construction des paysages médiévaux régionaux, aménagement des sols (défrichement, fossoyage, mise en valeur par le pâturage et la culture), limites territoriales (frontières lignes et zones limites, circonscriptions administratives et terroirs), sociétés rurales lcoales (culture et pratiques culturales)


  • PRÉSENTATION
  • RÉSUMÉ THÈSE
  • PARTICIPATION À LA RECHERCHE
  • TRAVAUX

Thèse en cours

Peuplement, exploitation des sols et construction des paysages dans le bassin versant de la Marque, entre Ve et XIIIe siècle - sous la direction de Michèle Gaillard et Corinne Beck


Expérience professionnelle - Responsabilités collectives - Sociétés savantes

2004-2014 : Assistant de Communication », Mairie de Marquette-lez-Lille : titulaire
2011 : Room guide, Scotney Castle (Kent, Angleterre) : Volontaire (une semaine)
2004 : Graphiste, « DAD » (agence de publicité) : CDD (1 mois)
            Maquettiste chez « Winners » (agence de publicité) : CDD (3 mois)
2004  :  Illustrateur chez « Sioux » (agence de publicité) : stage (3 mois)
2004  : Graphiste chez « Nickel Jump » (agence de publicité) : stage (3 mois)
2003 : Maquettiste chez « DDB » (agence de publicité) : stage (3 mois)

Depuis 2012 : Membre de la Commission historique et généalogique de Wasquehal

 

Le sujet de recherche choisi et son contexte scientifique
Aux portes de Lille s'est trouvé au Moyen Âge un grand espace inculte et une forêt : le Baroeul. Cette contrée, située sur un mont et aujourd'hui en plein coeur de la métropole Lille-Roubaix-Tourcoing, a été jusqu'à présent peu étudiée. Plusieurs ouvrages l'évoquent (Camion 1969 ; Delsalle 1986 ; Leman 1982 ; Leman-Delerive 1989), mais aucun ne l'éclaire, à l’exception d'un mémoire de master, portant sur un axe de peuplement et de circulation, qui le traverse et relie Lille à Roubaix (Stimac 2012). Il faudrait à présent considérer le Baroeul sous un angle différent : le bassin versant de la Marque, qui le borde et le constitue pour partie.

Cadre thématique
Cette nouvelle étude vise à retrouver la forme et l'évolution des paysages de ce bassin versant. Héritée de l'histoire environnementale (Beck 1993), la question de la construction des paysages ne peut être résumée à des phénomènes naturels : géologie, hydrologie, climat... Elle est très largement conditionnée par l’homme et ses activités, depuis le Néolithique. Les milieux ne sont plus naturels au sens strict, mais humanisés à des degrés différents, selon les régions et les époques (Pitte, 2003). C'est pourquoi, la forme et l'évolution des paysages ne peut se comprendre que par la connexion des phénomènes naturels et humains. Par conséquent, il faudra également traiter l'histoire du peuplement et des pratiques rurales. L’un des thèmes récents de l’histoire environnementale concerne les cours d’eau et les zones humides (Beck 2009). La plupart des travaux déjà réalisés traitent des grands fleuves, aux forces hydrologiques puissantes, dont l'influence sur les paysages et les sociétés humaines sont bien identifiables. Au contraire, cette étude prendra comme sujet une petite rivière : la Marque. Celle-ci, longue d'à peine une trentaine de kilomètres, se caractérise par un débit faible et s'écoule dans un terrain sans grand relief (Deschodt, Salvador 2009). Ce contexte peu marqué, cas typique des rivières des grandes plaines du nord (Sommé, 1977), complique l'interprétation des facteurs écologiques et anthropiques, ce qui rend ce projet d'autant plus ambitieux. 

Cadre géographique
Privilégiant la finesse d’analyse du terrain, ce projet d'étude va traiter l'ensemble du bassin versant de la Marque. Une oeuvre d'une telle ampleur nécessiterait plus que 3 ans. Il se limitera à l'un des pays bordiers : une plaine alluviale qui s'étend depuis Annappes (Villeneuve-d’Ascq) jusqu'à Marquette, confluence de la Marque et de la Deûle. Ce territoire est géologiquement et hydrographiquement homogène. Son caractère humide, ses sols argileux et sableux l'ont très tôt destiné à l'élevage (Camion 1969). Il contraste avec le plateau crayeux du Mélantois, autre pays bordier de la Marque, terrain sec et constitué de loess, qui a permis une mise en culture précoce.

Cadre chronologique
Le cadre chronologique traité est large : une période de 800 ans, s'étirant du Ve au XIIIe siècle. Quoique courte du point de vue de l’histoire purement écologique, elle peut être considérée comme très longue du point de vue humain. Son début correspond au recul de l’occupation humaine, au bas Empire romain, son achèvement à la conquête des dernières zones incultes, au bas Moyen Âge (Verhulst 1990). Elle joue un rôle considérable dans la mise en place des terroirs ruraux modernes, qui vont rester quasi inchangés jusqu’à la révolution industrielle (Leman 1982). De même, c’est durant cette période que se développent les embryons des villes actuelles. Par voie de conséquence, la compréhension de cette époque paraît déterminante pour l'histoire des paysages comme pour celle de l'habitat humain.

Cadre historique
Durant le Moyen Âge, cette plaine alluviale de la Marque est occupée par des centres économiques et religieux de première importance – le domaine rural d'Annappes (Derville 1995) et l'abbaye de Marquette (Chauvin 2002) – qui l’influencent et en font un lieu d'enjeux. Son essor économique paraît également être stimulé par la proximité de Lille, ville dont l'éclosion date de la seconde moitié du Moyen Âge (Derville 1990). L'un des enjeux de ce projet d'étude sera de déterminer si cette plaine alluviale, en plus d’être homogène écologiquement, l’est aussi dans son peuplement humain, sur le plan spatial comme sur le plan historique. La Marque et sa vallée semblent dans le même temps représenter une limite. Durant l'Antiquité, elles constituent une frontière politique entre pagi (circonscriptions gallo-romaines), et au Moyen Âge, entre seigneuries, puis entre paroisses.... L'examen doit déterminer si la rivière et sa vallée n'ont pas aussi été une délimitation économique, entre terroirs domaniaux, villageois. Si elles n'ont pas marqué une limite naturelle, entre terres cultivées et terres incultes. Et si elles n'ont pas été une frontière linguistique, entre zones culturelles germanique et gallo-romaine (Verlinden 1955). Ainsi, par la mise en évidence de l’histoire et de la nature des espaces, humanisés ou incultes, il s'agira de montrer si la vallée de la Marque a fait figure de centre de peuplement et d'activité économique, mettant en jeu des forces de d'unité et de cohésion, ou si à l'inverse elle a représenté une zone de discontinuité géographique et de fracture sociale.

Méthodologie technique
Cette étude appelle l'utilisation d'une discipline, l'archéogéographie (Chouquer 1996), et celle d'une méthode : l'analyse spatiale et morphologique des parcellaires (Galinié, Gauthiez, Zadora-Rio 2003). Une telle démarche doit favoriser la mise en lumière de types, d’ensembles et d'organisations parcellaires distinctes. La diversité des parcelles est importante. Certaines sont grandes, de forme régulière ou irrégulière, d'autres sont petites, d'aspect carré ou laniéré... Elles peuvent être organisées dans des ensembles homogènes – les coutures – ou se succéder les unes aux autres à la manière d'un puzzle (Verhulst 1995). Dans cette optique, un important volet cartographique sera nécessaire, qui aura pour finalité la mise au point d’un Système d’Information Géographique (S.I.G.) (Franchomme 2003). Le S.I.G. va permettre de compiler et de géoréférencer l'ensemble des données, converties en tracés : limites de parcelles, chemins, agglomérations, habitations, cours d’eau, reliefs, sous-sols… Leur mise en perspective pourra révéler des traits caractéristiques, comme la présence de grands modules parcellaires sur les sols sableux de la vallée. Les toponymes devront être pris en compte et localisés. A employer avec vigilance, la toponymie renseigne toutefois sur le peuplement et les types de paysage (Fossier 1988), à plus forte raison lorsque la zone traitée inclut une frontière linguistique. Il importera également de confronter l'analyse, théorique, avec la réalité du terrain (Verhulst 1995). Ce dernier étant aujourd'hui densément urbanisé, il n’est plus possible d’utiliser les traces encore souvent visibles dans les paysages ruraux. Dans ce contexte, l’archéologie demeure la seule source de terrain. Il faudra replacer sur les cartes les sites fouillés, et spécialement les tracés parcellaires mis au jour. Une comparaison pourra être faite entre les trames parcellaires anciennes – antiques ou médiévales – et les trames parcellaires modernes, qui apparaissent sur le cadastre. La similarité de ces trames indiquerait une continuité d'occupation de la zone, tandis que leur contraste une rupture (Chouquer 1996). Enfin, il faudra mettre en perspective ce travail cartographique avec la documentation écrite, qu’il s’agisse de textes ou de travaux scientifiques. Ceux-ci permettront de comprendre les réalités historiques et rurales qui sous-tendent les formes parcellaires.

L’état du sujet dans le laboratoire et l’équipe d’accueil
L’analyse spatiale des données historiques et la prise en compte des données géographiques dans l’analyse historique se sont développées et ont montré leur pertinence à l’Université de Lille3 au cours des trois dernières années dans le cadre de Masters portant notamment sur la gestion de l’eau et la salubrité publique par les administrations urbaines de Lille, Douai ou St-Omer qui ont conservés d’importantes séries documentaires depuis le Moyen Âge. Leur cartographie est désormais rendue possible par l’usage d’outils informatiques performants, tels les Systèmes d’Informations Géographiques (S.I.G.). Rassembler et croiser les informations disponibles sur le peuplement et la mise en valeur des sols de la vallée de la Marque, entre les temps de l’Antiquité tardive et ceux des seigneuries médiévales, apparaît comme une démarche doublement pertinente au sein du laboratoire et de l’équipe d’accueil :
- en se proposant de restituer la genèse de l’organisation du territoire de cet espace aujourd’hui englobé dans l’agglomération lilloise, l’enquête participe à la mise en valeur des richesses patrimoniales locales et donc à l’ouverture de l’Université sur son environnement proche ;
- en s’attachant à la vallée de La Marque, l’enquête trouve un terrain de réflexion particulièrement riche sur une notion centrale dans les orientations de recherche du laboratoire, celle de frontière : La Marque l’est et l’a été tant du point de vue géologique et paysager (substrats différenciés) qu’administratif (limites de pagi et de Châtellenies) et culturel (frontière linguistique).

Le programme et l’échéancier de travail
Le plan de travail est établi sur trois ans. Cette période correspond à une durée optimale dans la réalisation du projet. Moins, le temps serait insuffisant pour le développer. Plus, le travail perdrait en intensité et le propos en cohérence.

Première année : collecte des données
Approfondissement des recherches bibliographiques
Achèvement du dessin cartographique du territoire
Examen minutieux des données issues des fouilles archéologiques, particulièrement riches à Marquette et à Villeneuve-d'Ascq, et insertion dans la cartographie.

Deuxième année et premier semestre de la troisième année : analyse des données avec utilisation du découpage naturel de la plaine alluviale. Celle-ci se présente sous la forme de quatre zones, dont la délimitation ne coïncide pas exactement avec celle des communes : Villeneuve-d'Ascq (Flers, Annappes), Forest, Hem ; Villeneuve-d'Ascq (Flers), Croix, Wasquehal ; Wasquehal, Marcq-en-Baroeul, Bondues ; et Marcq-en-Baroeul, Bondues, Wambrechies, Marquette, Saint-André.

Fin de la troisième année : production des résultats.

NB : Le travail de rédaction va débuter dès la première année, pour s'étaler tout au long des trois ans, ce qui apportera de la souplesse à l'écriture et à la réflexion.

Les retombées scientifiques et économiques attendues
Plusieurs études de qualité ont été produites sur la région lilloise (Boulen 2006 ; Boussemart 2001 ; Derville 1990 ; Monnet 2001). Mais aucune n'éclaire un territoire aussi vaste. La démarche choisie va offrir une vision des campagnes à l'est de Lille, sur plus de 2000 hectares, durant l'Antiquité et le Moyen Âge. Avec le plus de précision possible, elle va tenter d'y décrire la répartition, la forme et l'évolution des zones primitives de peuplement et des espaces incultes. C'est pourquoi, ce sujet peut offrir un potentiel historique certain. Elle offre également la mise au point d’un modèle de système d’information géographique appliqué au haut Moyen Âge, qui pourra servir de modèle à d’autres travaux (Franchomme 2003).
Parallèlement, cette étude pourra aider à mettre en évidence la richesse patrimoniale de notre région. Enrichir la connaissance de la région, c'est ouvrir de nouveaux horizons économiques aux domaines culturels et touristiques : création de musées régionaux ou locaux traitant de pratiques rurales locales ; organisation d'événements, telles des expositions temporaires retraçant l'histoire d'un lieu ; mise en place de circuits de visite, destinés à faire découvrir des parcours historiques…
Avec cet aspect patrimonial, ce travail, qui aidera à la connaissance des sociétés passées, peut et doit contribuer au développement du monde actuel. Le développement durable est plus que jamais un sujet d'actualité. Il a insufflé une réflexion portant sur le rapport de l'homme à son milieu. De plus en plus, l'idée de progrès est remise en cause, au profit d'une démarche plus gestionnaire, sur un long terme. Mais la question de la maîtrise de l'environnement n'est pas récente, loin s'en faut (Beck 2004, 2007, 2008). Pour les sociétés humaines qui nous ont précédées, elle a longtemps été une question de survie (Beck 2011). Récemment, les fréquentes crues et inondations, nous rappellent que la maîtrise des milieux humides est toujours un sujet d'actualité.
De même, la question de la gestion de l'eau est de plus en plus cruciale, aussi bien dans les pays chauds que dans les territoires subissant de fortes pluies. Nous pensons à ces agriculteurs du Nord, qui, certains étés, sont confrontés à la pénurie d'eau. La question de l'eau se pose donc pour la campagne comme pour la ville. Cette thèse pourra servir de base pour des études spécifiques, visant à l'adaptation actuelle de techniques anciennes, tels les fossés de drainage pour l'évacuation de l'eau, ou les systèmes d'irrigation pour les besoins agricoles.

Communications - Animation de la recherche - Valorisation


COMMUNICATIONS


Congrès, conférences, journées d'études

 


VALORISATION


Conférences grand public

2012
« Paysages, village et seigneurs de Wasquehal aux XIe-XIIe siècles », dans le cadre de l'ouverture des Fêtes de l'ours blanc

Produits (bases de données, posters...)

 

Divers (participation à des tables-rondes, expositions...)

2012
Exposition « L'histoire de Marquette en images », organisation, réalisation des images et des panneaux, écriture des textes (Eglise Notre-Dame de Lourdes, Marquette-lez-Lille)


ANIMATION DE LA RECHERCHE


Organisation de Colloques, Journées d'études, expositions... - Animations de tables rondes - Programmes internationaux

2012
Organisation de la journées d'étude : « Terrioire, paysages et environnement, sortir d'une démarche anthrpocentrique ? »

Ouvrages - Articles - Rapports, médias... - Comptes Rendus


OUVRAGES


Ouvrages scientifiques

 

Direction/Coordination d'ouvrages

 


ARTICLES


Revues

À paraître
"Contexte historique des paysages et du peuplement dans le Ferrain médiéval pour un rapport archéologique" (Marcq-en-Baroeul 2014) Bertrand Perrier (Archéopole). A paraître en 2015.
Article portant sur l'aménagement de pâturages fossoyés en milieu humide, les wasquiers, pour la Société historique de la Pévèle : « Wasqual en Pévèle, Wasquehal en Ferrain ». A paraître en 2015

Chapitres d'ouvrages (de livres, d'actes de colloques...)

 


RAPPORTS, MÉDIAS...


Articles de revues (sans comité de lecture, de vulgarisation)

Article portant sur le dernier maréchal ferrant de Wasquehal (Charles Lemoine), pour l'association du Musée du Terroir (Villeneuve-d'Ascq).

Ouvrages de vulgarisation (ou chapitres de ces ouvrages)

 

Presse, films, vidéos, émissions radio-télé, etc.

 

Autres publications (catalogues d'expositions, notices, rapports...)

 


Comptes Rendus