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AGENDA PRÉVISIONNEL - IRHiS

Colloques

2012

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Mai

Les arts de guerre et de grâce (XIVe – XVIIIe siècles)
De la codification du mouvement à sa restitution :
hypothèses, expérimentations et limites

21-22 mai 2012
Salle de Séminaire IRHiS - A3 101

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La codification des savoirs gestuels composant les arts de guerre et de grâce remonte à l'Antiquité. C'est avec le Moyen Âge tardif que la transmission écrite – ou plutôt l'inscription – des arts s'élabore de manière analytique au travers d'une production manuscrite, mais c'est avec la Renaissance et l'imprimerie qu'elle s'élargit et se complexifie entre illustration descriptive et synthèse schématique. Il faut toutefois attendre l'orée du XVIIIème siècle pour trouver une forme de systématisation publiée des notations permettant la codification et la restitution des mouvements. L'étude des arts du combat, de l'équitation et de la danse réunit les chercheurs soucieux de valoriser le patrimoine gestuel de l'Occident par la typologie de leurs sources et la méthode, en particulier l'expérimentation gestuelle.
Même à travers une analyse rigoureuse des sources, il s'avère que les informations permettant une restitution des mouvements et des gestes sont lacunaires. L'expérimentation, dans ce contexte, est donc avant tout un moyen pour le chercheur de tester, valider ou infirmer les postulats de travail ou les hypothèses. Cette démarche expérimentale pose un certain nombre de difficultés qu'il conviendra d'évoquer : l'écart entre réappropriation objective et interprétation subjective, distance entre les corporalités, aspect psychologique, fonction de l'intelligence kinesthésique (proprioception), etc.

Lundi 21 mai 2012

8 h 45             Accueil
9 h 15             Bertrand Schnerb (Lille 3 - IRHiS)
                       Introduction

Approches transversales : XVe-XVIIIe siècles
9 h 30             Daniel Jaquet et Dora Kiss (Genève)
L'expérimentation du geste martial et du geste artistique : regards croisés.
10 h 00           Olivier Dupuis (Strasbourg)
Analyse comparée de l'escrime, des barres et du jeu de paume.
10 h 30           Questions
10 h 45           Pause

Musiques militaires XVIe-XVIIIe siècles
11 h 15           Mylène Pardoen (Lyon)
Des ordonnances aux danses pyrrhiques : Musique militaire – art de guerre, art de grâce.
11 h 45           Arnaud Guinier (Poitiers)
De guerre et de grâce : le pas cadencé dans l’armée française de la seconde moitié du XVIIIe siècle (1750-1791).
12 h 15           Questions
12 h 30           Repas

Armes et corps du combattant
13 h 30           Pierre-Henry Bas (Lille)
Entre mouvements intuitifs et gestes techniques : “Poignarder” un homme (XVe XVIe siècles)
14 h 00           Fabrice Cognot (Paris)
L’arme réelle et l’arme  « gracieuse »  dans les pratiques martiales en Europe.
14 h 30           Petya Ivanova (Genève)
                        Re-enactment and narrativisation of the fighting body – a textual perspective.
15 h 00           Questions
15 h 15           Pause

Danse et potentiel expressif du geste aux XVIIe et XVIIIe siècles
15 h 45           Marina Nordera (Nice)
Le corps de la trace. Pour une réappropriation gestuelle du “Combattimento di Tancredi e  Clorinda” (Venise 1624) de Claudio Monteverdi.
16 h 15           Alessandro Arcangeli (Vérone)
La danse et la codification d’un langage des gestes dans L’arte de cenni (1616) de Bonifacio.
16 h 45           Marie Glon (Paris)
L’art de décrire la danse : un art de mémoire ?
17 h 15           Questions
17 h 45           Fin de la journée

 


Mardi 22 mai 2012

9 h 00     Accueil

Guerre et mouvements (XVIe-XVIIe siècles)
9 h 30             Pascal Brioist (Tours)
Arithmétique militaire et formations tactiques en Angleterre au XVIe siècle.
10 h 00           Annick Fiaschi Dubois (Nice)
Les arts de guerre dans la Médée de Marc Antoine Charpentier (décembre 1693), de la codification  du mouvement à sa restitution.
10 h 30           Questions
10 h 45           Pause  

Équitation, XIVe-XVIIIe siècles
11 h 15           Loïs Forster (Besançon)
La joute, le plus gracieux des arts de la guerre.
11 h 45           Carlos Pereira (Paris)
L’étude du geste historique de l’homme à cheval au XVIIIe siècle au Portugal.
12 h 15           Questions
12 h 30           Repas

Mise en question, conclusions
13 h 30           Audrey Tuaillon Demésy (Besançon)
Pratiquer les Arts Martiaux Historiques Européens aujourd’hui : entre reconstitution, expérimentation et innovation.
14 h 00           Questions

14 h 15           Table ronde finale
15 h 30           Marina Nordera (Nice)
                  Conclusion

16 h 15           Fin du colloque

 

Entrée libre. Contact : artsguerreetdegrace@gmail.com

COMITE SCIENTIFIQUE
Bertrand Schnerb (Université de Lille3 -IRHiS)
Marina Nordera (Université Sophia Antipolis de Nice)
Pierre Henry Bas (Lille 3-IRHiS)
Daniel Jaquet (Université de Genève)
Dora Kiss (Université de Genève)

COMITE D'ORGANISATION

Pierre Henry Bas (Lille 3-IRHiS)
Daniel Jaquet (Université de Genève)
Dora Kiss (Université de Genève)

Juin

Observer, normaliser et réformer la société du premier XIXe siècle
Joseph-Marie de Gérando (1772-1842) au carrefour des savoirs

Colloque organisé les 31 mai & 1er juin 2012 à l’université de Lille 3

Université de Lille 3 (UMR 8529-IRHIS) – Université Paris 1 (Ea 127/IHRF) – ANR Mosare (UMR LARHRA et Triangle)

Université de Lille 3 – Villeneuve d’Ascq
Salle de séminaire de l’IRHiS – A3 101

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Jeudi 31 mai 2012

9 h 30 – Accueil des participants et du public
9 h 45
– Introduction générale par les organisateurs

 Fondements et configurations d’une science sociale
Président : François VATIN

10 h 15 – Corinne DELMAS (Lille II/CNRS UMR 8026), Gérando, académicien des sciences morales et politiques
10 h 35
– Julien VINCENT (Université de Franche-Comté), Gérando et les deux régimes des sciences morales

10 h 55 – Discussions – Pause

11 h 30 – Bernard GAINOT (Université de Paris I/IHRF), Gérando et l’organisation industrielle : l’idéal du patron philanthrope
11 h 50
– Frédéric AUDREN (CNRS, Centre d’études européennes Sciences Po Paris), Gérando, la faculté de droit et les transformations de la culture juridique 

12 h 10 – 13 h 00 – Discussions

 Civiliser et communiquer – Pédagogie et science de l’homme
Présidente : Sylvie APRILE

14 h 30 – Virginie MARTIN (Université de Paris I/IHRF), Éduquer, civiliser, dominer ? Le rôle de Gérando dans l’annexion de la Toscane et des États pontificaux (1808-1810)
14 h 50
– Florence ENCREVÉ (docteur en histoire), Gérando et les professeurs sourds de l’Institution des sourds-muets de Paris au début du XIXe siècle
15 h 15
– Bruno DELMAS (École des Chartes) & Yann POTIN (Archives nationales), Gérando et les bénédictins : du ministère de l’intérieur à l’école des chartes, retour sur une fondation.

15 h 35 – Discussions – Pause

16 h 30 – Corinne DORIA (Université Statale de Milan), Gérando et Royer-Collard : réglementation de l’enseignement et normalisation sociale
16 h 50
– Jérome FERRAND (Université de droit Pierre-Mendès-France, Grenoble), Philosophie et science du droit chez Gérando

17 h 15 – Discussions

18 h 00 – Cocktail offert par la Société d’Histoire de la Révolution de 1848 et des Révolutions du XIXe siècle

 Vendredi 1er juin 2012

 Catégoriser, administrer et améliorer
Présidente : Catherine DENYS

09 h 30 – Caroline FAYOLLE (Université de Paris VIII), Moraliser la société : Gérando et l’éducation des pauvres
09 h 50
– Philippe BOUTRY (Université de Paris I/CRH du XIXe siècle), Un épisode dans la carrière de Gérando : le Consulte extraordinaire de Rome (1809-1811)
10 h 10
– Nader HAKIM (Université de Bordeaux IV), Les Institutes du droit administratif français : Gérando et l’empire du droit civil

10 h 30 – Discussions – Pause

11 h 15 – Ayse YUVA (Université de Paris I), Les prolongements et les applications de la philosophie dans l’œuvre de Gérando
11 h 35
– Jean-Jacques YVOREL (ENPJJ/CRH du XIXe siècle), Gérando et la question du traitement de la délinquance juvénile 

11h55 – Discussions

Diffuser et transformer
Président : Pierre SERNA

14 h 30 – Mathieu BREJON de LAVERGNÉE (Université catholique d’Anger), Philanthropie catholique et science sociale au XIXe siècle. Du visiteur du pauvre à l’enquêteur
14 h 50
– Élodie RICHARD (ESOPP, EHESS), Les indigents dans l’œuvre de Joseph-Marie de Gérando. Connaissance de la pauvreté et régulation de l’assistance dans la première moitié du XIXe siècle
15 h 15
– Bernard DESMARS (Université de Metz), Le philanthrope et le socialiste. Lectures fouriéristes de Gérando dans la première moitié du XIXe siècle 

15 h 35 – Pause et discussions

16 h 15 – 17 h 15 : Table ronde présidée par Philippe BOUTRY avec la participation d’Hervé LEUWERS (Université de Lille 3/UMR 8529- IRHIS), Yannick MAREC (Université de Rouen), Dominique MARGAIRAZ (Université de Paris I/IDHE), Paul-André ROSENTAL (Sciences Po Paris/ Centre  d’études européennes) & Pierre SERNA (Université de Paris I/IHRF).

Comité d’organisation : Jean-Luc Chappey (Université Paris I Ea 127/IHRF-UMS 622), Carole Christen (Université Lille 3/ UMR 8529- IRHiS), Igor Moullier (ENS Lyon – LARHRA)

Comité scientifique : Sylvie Aprile, Philippe Boutry, Catherine Denys, Dominique Kalifa, Hervé Leuwers, Dominique Margairaz, Yannick Marec, Paul-André Rosental, Pierre Serna, François Vatin

Contacts : jlchappey@gmail.com ; carole.christen@univ-lille3.frigor.moullier@ens-lyon.fr

 

 

 

2013

La dramatique conciliaire
Coups de théâtre, tactique et sincérité des convictions
dans les débats conciliaires de l’Antiquité à Vatican II

(Lille, 15-17 mai 2013)

Appel à communications

Les propositions de communications doivent être adressées par courriel à Charles Mériaux <charles.meriaux@univ-lille3.fr>, accompagnées d’un argumentaire d’une demi page environ, avant le 15 avril 2012.

Le problème de l’inspiration des Écritures a fait couler beaucoup d’encre chez les théologiens, les exégètes et les historiens. Mais, pour être plus rarement posé, celui de l’inspiration des conciles, dans lesquels, en bonne théologie chrétienne, l’Esprit Saint est censé joué un rôle directeur, n’est, en un sens, pas moins problématique. Quiconque en effet a fréquenté un tant soit peu les annales des conciles n’a pu manquer d’être frappé par l’importance des conflits, des pressions, des coups de théâtre et des manœuvres dans la conduite des assemblées et la rédaction des documents qui en sont issus.

Vue de près, l’opération du Saint-Esprit apparaît souvent bien « humaine », voire « trop humaine ». André Mandouze, spécialiste du christianisme antique et chrétien « progressiste » bien connu, écrivait en 1964, à propos du concile Vatican II sur le point d’entrer dans sa dernière session : « Si l’acteur principal est en effet le Saint-Esprit, si c’est bien Lui qui agit à travers les Pères conciliaires, tantôt avec passion, tantôt avec humeur, parfois avec colère, parfois avec ironie, toujours avec sincérité, s’il joue aussi bien des partisans du passé que des artisans de l’avenir, s’il utilise des “groupes de pression” et se prête un jour aux subtilités de style parlementaire, le lendemain aux interpellations de type prophétique, si c’est Lui qui fait échouer certaines manœuvres et suscite les parades salvatrices, il convient de prêter d’autant plus d’attention aux actes qui vont sortir de ce [Concile]. »1

D’où l’idée, au moment où de nombreuses institutions, en France et à l’étranger, s’apprêtent à commémorer le cinquantenaire de l’ouverture du concile Vatican II (1962-1965) et bientôt aussi le 450e anniversaire de l’achèvement du concile de Trente (1545-1563) par l’organisation de manifestations scientifiques, de consacrer une rencontre à l’étude de cette dramatique conciliaire. Très présente dans les sources et, de façon fragmentaire, dans les histoires spécialisées, elle a été rarement étudiée en tant que telle, hormis quelques exceptions comme le livre que Ramsey MacMullen, non sans provocation, a consacré au déroulement des conciles de l’Antiquité tardive et à la nécessité, pour la nouvelle religion officielle de l’Empire romain, de se doter d’une définition cohérente de la Divinité2 .

Cette dramatique conciliaire pose en effet à l’historien un problème de psychologie religieuse dont les enjeux dépassent largement, nous semble-t-il, la simple phénoménologie de l’expérience croyante. Comment comprendre, en effet, que nombre de grands acteurs des conciles aient pu être à la fois d’habiles tacticiens, dévoués au triomphe de leurs idées par tous les moyens que ne réprouvaient pas la morale (en tout cas la leur), et des croyants sincères, convaincus que le Saint Esprit pilotait en sous-main les opérations et, par conséquent, que ce combat « politique » était aussi un combat « spirituel » ? On ne saurait trop, de ce point de vue, recommander la lecture de l’extraordinaire Journal du Concile du théologien dominicain Yves Congar où la part de la tactique justement est omniprésente. Faut-il n’y voir que cynisme, candeur et schizophrénie latente ? Notre hypothèse est qu’en donnant aux études sur la « mécanique politique » des conciles (pour reprendre la fameuse expression de Philippe Levillain3 ) et aux conflits qu’ils suscitent une épaisseur anthropologique nouvelle, on peut espérer mieux comprendre à la fois ce qui apparente les assemblées conciliaires aux autres assemblées, de tout type, dans lesquelles s’affrontent partis et factions, et ce qui les en distingue fondamentalement.

Le colloque, qui aura lieu à l’université Lille 3 Charles-de-Gaulle les 16 et 17 mai 2013, s’adresse aux spécialistes des quatre périodes (ancienne, médiévale, moderne et contemporaine). Il ne prétend pas se limiter à l’étude des conciles œcuméniques, même si l’enjeu des discussions doit être suffisamment consistant pour que puissent se poser de telles questions, ni catholiques (on s’intéressera aussi à la pratique conciliaire protestante et orthodoxe). On prendra garde de ne pas tomber dans une présentation monographique des conciles ni même purement « politique » mais à bien mettre en évidence la dimension théologico-spirituelle et subjective des affrontements et discussions, quitte, pour les périodes où la documentation ne s’y prêterait pas forcément, à insister sur les difficultés et les problèmes que pose une telle approche. On peut imaginer sur un tel sujet des communications assez diverses, en particulier des portraits de grands acteurs  (des pères conciliaires au pape en passant par les experts), en veillant à ce que « vainqueurs » et « vaincus » soit bien représentés ; des études portant sur des moments clé ou des tournants des conciles (comme par exemple, pour s’en tenir à un cas lillois de circonstance, l’intervention du cardinal Liénart au début de Vatican II) ; les formes de « combat spirituel » qu’ils impliquent et les modalités des interventions extérieures ; la mémoire immédiate et à plus long terme des événements ; les modalités de la sortie de crise et du retour à la normale. Plus que des actes des conciles à proprement parler, on s’efforcera d’exploiter des documents qui donnent à voir les acteurs en action, à travers des journaux et notes pris sur le vif ou par le prisme d’interprétations élaborées après les événements (mémoires).

Comité d’organisation
Xavier Boniface (Université du Littoral)
Guillaume Cuchet (Université Lille 3-IRHiS)
Michèle Gaillard (Université Lille 3-IRHiS)
Charles Mériaux (Université Lille 3-IRHiS)

Comité scientifique
Xavier Boniface (Université du Littoral)
Guillaume Cuchet (Université Lille 3-IRHiS)
Pierre-Antoine Fabre (CARE/EHESS)
Étienne Fouilloux (Université Lyon 2)
Michèle Gaillard (Université Lille 3-IRHiS)
Charles Mériaux (Université Lille 3-IRHiS)
Pascal Montaubin (Université d’Amiens)
François-Xavier Romanacce (Université Paris-Sorbonne)
Christian Sorrel (Université Lyon 2)
Alain Tallon (Université Paris-Sorbonne)

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1. André Mandouze, « Le Concile se joue à l’entracte », rédigé entre le 14 septembre 64 et le 15 septembre 1965 cité dans Mémoires d’outre-siècle, Paris, Cerf, 2003, t. 2, p. 135.

2. Ramsey MacMullen, Voter pour définir Dieu. Trois siècles de conciles (253-553), trad. française, Paris, Les Belles Lettres, 2008.

3. Philippe Levillain, La mécanique politique de Vatican II. La majorité et l’unanimité dans un concile, préface de René Rémond, Paris, Beauchesne, coll. « Théologie historique », 1975.