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ANR - ACTAPOL
Acteurs et action politique en Révolution : les Conventionnels
Politicians and political action during the French Revolution : The Conventionnels

Site : http://actapol.hypotheses.org


Contact
herve.leuwers@univ-lille3.fr

Responsables

Hervé Leuwers - IRHIS – UMR CNRS
Université Lille-Nord de France – Lille 3

Philippe Bourdin - CHEC-EA 1001
Université Blaise Pascal - Clermont-Ferrand

Michel Biard - GRHis-EA
Université de Rouen

 

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Direction scientifique/Scientific Head

Coordination

La coordination du projet est assurée par Michel Biard, Philippe Bourdin et Hervé Leuwers, tous trois investis à 40 % de leur temps de recherche. La coordination d'ensemble sera assurée par Hervé Leuwers, à partir du laboratoire IRHiS UMR-CNRS
8529.

Le partage des tâches s'opèrera de la manière suivante :
- Hervé Leuwers, outre la coordination générale, assurera l'encadrement du postdoctorant, la coordination des recherches sur les Conventionnels issus d'une trentaine de départements du Nord et de l'Est (dont Paris) et aura la responsabilité de la première
journée d'étude.
- Philippe Bourdin assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels dans la trentaine de départements Sud-Est (tâche 2) et aura la responsabilité de la troisième journée d'étude.
- Michel Biard assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels du grand Ouest (tâche 2) et aura la responsabilité de la deuxième journée d'étude.

La responsabilité de la tâche 4 sera confiée à :
- Pascal Dupuy, pour la bibliographie sur les Conventionnels.
- Laurent Brassart, pour les écrits des Conventionnels.
- Karine Rance, pour le traitement du fonds des Archives nationales consacré à
l'état-civil des élus (C 352 et 353).

Les 3 partenaires

1/ Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS-UMR 8529 – CNRS), Université Lille 3 (direction : Catherine DENYS).
Issu du regroupement de trois équipes de l'Université Lille 3 spécialisées en histoire et histoire de l'art, l'Institut de recherches historiques du Septentrion (IRHiS) est devenu officiellement Unité Mixte de Recherche (UMR 8529 CNRS – Lille 3) le 1er janvier 2006. Son potentiel humain de 60 chercheurs et enseignants-chercheurs, 15 postdoctorants et 110 doctorants s'organise en trois équipes : Histoire de l'art : formes, dynamiques, interprétation ; Activités économiques, dynamiques sociales, échanges ; Du local aux empires. Traditionnellement, les études révolutionnaires forment un important pôle de cristallisation des recherches, matérialisé par l'un des quatre « projetstransversaux » (dir. Sophie Raux, Hervé Leuwers) : Réformes et révolutions en Europe
et aux Amériques, du Moyen Âge au XXe siècle.
C'est dans ce cadre que se poursuivent les recherches consacrées au temps des Révolutions. Ces dernières années, elles ont été notamment marquées par la série de rencontres consacrées au passage du Directoire au Consulat (J.P. Jessenne, J. Bernet, H. Leuwers et alii (dir.), Du Directoire au Consulat, 1999-2001, 4 vol.), par un colloque consacré au changement social en temps de Révolution (J.P. Jessenne (dir.), Vers un ordre bourgeois, 2007) et une table-ronde sur l'émergence de professions nouvelles dans la France et la Belgique de l'époque révolutionnaire (H. Leuwers (dir.),Expériences spécifiques et partagées, 2010).

2/ Centre d'histoire Espaces et Cultures (CHEC), EA 1001, Université Blaise Pascal (Clermont 2) (direction : Philippe BOURDIN).
Fort de plus de cinquante enseignants-chercheurs (archéologues, historiens, historiens de l'art, musicologues) et d'autant de doctorants, le CHEC développe actuellement quatre axes de recherche : histoire socio-politique ; sensibilités et sociabilités religieuses ; usages et représentations de l'espace : approches historiques etarchéologiques ; pratiques artistiques : acteurs et réseaux. Les recherches sur la Révolution française sont un élément structurant du premier et du quatrième axe, et donnent lieu à des collaborations régulières avec l'Institut d'histoire de la Révolution française (Paris I), le Musée de la Révolution française (Vizille) et la Société des études robespierristes. La période tient, il est vrai, une place à part dans l'historiographie clermontoise depuis les années 1960 et les nombreuses manifestations scientifiques et publications conduites par Albert Soboul, co-fondateur du Centre de Recherches Révolutionnaires et Romantiques. Ce centre, aujourd'hui disparu en tant que tel, avait été privé à partir de 1991 des historiens, poussés par le MEN à fonder leur propre équipe pour mieux justifier d'un troisième cycle. Les partenariats avec les littéraires sont cependant demeurés actifs, permettant de distinguer Clermont 2 dans le champ consacré aux études sur la littérature et surtout le théâtre révolutionnaires et impériaux (Les arts de la scène et la Révolution française, et La scène bâtarde entre Lumières et romantisme, 2004 ; Réseaux et sociabilité littéraire en Révolution, 2007 ; Triolaire, 2010). Aujourd'hui, une base de données prosopographiques sur les théâtres provinciaux sous la Révolution et l'Empire est en construction, des collaborations nouées avec la Comédie-Française.
Mais c'est l'histoire des cultures politiques qui a sans nul doute été la plus féconde. Les travaux (thèses, maîtrises, masters) abondent sur la sociabilité révolutionnaire (sociétés populaires, comités de surveillance, gardes nationales, assemblées électorales, suspects et suspicion, suivi de la cohorte des anciens élèves de l'École royale militaire d'Effiat) et ont conduit à la publication de plusieurs colloques (Romme, 1995 ; Desaix, 2001), mémoires et thèses consacrés pour partie ou en totalité à l'exemple auvergnat (Jarrousse sur les prisonniers de guerre étrangers, 1998 ; Bourdin sur les prêtres patriotes, 2000 ; Ciotti sur les levées d'hommes, 2001 ; Coquard sur les justices de paix, 2001). Les enquêtes les plus récentes portent sur la noblesse en Révolution : analyse des carnets d'émigration du comte d'Espinchal, de l'établissement italien du comte de Pontgibaud, de la symbolique spatiale et sociale des châteaux, publications de synthèse sur Lafayette entre deux mondes et Les noblesses françaises en Révolution, en 2009-2010. Après avoir posé la première pierre du renouvellement des études sur le Directoire (La République directoriale, 1998), le CHEC a mené ou favorisé la publication de plusieurs enquêtes sur l'apprentissage de la démocratie et la violence socio-politique (L'Incident électoral, 2001 ; Le Secret en République, 2004 ; La voix et le geste, 2005), sur l'écriture par les révolutionnaires d'une histoire immédiate (Bourdin (dir.), 2008), et coordonne la publication de la correspondance du Conventionnel Gilbert Romme, dispersée entre la France, l'Italie et la Russie, dont trois volumes sont déjà parus (2006 et 2009).

3/ Groupe de Recherches d'Histoire (GHRis) – Université de Rouen. Equipe d'accueil 3831 (direction : Elisabeth Lalou).
L'équipe du GRHis rassemble les historiens de cette Université, toutes périodes confondues, et travaille sur les identités et pratiques sociales. Ses recherches sont réparties en trois axes, subdivisés en thèmes : Identité, patrimoine, territoire / Changements et régulation sociale / Anthropologie historique des identités. Les travaux portant sur la Révolution française prennent place dans l'axe 2, avec un sous-axe spécifique (Révolutions, communautés et État) placé sous la direction du professeur Michel Biard.
Depuis sa fondation dans les années 1960, l'Université de Rouen a toujours accordé une place importante aux recherches sur la Révolution française. Aussi est-elle devenue l'un des centres majeurs d'études pour cette période, avec une forte reconnaissance nationale et internationale, notamment sous la direction des professeurs Claude Mazauric, Guy Lemarchand, Jean-Pierre Jessenne, puis Michel Biard. Un grand nombre de publications, journées d'étude et colloques attestent cette importance.
Récemment, Michel Biard et les chercheurs qui l'entourent ont organisé un colloque international consacré aux politiques de la Terreur (2007) et trois journées d'étude successives (sur les représentations de l'homme politique en 2005, les attitudes des journalistes et écrivains face aux violences d'État en 2006, la fête de la Fédération en
2008). L'ensemble a été publié, aux Presses Universitaires de Rennes pour le colloque, aux Presses Universitaires de Rouen-Le Havre pour les journées d'étude (dans la collection des Cahiers du GRHis). Dans le cadre de cette tradition des études révolutionnaires à Rouen, de nombreux travaux de maîtrise et DEA, puis de masters, enfin des thèses, ont été et sont encore chaque année consacrés à la Révolution française (sous la direction du professeur Michel Biard, trois thèses soutenues à l'automne 2009, sept actuellement en cours dont cinq portant sur la période révolutionnaire). Il va donc de soi que de jeunes chercheurs du GHRis pourraient tout naturellement trouver place dans le présent projet, notamment des étudiants réalisant leur master.

L'équipe/Team

Autres membres

Partenaire 1 - IRHiS
JESSENNE Jean-Pierre
BRASSART Laurent
SIMONIN Anne

Partenaire 2 - CHEC
RANCE Karine
CHOPELIN Paul
GAINOT Bernard

Partenaire 3 - GRHis
DUPUY Pascal
DE MATHAN Anne
PINGUÉ Daniele

Ce projet a été présenté dans le cadre des appels à projets de l'ANR (Agence Nationale de la Recherche), programme Blanc 2010, par Hervé Leuwers, Philippe Bourdin et Michel Biard.
Il a été reconnu officiellement en juillet 2010. La durée du projet est de 48 mois.

La coordination du projet est assurée par Michel Biard, Philippe Bourdin et Hervé Leuwers, tous trois investis à 40 % de leur temps de recherche. La coordination d'ensemble sera assurée par Hervé Leuwers, à partir du laboratoire IRHiS UMR-CNRS
8529.

Le partage des tâches s'opèrera de la manière suivante :
- Hervé Leuwers, outre la coordination générale, assurera l'encadrement du postdoctorant, la coordination des recherches sur les Conventionnels issus d'une trentaine de départements du Nord et de l'Est (dont Paris) et aura la responsabilité de la première
journée d'étude.
- Philippe Bourdin assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels dans la trentaine de départements Sud-Est (tâche 2) et aura la responsabilité de la troisième journée d'étude.
- Michel Biard assurera la coordination des recherches sur les Conventionnels du grand Ouest (tâche 2) et aura la responsabilité de la deuxième journée d'étude.

La responsabilité de la tâche 4 sera confiée à :
- Pascal Dupuy, pour la bibliographie sur les Conventionnels.
- Laurent Brassart, pour les écrits des Conventionnels.
- Karine Rance, pour le traitement du fonds des Archives nationales consacré à
l'état-civil des élus (C 352 et 353).

Contexte historiographique/Historiographical Framework

Toute recherche sur la Révolution française nécessite la consultation d'un grandnombre d'outils, notamment bibliographiques, biographiques et prosopographiques ; indispensables aux chercheurs français, ils le sont plus encore aux universitaires étrangers qui ne jouissent pas toujours des mêmes facilités que leurs homologues français pour accéder à certains ouvrages anciens, a fortiori aux sources elles-mêmes.
Or, l'importance des études révolutionnaires est telle que cette période continue d'occuper une place majeure, tant en France qu'à l'étranger, sans commune mesure avec la relative étroitesse de son créneau chronologique (comme en témoignent, année après année, chaque volume de la Bibliographie annuelle publiée par le CNRS ou les 1 000 pages annuelles des Annales historiques de la Révolution française - nées en 1908 et seule revue scientifique consacrée à cette période -, ainsi que, de façon plus ponctuelle des numéros spéciaux d'autres revues scientifiques, telle une récente livraison de French Historical Studies, number 4, fall 2009). Parmi les outils de travail essentiels pour les chercheurs figurent les travaux de synthèse et dictionnaires consacrés au personnel politique de cette période, tels les deux ouvrages collectifs dirigés par Edna H. Lemay : un Dictionnaire des Constituants, paru chez Universitas (1991) et un Dictionnaire des Législateurs, paru au Centre international d'étude du XVIIIe siècle (2007), chacun en deux volumes. En revanche, s'agissant de la troisième Assemblée législative de la période révolutionnaire, la Convention nationale, pourtant au coeur du moment le plus critique pour la France en Révolution et toute première Assemblée législative de la République (automne 1792 - automne 1795), force est de constater que les chercheurs en sont toujours réduits à consulter le Dictionnaire des Conventionnels d'Auguste Kuscinski publié en 1916.
Réédité en 1973 à seulement 800 exemplaires, avec un texte inchangé, et vite de nouveau épuisé, cet ouvrage est très incomplet et fautif, d'autant que l'auteur n'était pas historien de formation et a travaillé de manière artisanale, ne cherchant qu'à rassembler une succession de notices biographiques sur des représentants du peuple alors encore à peine connus. Le corpus établi en ces premières années du XXe siècle est loin d'être complet, puisque certains représentants du peuple sont omis (des suppléants ayant siégé plus ou moins tardivement, mais aussi rien moins que Maximilien Robespierre dont Kuscinski n'a jamais rédigé la notice biographique. Il réservait celle-ci pour la fin de ce travail, interrompu par son décès). Quant à la longueur très inégale des notices (ici quelques lignes, là plusieurs longues pages), elle atteste, d'une part, les connaissances très partielles de l'auteur qui était avant tout réduit aux fonds d'archives parisiens et aux glanes envoyés par de nombreux correspondants dans les départements, d'autre part, certains choix partisans qui sont autant de reflets d'un moment historiographique donné.
En effet, tout lecteur de son dictionnaire a tôt fait de percevoir l'intérêt de Kuscinski pour les Montagnards et plus encore le mépris qu'il voue à certains membres de la Convention nationale, notamment à ceux qui ont pu être qualifiés de « girouettes » (dans sa préface de 1916, reprise telle quelle en 1973, Alphonse Aulard notait à ce propos : « Kuscinski n'a pas toujours un ton objectif, comme nous disons. Il n'était pas seulement passionné pour la vérité, mais aussi pour la Montagne de la Convention et les Montagnards. Il y a donc des idées et des hommes qu'il ne peut s'empêcher d'exalter ; il en est d'autres qu'il aime à dénigrer, quoique sans calomnie et voulant toujours être juste. Il loue, il se fâche, il gronde »). Son dictionnaire illustre aussi les difficultés du classement des Conventionnels dans les mouvances politiques internes à cette Assemblée, puisque, au-delà des Montagnards et Girondins les plus faciles à identifier, il tend souvent, peu ou prou, à ranger les autres dans la Plaine. Qui plus est, il ne permet guère de suivre l'émergence et l'évolution de ces trois mouvances, et plus encore les reclassements politiques des uns et des autres au fil des événements, sauf pour les cas les plus fameux (songeons à Barère, bel exemple de passage de la Plaine à la Montagne). Il n'autorise pas davantage à saisir les logiques des liens noués par de très nombreux Conventionnels avec les clubs politiques, la Commune et les sections de Paris, sans même parler des contacts souvent étroits conservés avec les électeurs et le personnel politique de leur département d'origine et/ou d'élection dont témoignent des correspondances conservées dans les Archives départementales ou municipales. Enfin, ses parti-pris et autres jugements de valeur, ses considérations sur les Exagérés et les Indulgents au moment de lutte des factions, a fortiori ses emplois fréquents de qualificatifs au sens douteux (soutenir par exemple que tel ou tel représentant du peuple est « modéré », « exagéré », « réacteur », etc.), étonnent aujourd'hui tant ils sont abrupts et souvent marqués du sceau de l'imprécision.
Comment douter que son Dictionnaire des Conventionnels ne réponde plus aux critères scientifiques depuis établis par les historiens de la Révolution française, notamment par Edna H. Lemay et les chercheurs alors rassemblés autour d'elle pour l'étude des deux premières Assemblées législatives ? Sur ce point, le manque est flagrant et l'élaboration d'un outil qui permettrait de le combler s'impose.

Le projet ACTAPOL se propose ainsi de compléter l'information des chercheurs en poursuivant le travail ouvert par Edna H. Lemay, d'autant que de nombreux travaux sur les membres de la Convention nationale sont venus compléter l'information disponible. Ainsi, au-delà des ouvrages et autres textes biographiques, plusieurs études ont été consacrées aux classements politiques internes et/ou aux mouvances politiques de la Convention nationale (pour ne citer que quelques livres : Sydenham 1961, Patrick 1972, Soboul 1980, Furet-Ozouf 1991, colloque sur Les fédéralismes 1995, Dupuy-Morabito 1996, Hanson 2003, de Mathan 2004). Montagne et Gironde sont aujourd'hui bien mieux connues qu'elles ne l'étaient au temps de Kuscinski, même si les appartenances des représentants du peuple à ces « groupes » politiques plus ou moins hétérogènes donnent toujours lieu à des comptages contradictoires (ainsi pour les Montagnards, notamment entre le nombre proposé par F. Brunel et celui d'A. Patrick). Par ailleurs, le fait qu'aucun chercheur ne se soit encore attelé sérieusement à l'étude de la Plaine ou Marais, pourtant la mouvance politique la plus nombreuse à l'Assemblée, est révélateur des limites de nos connaissances des individus, de leurs parcours politiques et plus encore de leurs prises de position (au sein comme en dehors de la Convention nationale). Seule une thèse en cours (Université de Paris 1) leur est actuellement consacrée, mais les difficultés auxquelles elle se heurte semblent importantes. Sauf à considérer que le « Centre » politique serait par nature « introuvable » en France et plus particulièrement au cours de la Révolution, ce relatif vide historiographique ne peut toutefois s'expliquer par le seul intérêt porté de longue date aux Montagnards et aux Girondins. Ce n'est que par une nouvelle appréhension globale du corpus des Conventionnels, par le croisement d'approches biographiques et prosopographiques, c'est au carrefour entre vision par le haut et vision au plus près des archives départementales et municipales, que les représentants du peuple ayant choisi de siéger à
la Plaine pourront enfin retrouver tout à la fois un portrait collectif et des portraits individuels débarrassés des a priori de Kuscinski.
D'autres recherches ont justement apporté ces dernières années des éclairages neufs sur l'institution « révolutionnaire » (au sens d'« extraordinaire ») des représentants du peuple en mission, permettant un regard très différent de celui traditionnellement avalisé par l'historiographie sur le fonctionnement de la Convention nationale et de ses comités, mais aussi sur le rôle d'intermédiaires joué par les « missionnaires de la République » dans les départements et aux armées (Gross 1997- 2000, Biard 2002, Robin 2002). Pourtant, là aussi, le poids des parti-pris, voire des légendes noires, depuis deux siècles, de même que la dispersion des sources et la nécessité d'une enquête appréhendant tout le territoire de la République semblaient devoir proscrire toute approche un tant soit peu « décapante ». Au-delà de la nouvelle perception par les historiens de cette institution clef des années 1793-1795, la seule étude par M. Biard du rythme des envois et rappels des missionnaires, ainsi que de la géographie des missions, rend le travail de Kuscinski obsolète pour tout ce qui touche à ces représentants du peuple (soit environ un conventionnel sur deux).
Enfin, à bien des titres, le projet ACTAPOL s'inscrirait aussi dans les courants historiographiques actuels. En effet, après les grandes études sociales des années 1950- 1970, le renouveau des approches sociales et politiques des années 1990 a vu réapparaître l'intérêt historique pour les parcours singuliers, tandis que se délitaient en partie les écoles de pensée. Plusieurs travaux biographiques réalisés dans les années 1990 (évoqués ci-après), sous forme de thèses ou d'autres études, permettent aujourd'hui de modifier en profondeur le portrait de tel ou tel membre de la Convention nationale, y compris pour des personnages pourtant objets depuis deux siècles de véritables légendes noires. Ils témoignent, là encore, de ce que l'historiographie a pu, deux siècles durant, véhiculer des idées reçues, parfois caricaturales à souhait, des historiens se bornant à plagier leurs prédécesseurs sans mettre en oeuvre de nouvelles recherches. Or, dans cette sorte de « vulgate » qui persiste à propos des membres de la Convention nationale, le dictionnaire de Kuscinski a trop souvent fait office de véritable « bible », en l'absence d'autres travaux de synthèse. Aujourd'hui, les dossiers biographiques revisités et les enquêtes ici mentionnées, notamment celles qui sont assorties d'une dimension prosopograhique, rendent à eux seuls urgente la nécessité de reprendre de fond en comble le travail de Kuscinski.

Description du projet

2.1/ État de l'art
La césure entre républicains des lettres et militants n'est pas encore opérée à l'heure de l'Assemblée nationale constituante ; il faut attendre l'an III et la préparation de la Constitution qui va mettre en place le Directoire pour qu'apparaisse une véritable « classe politique », se pensant comme telle, qui se donne, par le décret des deux tiers, les moyens de perdurer dans ses fonctions électives. C'est bien des Conventionnels dont il s'agit, ceux du moins qui, souvent hommes de la Plaine mais pas seulement, sont sortis indemnes des oppositions fratricides entre Girondins et Montagnards, ou entre Montagnards eux-mêmes. Les interrogations sur les moments républicains, les sources des constructions idéologiques ont nourri depuis le Bicentenaire de la Révolution une abondante littérature de part et d'autre de l'Atlantique (Brunel, Monnier, Guilhaumou, Bosc, Deleplace, Serna, Baker, Censer, Pocock, Skinner, Van Kley). Les études biographiques ont connu un important renouveau dans les années 1990, leur sujet devenant le révélateur complexe du champ des possibles familiaux, sociaux, politiques ou culturels ouvert par la Révolution. Antonelle, Billaud-Varenne, Boissy d'Anglas, Collot-d'Herbois, Merlin de Douai, Sieyès, Grégoire, Condorcet, Fouché, Couthon, François de Neufchâteau, Lamourette, entre autres, ont bénéficié de solides travaux qui marquent l'élaboration d'une pensée politique, les réemplois idéologiques, la part d'opportunisme et de rejet des modes et habitudes anciennes, l'inscription dans le fait national, dans le temps long de la tradition ou le présent de la propagande (Serna, Brunel, Le Bozec, Biard, Leuwers, Guilhaumou, Plongeron, Badinter, Baker, Liris, Braconnier, Margairaz, Chopelin).
La publication des sources, entamée dès la Restauration avec la série des Mémoires des Conventionnels, dont plusieurs ont été régulièrement réédités, se poursuit : pensons au long et continu travail d'édification des Archives parlementaires qui, croisant comptes rendus des journaux et procès-verbaux manuscrits des séances, reconstituent les débats des Assemblées de la Révolution (pour l'heure jusqu'à l'automne 1794) ; à la publication des papiers personnels des législateurs, encouragée par la vogue des enquêtes sur le for privé (par exemple sur les livres de raison autour de F.-J. Ruggiu) : ainsi des riches archives russes ou italiennes de Jullien de la Drôme ou de Gilbert Romme (A.M. Bourdin, Ehrard, Rol-Tanguy). Autant de sources qui interrogent sur le rapport à l'histoire immédiate (Ph. Bourdin) et ouvrent plus largement sur la culture littéraire, religieuse et scientifique des serviteurs de la cause révolutionnaire. La publication en cours, par G. Feyel, de son Dictionnaire de la presse française en Révolution, permet d'envisager l'investissement militant de quelques-uns des Conventionnels dans les journaux provinciaux et aide à penser ce rapport multiforme entre Paris et les départements, qui a beaucoup été étudié pour le temps court de la révolte fédéraliste (sous la direction de R. Dupuy ou de l'UMR Telemme).
Le travail ancien d'Aulard sur la Société des Jacobins, la synthèse de M. Kennedy, l'Atlas de la Révolution, les nombreuses thèses des années 1990 sur cette forme éminente de sociabilité politique au niveau local (Bianchi, Fournier, Pingué, Peyrard, Bourdin, Gainot, par exemple), la publication entreprise par le CTHS des procès-verbaux des clubs et des sociétés populaires, enrichissent un peu plus ce débat. Mais il est aussi focalisé sur quelques moments et questions clés de la Convention : l'affrontement Girondins-Montagnards (Mathiez 1930, Soboul 1980, Furet-Ozouf 1991), le 9 Thermidor et ses suites (Baczko, Luzzatto, Brunel, Bovykine, Vovelle), les martyrs de prairial (Lucas, Brunel, Goujon, Garrone, Ehrard).
Cependant, on attend pour les Conventionnels l'équivalent du portrait de groupe peint par T. Tackett pour les Constituants. Non que des travaux prosopographiques n'y invitent : ceux de Biard sur les 426 représentants en mission, de Leuwers sur les avocats nous incitent à aller au-delà de la biographie isolée, même si elle est le fil rouge d'enseignements plus généraux, à dépasser les âpres débats sans cesse poursuivis autour d'un Robespierre devenu malgré lui seule incarnation de la Terreur politique – ce qui, sans mésestimer la blessure portée au corps civique et aux familles endeuillées, est nier la responsabilité collective et rendre incompréhensible une politique « terroriste » dont les aspects économiques, sociaux, militaires et culturels sont volontiers oubliés. Mais le corpus des Conventionnels demeure incomplet, marqué par les héritages prolongés du XIXe siècle, des articles à charge et surtout à décharge issus souvent d'une érudition locale parfois peu scrupuleuse et avant tout polémiste, qui nourrit les dictionnaires Kuscinski, Hoefer ou l'inachevé Michaud. Tout en prenant en compte l'ensemble de leur parcours, de leur origine à leur carrière post-révolutionnaire, le dictionnaire issu du projet ACTAPOL entendrait mettre en évidence non seulement un parcours politique, mais s'intéresserait précisément aux actions, aux prises de position, aux participations aux comités, aux missions dans les départements, etc. Par ailleurs, le travail proposerait un inventaire de leurs écrits imprimés et de leur localisation dans les bibliothèques et archives, ainsi que la publication de sources qui ouvriraient de possibles prolongements aux recherches.

2.2/ Objectifs, caractères ambitieux/novateur du projet
Le projet ACTAPOL poursuit trois objectifs. Le premier est l'établissement d'unDictionnaire des Conventionnels, qui paraîtrait dans la collection du Centre international d'étude du XVIIIe siècle, dans une collection qui a notamment accueilli le Dictionnaire des Législateurs d'Edna Lemay (2007). La réalisation et la publication d'un tel ouvrage relève nécessairement d'un travail d'équipe, à mener simultanément en bibliothèque et dans les archives de Paris et de province : les séries L, F, J et les fonds notariés des dépôts départementaux seront particulièrement sollicités, soit des centaines de cartons ; aux Archives nationales, on s'attachera particulièrement aux cartons C 352 et 353, et aux sous-séries AD XVIII, AF II, AP, B II, D I, D III, F7. Encadrée par les trois partenaires, dont chacun prendrait chacun en charge une part de l'espace national (Nord-Est, Sud-Est, grand Ouest), l'enquête serait menée par des membres statutaires de leurs trois équipes et des enseignants-chercheurs associés à celles-ci, dont beaucoup ont déjà contribué à l'élaboration du Dictionnaire des Législateurs. Concrètement, après dépouillement de la bibliographie disponible, le travail doit s'opérer à deux niveaux. À chaque fois que cela est nécessaire, les origines familiales, le parcours de formation et les premières années de la carrière professionnelle ou de l'engagement politique du député doivent être reconstitués à partir des archives locales ou départementales ; une attention doit également être portée au parcours post-conventionnel du représentant du peuple. Le dictionnaire, cependant, entend également insister sur le déroulement de la carrière de chaque député à la Convention par le dépouillement des procès-verbaux del'Assemblée, de la presse, des archives de clubs politiques, etc. ; pour la période de la Convention thermidorienne, l'enquête est d'autant plus délicate que l'on ne dispose pas encore des volumes des Archives parlementaires, et que le travail d'investigation doit s'opérer à partir des sources premières. Essentiellement menée à partir des fonds parisiens, cette seconde partie de l'enquête sera particulièrement confiée au postdoctorant recruté à dessein. La rédaction des notices se fera ensuite selon un plan uniforme, mis en place par Edna Lemay dans ses précédents travaux, qui présente successivement des informations familiales, le parcours de formation, la carrière avant 1789, la carrière au temps des deux premières assemblées révolutionnaires, celle au temps de la Convention, la carrière après 1795, puis les sources.
Les outils informatiques et le web permettent un traitement différencié des informations recueillies. Certes, l'essentiel se trouvera synthétisé dans les notices du dictionnaire papier, qui viendra compléter la liste des outils disponibles pour la connaissance des acteurs de la Révolution. Certaines données, cependant, seront communiquées par voie d'internet, et offriront aux chercheurs des informations complémentaires sur les Conventionnels. Trois bases de données complémentaires seront ainsi constituées. Une première présentera la bibliographie des députés de la Convention, et le lieu de conservation de leurs publications ; ces dernières sont très dispersées et conservées seulement en partie à la Bibliothèque nationale. Parmi les titres ainsi identifiés, une attention particulière sera accordée aux nombreux plaidoyers pro domo publiés au lendemain de la chute de la Gironde et surtout pendant l'an III, qui invitent à une réflexion sur l'écriture d'une histoire immédiate (Bourdin, 2009) et sur la constitution d'une mémoire de la Révolution (Luzzatto, 1991). Une seconde base de données bibliographique donnera cette fois accès aux travaux publiés (livres, articles) ou non (mémoires, thèses) sur les députés de la Convention. Enfin, la numérisation du fonds des Archives nationales constitué à la suite de la demande faite aux députés (C 352 et 353), en prairial an III, d'exciper de leur état civil, offre une source inégalable et jamais étudiée sur leur entourage familial, leur fortune et leur insertion sociale.
Comme l'ont montré les dictionnaires récemment publiés, l'outil de travail suscite l'émergence de nouvelles recherches et permet le renouvellement des synthèses ; en cela, l'outil proposé ouvrira à de nouvelles enquêtes sur les hommes de la Convention, sur les mouvances politiques à l'oeuvre, etc. Pour une première valorisation et mise en perspective des recherches, le programme introduit d'ailleurs à certaines de ces interrogations, par l'organisation de trois journées présentées infra sur : Le député, ses territoires, ses électeurs : un intermédiaire en Révolution ; Absent ou silencieux : prudence et difficultés du choix politique ; Les Conventionnels après la Convention : adaptation, exclusion, mémoires.

 

Parutions récentes / Recent Publications

Publications de l'équipe / Publications of the team

Hervé Leuwers

Liste de cinq publications les plus significatives des cinq dernières années
(1) (dir.), Expériences spécifiques ou partagées. Juges, avocats et notaires dans l'espace franco-belge (XVIIIe-XIXe s.), Bruxelles, Archives générales du royaume, 2010, 218 p.
(2) Participation à H. Leuwers, A. Crépin, D. Rosselle, avec la participation d'A. Lottin, Histoire des provinces françaises du Nord. La Révolution et l'Empire. Le Nord-Pas-de-Calais entre révolution et contre-révolution, Arras, APU, 2008, p. 7-74,
131-163.
(3) avec Xavier Rousseaux, dir. du n° 4-2007 des Annales historiques de la Révolution française, sur le thème : Justice, Nation et ordre public, 232 p.
(4) Participation à Edna Lemay (dir.), Dictionnaire des Législateurs, Ferney-Voltaire, Centre international d'étude du XVIIIe siècle, 2007 [71 notices des départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l'Oise, des Ardennes et de l'Aisne].
(5) L'invention du « barreau français » (1660-1830). La construction nationale d'un groupe professionnel, Paris, Ed. de l'EHESS, collection « Civilisations et sociétés », 2006, 448 p.

Michel Biard

Liste des cinq publications les plus significatives des cinq dernières années
(1) (dir.), La Révolution française. Une histoire toujours vivante, Paris, Tallandier, 2009, 448 p.
(2) (Avec Philippe Bourdin et Silvia Marzagalli), Révolution, Consulat et Empire (1789-1815), Paris, Belin, collection Histoire de France, 2009, 720 p.
(3) Parlez-vous sans-culotte ? Dictionnaire du Père Duchesne (1790-1794), Paris, Tallandier, 2009, 576 p.
(4) (dir.), Les politiques de la Terreur, Actes du colloque de Rouen (2007), Rennes, Société des études robespierristes - Presses Universitaires de Rennes, 2008, 450 p.
(5) Les Lilliputiens de la centralisation. Des intendants aux préfets, les hésitations d'un « modèle français », Seyssel, Champ Vallon, 2007, 416 p.

Philippe Bourdin

Liste des cinq publications les plus significatives des cinq dernières années
(1) L'Europe des « patriotes » des années 1770 aux années 1790, Presses universitaires de France, 2010, 235 p.
(2) avec Michel Biard et Sylvia Marzagalli, Révolution, Consulat et l'Empire (1789- 1815), volume de la « Nouvelle histoire de France », Paris, Belin, 2009, 720 p.
(3) (dir.), La Révolution (1789-1871). Écriture d'une histoire immédiate, Actes du colloque de Vizille (22, 23 septembre 2005), Clermont-Ferrand-Vizille, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2008, 334 p.
(4) avec Jean-Luc Chappey (dir.), Réseaux et sociabilités littéraires en Révolution, Actes de la journée d'étude de Clermont-Ferrand (13 décembre 2003), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2007, 191 p.
(5) avec Gérard Loubinoux (dir.), Révolution française et arts de la scène, actes du colloque de Vizille (juin 2002), Presses universitaires Blaise-Pascal, 2004, 606 p.

Les principaux participants au projet :

Laurent Brassart
Liste des cinq publications les plus significatives des cinq dernières années
(1) « Les communes rurales de l'Aisne et la Terreur » dans Michel Biard (dir.), Les politiques de la Terreur (1793-1794), Actes du colloque international de Rouen [janvier 2006], Rennes, Presses Universitaires de Rennes, avril 2008, p. 95-110.
(2) « Armée et pouvoirs urbains pendant la Révolution française dans le département de l'Aisne », dans Philippe Bragard, Jean-François Chanet, Catherine Denys & Philippe Guignet (dir.), L'armée dans la ville dans l'Europe du Nord-Ouest du XVIe siècle à nos jours, Actes du colloque de Lille [29-30 avril 2004], Louvain, Academica Bruylant, coll. « Temps et Espace », 2006, p. 223-239.
(3) « Construire sa notoriété en Révolution : les cas de Jean Debry et de Nicolas Quinette, représentants du département de l'Aisne à l'Assemblée nationale (1791 à 1799) », Temporalités, revue du CERHILIM (Centre d'Etudes et de Recherches Historiques de l'université de Limoges), Presses Universitaires de Limoges, n°1 La Notoriété, 2004, p. 57-77.
(4). « Obéir pendant la Terreur. Les communes rurales de l'Aisne et l'Etat jacobin en l'an II », Temporalités, revue du CERHILIM (Centre d'Etudes et de Recherches Historiques de l'université de Limoges), Presses Universitaires de Limoges, n°2
L'obéissance, 2005, p. 93-111.
(5) « 'Plus de vingt paysanneries contrastées en Révolution'. De la pluralité des dynamiques sociales du politique en milieu rural pendant la Révolution française », à paraître dans Annales historiques de la Révolution française, n° 2010-1

Pascal Dupuis

Liste des cinq publications les plus significatives des cinq dernières années
(1) Face à la Révolution et l'Empire. Caricatures anglaises (1789-1815). Collections du Musée Carnavalet, Paris, Paris-Musées et Nicolas Chaudun Editions, 2008, 191 p.
(2) En collaboration avec Michel Biard, La Révolution française. Dynamiques, influences, débats. 1787-1804, Paris, Armand Colin, 2004 (réédition revue et augmentée, 2008), 348 p.
(3) « Les images d'un traité. Les exemples français et britanniques », dans P. Dupuy, J.-P. Jessenne et R. Morieux (dir.), Le négoce de la paix. Les nations et les traités franco-britanniques (1713-1802), Paris, SER-GRHIS, 2008, p. 111-124.
(4) « Réformisme, révoltes et conscience nationale dans les Îles britanniques (1773- 1802) », dans Révoltes et Révolutions en Amérique et en Europe (1773-1802), Paris, Association des Historiens Modernistes des Universités/PUPS, 2005, p. 25-43.
(5) En collaboration avec Claude Mazauric, La Révolution française, Paris, Vuibert, coll. « regards d'auteurs », 2005, 441 p.

Jean-Pierre Jessenne

Liste des cinq publications les plus significatives des cinq dernières années
(1) Les campagnes françaises entre mythe et histoire (XVIIIe-XXIe s.), Les enjeux de l'histoire, Paris, A. Colin, 2006, 320 p.
(2) dir., Vers un ordre bourgeois ? Révolution française et changement social, colloque international de Lille 2006, Rennes, PU de Rennes, 2007, 418 p.
(3) N° spécial de la Revue du Nord, t. 90, « Pour une histoire décloisonnée des campagnes septentrionales », dir. avec D. Rosselle, Lille, septembre 2008, 601 p.
(4) et F. Menant (dir.), Les élites rurales dans l'Europe médiévale et moderne, colloque international de Flaran, PU de Toulouse, 2007, 332 p.
(5) « L'histoire sociale de la Révolution française entre doute et renouvellement », dans J.-C. Martin, dir., La Révolution à l'oeuvre, Rennes, PU Rennes, 2005, p. 23-41.

Karine Rance

Liste des cinq publications les plus significatives des cinq dernières années
(1) « Le livre de raison d'un réfugié de l'époque révolutionnaire », Olivier Forcade, Philippe Nivet (dir.), Les réfugiés en Europe du XVIe au XXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2008, p.84-94
(2) « La violence révolutionnaire au crible des émigrés. Entre discours performatif, exemplarité du passé et prospective », dans Philippe Bourdin (dir.), La Révolution (1789-1871). Écriture d'une histoire immédiate, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2008, p. 199-211.
(3) « Voyage en terres d'exil : les émigrés en Europe », dans Nicolas Bourguinat, Sylvain Venayre, Voyager en Europe de Humboldt à Stendhal. Contraintes nationales et tentations cosmopolites 1790-1840, Paris, Editions Nouveau Monde, 2007, p. 415-427.
(4) « Identité narrative et ipséité », dans Marc Bélissa, Anna Bellavitis, Monique Cottret, Laurence CROQ, Jean DUMA (dir.), Identités, appartenances, revendications identitaires, Paris, éditions Nolin, 2006, p. 385-393.
(5) « La contre-révolution à l'oeuvre en Europe », dans Jean-Clément Martin (dir.), La Révolution à l'oeuvre. Perspectives actuelles dans l'histoire de la Révolution française, Rennes, PUR, 2005, p. 181-192.

Biographie et prosopographie : approches en SHS

Avezou Laurent, « La biographie. Mise au point méthodologique et historiographique », Hypothèses, 2000-1, p. 13-24.
Bourdieu Pierre, « L'illusion biographique », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 62-63, juin 1986, p. 69-72.
Dosse François, Le pari biographique : écrire une vie, Paris, La découverte, 2005.
Histoires de vies, Paris, Presses de l'Université de Paris Sorbonne, 1996.
Kaeser Marc-Antoine, « La science vécue, les potentialités de la biographie en histoire des sciences », Revue d'histoire des sciences humaines, n° 8, 2003, p. 139-160.
« Le biographique », Revue de sciences humaines, n° 224, 1991.
L'Etat moderne et les élites. XIIIe-XVIIIe s. Apports et limites de la méthode prosopographique, Paris, Publication de la Sorbonne, 1996.
Le Goff Jacques, « Comment écrire une biographie historique aujourd'hui ? », Le Débat, n° 54, 1989, p. 48-53.
Levi Giovanni, « Les usages de la biographie », Annales ESC, n° 6, nov.-déc. 1989, p. 1325-1336.
Madelénat Daniel, La biographie, Paris, PUF, 1984.
Margadant Jo Burr (dir.), The New Biography. Performing Feminity in Ninceteenth-Century France, Berkeley, University of California Press, 2000.
Peneff Jean, La méthode biographique : de l'école de Chicago à l'histoire orale, Paris, A. Colin, 1990.
Piketty Guillaume, « La biographie comme genre historique : étude de cas », XXe siècle, n° 63, 1999, p. 119-126.
Robin Jean-Yves, Maumigny-Garban Bénédicte de, Soëtard Michel (dir.), Le récit biographique, Paris, L'Harmattan, 2004, 2 vol.
Vovelle Michel, « De la biographie à l'étude de cas », dans « Problèmes et méthodes de la biographie, actes du colloque, Sorbonne, 3-4 mai 1985 », Sources, n° 3-4, 1985, p. 191-198.

Principaux dictionnaires biographiques utiles à la recherche

Arnault A. V., Jay A., Jouy E. et Norvins J., Biographie nouvelle des contemporains ou dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs écrits, leurs erreurs ou leurs crimes, soit en France, soit dans les pays étrangers, Paris, Librairie historique, 1822-1825., 20 vol.
Bargeton René, Bougard Pierre, Le Clère Bernard, Pinaud Pierre-François (dir.), Les préfets, du 11 ventôse an VIII au 4 septembre 1870, Paris, Archives nationales, 1981.
Bergeron Louis et Chaussinand-Nogaret Guy (dir.), Grands notables du Premier Empire, Paris, CNRS éditions, 1978-, 29 volumes parus.
Furet François, Ozouf Mona (dir.), Dictionnaire critique de la Révolution française, Paris, Flammarion, 1988.
Gainot Bernard, Dictionnaire des membres du Comité de salut public, Paris, Tallandier, 1990.
Gallois Léonard, Dictionnaire historique de tous les ministres, depuis la Révolution jusqu'en 1827, Paris, Charles Béchet et Ambroise Dupont, 1828.
Hoefer Ferdinand (dir.), Nouvelle biographie générale, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Paris, Firmin-Didot, 1855-1870, 46 vol.
Hours Henri (dir.), Naissance d'un département. Dictionnaire biographique des administrateurs du département, des districts et des cantons du Jura pendant la Révolution française (1790-an VIII), Lons-le-Saunier, Société d'émulation du Jura, 1991.
Kuscinski Auguste, Dictionnaire des Conventionnels, Paris, Société d'histoire de la Révolution française, 1916 ; reprint Brueil-en-Vexin, Editions du Vexin français, 1973.
Lemay Edna Hindie (dir.), Dictionnaire des Constituants (1789-1791), Paris, Universitas, 1991, 2 vol.
Lemay Edna Hindie (dir.), Dictionnaire des Législateurs (1791-1792), Ferney-Voltaire, Centre international d'étude du XVIIIe siècle, 2007, 2 vol.
Michaud Louis Gabriel (dir.), Biographie universelle, ancienne et moderne, Paris, C. Delagrave, éd. 1870-1873, 45 vol.
Prevost Michel, Roman d'Amat Jean-Charles et alii (dir.), Dictionnaire de biographie française, Paris, Letouzey et Ané, 1932-, 19 volumes parus.
Robert Adolphe, Bourloton Edgar et Cougny Gaston, Dictionnaire des parlementaires français (1789-1889), Paris, Bourloton éditeur, 1889-1891, 5 vol. ; réimp. Genève, Slatkine reprints, 2000.
Robert Jean-Baptiste Magloire, Vie politique de tous les députés à la Convention nationale, pendant et après la Révolution, Paris, Saint-Michel, 1814.
Saint-Edme T. Bourg, Biographie des lieutenans-généraux, ministres, directeurs-généraux, chargés d'arrondissemens, préfets de la police en France et de ses principaux agens, Paris, 1829.
Soboul Albert, Suratteau Jean-René, Gendron François (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, 1989.
Tulard Jean (dir.), Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, 1987.

Ouvrages de synthèse sur les députés de la période révolutionnaire et/ou sur les grands courants politiques divisant la Convention nationale

Baczko Bonislaw, Comment sortir de la Terreur. Thermidor et la Révolution, Paris, NRF Gallimard, 1989.
Biard Michel, Missionnaires de la République. Les représentants du peuple en mission (1793-1795), Paris, Editions du CTHS, 2002.
Biard Michel, Les lilliputiens de la centralisation. Des intendants aux préfets, les hésitations d'un modèle français, Seyssel, Champ Vallon, 2007.
Bliard Pierre, Les Conventionnels régicides d'après des documents officiels et inédits, Paris, Librairie académique Perrin, 1913.
De Mathan Anne, Girondins jusqu'au tombeau. Une révolte bordelaise dans la Révolution, Bordeaux, Editions du Sud-Ouest, 2004.
Dupuy Roger et Morabito Marcel (dir.), 1795. Pour une République sans révolution, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1996.
Furet François et Ozouf Mona (dir.), La Gironde et les Girondins, Paris, Payot, 1991.
Gross Jean-Pierre, Fair Shares for all, Jacobin Egalitarianism in Practice, Cambridge, Cambridge University Press, 1997 (trad. fr. : Égalitarisme jacobin et droits de l'Homme, 1793-1794 (la Grande famille et la Terreur), Paris, Arcanteres, 2000).Hanson Paul, The Jacobin Republic under Fire. The Federalist Revolt in the French Revolution, University Park, Penn State University Press, 2003.
Libermann Henri, Les commissaires de l'Assemblée législative et de la Convention, depuis la révolution du 10 août 1792 jusqu'en avril 1793, Paris, Jouve, 1926.
Luzzatto Sergio, Mémoire de la Terreur, Lyon, PUL, 1991.
Luzzatto Sergio, L'automne de la Révolution, Paris, Honoré Champion, 2001.
Patrick Alison, The Men of the First French Republic, Political Alignments in the National Convention of 1792, Baltimore, Johns Hopkins University Press, 1972.
Serna Pierre, La république des girouettes, Seyssel, Champ Vallon, 2005.
Soboul Albert (dir.), Girondins et Montagnards (actes du colloque de Paris, Sorbonne, 1975), Paris, Société des études robespierristes, 1980.
Sydenham Michael John, The Girondins, Londres, Athlone Press, 1961.
Tackett Timothy, Par la volonté du peuple. Comment les députés de 1789 sont devenus révolutionnaires, Paris, Albin Michel, 1997 (édition anglaise 1996).
Vovelle Michel (dir.), Le tournant de l'an III. Réaction et Terreur blanche dans la France révolutionnaire, Paris, Editions du CTHS, 1997.
Wallon Henri, Les représentants du peuple en mission et la justice révolutionnaire dans les départements en l'an II (1793-1794), Paris, Hachette, 1889-1890, 5 volumes.

Première approche bibliographique des principaux ouvrages consacrés à des Conventionnels

Barral-Mazoyer Rose, Officier de l'armée royale et conventionnel, Thomas Augustin Gasparin, Marseille, Éditions Jeanne Laffitte, 1982.
Belin René, Un représentant du peuple en mission dans ses rapports avec la Convention nationale et le Comité de salut public. Étienne Maignet, membre de la Convention nationale, Ambert, Migeon, 1921.
Biard Michel, Collot d'Herbois. Légendes noires et Révolution, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1995.
Billaud-Varenne Jacques Nicolas, Principes régénérateurs du système social, présentation et notes de Françoise Brunel, Paris, Publications de la Sorbonne, 1992.
Bliard Pierre, Le conventionnel Prieur (de la Marne) en mission dans l'Ouest, 1793-1794, Paris, Émile Paul, 1906.
Bluche Frédéric, Danton, Paris, Perrin, 1984.
Borel du Bez C., Le conventionnel Borel du Bez. Documents inédits sur la réaction thermidorienne à Lyon et dans la région du Sud-Est, Gap, 1926.
Bouchard Georges, Un organisateur de la victoire. Prieur de la Côte d'Or membre du Comité de salut public, Paris, Clavreuil, 1946.
Bouscayrol René, Soubrany ou la Révolution assassinée, Moulins, Ipomée, 1984.
Bouscayrol René, Couthon, ange ou démon, Revue d'Auvergne, n° spécial 558-559, Clermont-Ferrand, 2001.
Brachet Arsène de, La Terreur dans l'Ouest. Le conventionnel Jean-Baptiste Le Carpentier d'après de nouveaux documents, Paris, Perrin, 1912.
Braconnier Martine, De l'Auvergne à la Convention, Georges Couthon, 22 décembre 1755 – 10 thermidor an II, ou les métamorphoses de la Raison, Saint-Julien Chapteuil, Éditions du Roure, 1996.
Brunel Françoise et Goujon Sylvain, Les martyrs de Prairial. Textes et documents inédits, Genève, Georg, 1992.
Cabannes Gabriel, Dartigoeyte. Commissaire de la Convention dans les Landes, Mont-de-Marsan, Lacoste, 1986-1988, 2 volumes.
Clamageran F., Le conventionnel Lakanal, son administration dans le département de la Dordogne, Paris, Le Chevalier, 1875.
Coquard Olivier, Jean-Paul Marat, Paris, Fayard, 1993.
Cornillon Jean, Une page de la Révolution française dans l'Allier. Pierre-Jacques Forestier, procureur syndic du district de Cusset, membre de la Convention nationale, Cusset, Furnoux, 1894.
Coutant E. Paul, Stéfane-Pol, Autour de Robespierre. Le conventionnel Le Bas d'après des documents inédits et les mémoires de sa veuve, Paris, Flammarion, 1901.
Dayet Maurice, Notes sur le conventionnel Vernerey et sur sa famille, Besançon, Dodivers, 1912.
Delbert Jean-Paul, Itinéraires d'un général d'Empire, Jean-Baptiste Milhaud (1766-1833), Lille, Athos, 1997.
Dhombres Jean et Nicole, Lazare Carnot, Paris, Fayard, 1997.
Dornier Claude-Pierre, Une mission en Vendée militaire. Carnets de route d'un conventionnel (août 1794 – juin 1795) (éd. présentée et annotée par Xavier du Boisrouvray), Paris, Tallandier, 1994.
Dussarp Maurice, Roger Ducos et sa mission à Landrecies en l'an III, Largentière, sd (1920).
Etevenaux Jean, Fouché. Nantes, Nevers, Moulins, Lyon, Paris : itinéraires d'un révolutionnaire, Bourgen-Bresse, La Taillanderie, 1990.
Fleury Comte, Carrier à Nantes (1793-1794), Paris, Plon, 1897.
Gaudet de Lestard Pierre, Un Terroriste adversaire de la peine de mort, contribution à l'histoire de la mission du conventionnel Lequinio dans la Charente-Inférieure et la Vendée (septembre 1793-janvier 1794), La Rochelle, Pijollet, 1937.
Gross Jean-Pierre, Saint-Just, sa politique et ses missions, Paris, Bibliothèque nationale, 1976.
Hampson Norman, Danton, Oxford-New York, Blackwell, 1988.
Jacob Louis, Joseph Le Bon, 1765-1795. La Terreur à la frontière (Nord et Pas-de-Calais), Paris, Mellottée, nd (1933 ou 1934), 2 volumes.
Jacob Louis, La défense du conventionnel Joseph Le Bon présentée par lui-même, Paris, Mellottée, nd (1933 ou 1934). Jean-Baptiste Carrier, actes de la table ronde d'Aurillac, mai 1987, publiés par la Revue de la Haute-Auvergne, 1987-1988, t.LI.
Jovy Ernest et Peyriller Julien, La mission du conventionnel Pierret dans la Haute-Loire en l'an III, Le Puy, Peyriller, Rouchon et Gamon, 1908.
Labroue Henri, La mission du conventionnel Lakanal dans la Dordogne en l'an II (octobre 1793 – août 1794), Paris, Champion, 1912.
Lacape Henri, Le conventionnel Lequinio, Bordeaux, Bière, 1955.
Le Bozec Christine, Boissy d'Anglas, un grand notable libéral, Privas, Fédération des oeuvres laïques de l'Ardèche, 1995.
Lemny Stefan, Jean-Louis Carra (1742-1793). Parcours d'un révolutionnaire, Paris, L'Harmattan, 2000.
Leuwers Hervé, Merlin de Douai (1754-1838). Un juriste en politique, Arras, Artois Presses Université, 1996.
Leveel Pierre, La mission de Tallien, représentant du peuple en Indre-et-Loire (mars-août 1793), Tours, Gibert-Clarey, 1958.
Levot Pierre, Mission du représentant Harmand( de la Meuse) à Brest en 1795, Brest, sd.
Lévy-Schneider Léon, Le conventionnel Jeanbon Saint-André, membre$du Cmmyté de salut public, organisateur de la marine de la Terreur, 1749-1813, Paris, Alcan, 1901, 2 volumes.
Libois Pierre, Les représentants du peuple Prost et Lejeune dans le Jura en l'an II, les luttes politiques, Lons-le-Saulnier, M. Declume, 1936.
Ligou Daniel, Jeanbon Saint-André, membre du Grand Comité de salut public (1749-1813), Paris, Messidor, 1989.
Liris Elisabeth, L'Allier en Révolution. Sur les pas de Joseph Fouché, représentant en mission, Saint-Julien-Chapteuil, éditions du Roure, 2000.
Lods Armand, Un conventionnel en mission. Bernard de Saintes et la réunion de la principauté de Montbéliard à la France, Paris, Fischbacher, 1888.
Lucas Colin, La structure de la Terreur, l'exemple de Javogues et du département de la Loire, SaintÉtienne, Université Jean Monnet – CIEREC, 1990 (édition anglaise Oxford, 1973).
Martin Gaston, Carrier et sa mission à Nantes, Paris, Presses Universitaires de France, 1924.
Massé Pierre, Pierre-François Piorry, conventionnel et magistrat, 1758-1847, Poitiers, Société des Antiquaires de l'Ouest, 1968.
Massié Michel, Le troisième consul Roger Ducos Massin Jean, Robespierre, Paris, Le Club français du livre, 1956.
Massin Jean, Marat, Paris, Le Club français du livre, 1969.
Mazeau Guillaume, Le bain de l'Histoire. Charlotte Corday et l'attentat contre Marat, Seyssel, Champ Vallon, 2009.
Ménard Jean-Louis, Jean-Baptiste Lecarpentier, représentant du peuple délégué par la Convention nationale dans le département de la Manche et autres environnants, Bricqueboscq, Éditions des champs, 2001.
Pares Alain-Jacques, Le suicide du conventionnel Brunel, Toulon, 1923.
Pascal François, L'économie dans la Terreur. Robert Lindet, 1746-1825, Paris, SPM, 1999.
Philippe André, Les représentants du peuple en mission et le département des Vosges (1792-1797), Épinal, S. A. de l'Imprimerie Fricotel, 1931.
Pichois Claude et Dautry Jean, Le conventionnel Chasles et ses idées démocratiques, Aix-en-Provence, Ophrys, 1958.
Reinhard Marcel, Le Grand Carnot, Paris, Hachette, 1950-1952, 2 volumes.
Ricaud Louis, Les représentants du peuple en mission dans les Hautes-Pyrénées. Monestier du Puy-de-Dôme, nivôse-messidor an II, Paris, Honoré Champion, 1899.
Robin Florent, Chronique d'une Terreur molle. Les représentants du peuple en mission dans l'Isère (mars 1793-brumaire an IV), Paris, ADHE, Collection Historiens de demain, 2002.
Romme Gilbert, Correspondance, volume 1, 2 tomes (1777-1779), présentés par Anne-Marie et Philippe Bourdin, Jean Ehrard, Hélène Rol-Tanguy, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2006.
Romme Gilbert, Notes scientifiques et anecdotes (1782-1788), idem, 2009.
Sanguinède Charles, Fabre, député de l'Hérault, sa mission à l'armée des Pyrénées Orientales, Montpellier, 1906.
Sicard Martial, Robespierre jeune dans les Basses-Alpes, Forcalquier, A. Crest, 1900.
Suratteau Jean-René et Bischoof Alain, Jean-François Reubell, l'Alsacien de la Révolution française, Bar-le-Duc, Éditions du Rhin, 1995.
Sydenham Michael J., Léonard Bourdon. The Career of a Revolutionary, 1754-1807, Waterloo (Ontario), Wilfrid Laurier University Press, 1999.
Thiot L., Isoré député à la Convention, Abbeville, Paillart, 1910.
Trimoulier Antoine, Un missionnaire de 93 : Marc Antoine Baudot, son rôle politique, ses missions ou notes historiques, Paris, Dorban, 1908.
Vinot Bernard, Saint-Just, Paris, Fayard, 1985.
Volcy-Boze J.-A., Les Conventionnels en mission dans le Midi, Paris, Lachaud, 1872.
Walter Gérard, Robespierre, Paris, Gallimard, 1946.

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