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ARCHIVES DES SOUTENANCES
THÈSES - HDR


2015 - 2014 - 2013 - 2012 - 2011 - 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006


2015

Le vendredi 27 mars 2015
Laurie BAVEYE a soutenu sa thèse pour le grade de docteur : Exercer la médecine en milieu princier au XVe siècle : l'exemple de la cour de Bourgogne (1363-1482)
Jury : Bertrand Schnerb (Lille 3, directeur de thèse), Élodie Lecuppre-Desjardin (Lille 3), Jacques Paviot (Paris-Est Créteil), Alain Marchandisse (FNRS, Liège), Jacqueline Vons (Tours)

Le vendredi 13 février 2015
Hélène SERRE a soutenu sa thèse "Placé pour être utile". Georges Huisman à la Direction générale des Beaux-Arts 1934-1940
Jury : François Robichon (Lille 3, Directeur de thèse), Eric Darragon (Paris 1), Bruno Gaudichon (Musée de Roubaix), Romy Golan (City University New York), Pascal Ory (PAris 1), Bertrand Tillier (Univ. Bourgogne)

2014

Le samedi 13 décembre 2014
Charles MÉRIAUX a soutenu son dossier d’habilitation à diriger des recherches (HDR) intitulé : Église et société dans le monde franc (VIe – XIe siècle) constitué d’un recueil d’articles : Hagiographie, espace et société en Gaule du Nord, (VIe – XIe siècle) ; et d’un mémoire de recherche inédit intitulé « Boni agricolae in agro Domini ». Prêtres et société à l’époque carolingienne (VIIIe - Xe siècle)
Jury composé de :
Michèle Gaillard, professeur à l’Université Lille 3 (garant), Patrick Henriet, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, IVe section, Régine Le Jan, professeur émérite à l’Université Paris 1, Stéphane Lebecq, professeur émérite à l’Université Lille 3, Steffen Patzold, professeur à l’Université de Tübingen, Allemagne, Catherine Vincent, professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre

Le mercredi 3 décembre 2014
Cécile LEROUX a soutenu sa thèse Les enquêtes féodales de Charles le Téméraire
Jury : Bertrand Schnerb (directeur de la thèse), Élodie Lecuppre-Desjardin (Lille 3), Jacques Paviot (Paris-Est Créteil), Eric Bousmar (Saint-Louis de Bruxelles), Patrice Beck (Lille 3)

Le 22 novembre 2014
Karen CHASTAGNOL
a soutenu sa thèse La seconde génération des peintres de Louis XIV (1665-1715). Peindre l'Histoire : formation, culture visuelle et production
Jury : Patrick Michel (Lille 3 - directeur de thèse), Nicolas Milovanovic (Musée du Louvre), Alain Mérot (Paris IV), Christian Michel (Lausanne), Emmanuelle Brugerolles (EPHE Paris VI)

Le mercredi 19 novembre 2014
Olivier RYCKEBUSCH a soutenu sa thèse "La cité sociale". Les hôpitaux généraux des provinces septentrionales françaises au siècle des Lumières
Jury : Marie-Laure egay (directrice de la thèse), Hervé Leuwers (Lille 3), Yannick Marec (Rouen), Christine Lamarre (Dijon), Marie-Claude DInet (Amiens)

Le vendredi 14 novembre 2014
Alexandra PETROWSKI
a soutenu sa thèse Frontière(s) et identités dans les Flandres au temps des révolutions (vers 1770-vers 1815)
Jury : Jean-Pierre Jessenne (directeur de thèse, Lille 3), Hervé Leuwers (Lille 3), Pierre-Yves Beaurepaire (Nice), Alain Cabantous (Paris I), Xavier ROusseaux (UCLouvain, Odile Parsis-Barubé (Lille 3)

Le lundi 15 septembre 2014
Frédérique LANOE a soutenu sa thèse Peindre et transmettre : enjeux sociaux et pratiques d'atelier chez Philippe de Champaigne
Jury : Patric Michel (directeur de la thèse), Alain Mérot (Paris-Sorbonne), Véronique Meyer (Poitiers), Humphrey Wine (Conservateur, National Gallery Londres), Pierre Rosenberg (directeur honoraire Musée du Louvre)

Le mardi 3 juin 2014
Anthony DARTHOIT
a soutenu sa thèse Sociabilités et imaginaires coloniaux dans le Nord de 1870 à 1918
Jury : Isabelle Surun (Lille 3 - directrice de thèse), Jean-François Chanet (IEP Paris), Odile PArsis-Barubé (Lille 3), Sophie Dulucq (TOulouse), Sylvain Venayre (Grenoble)

Le vendredi 11 avril 2014
Étienne LOCK a soutenu sa thèse Identité africaine et catholicisme : problématique de la rencontre de deux notions à travers l'itinéraire d'Alioune Diop (1956-1995)
Jury : Jacqueline Lalouette (Lille 3 - directrice de thèse), Isabelle Surun (Lille 3), Jean-Dominique Durand (U. Lyon), Claude Prudhomme (Lyon 2), Ibrahim Thioub (Centre socio-culturel de Cambérène, Sénégal), Laurick Zerbini (Lyon 2)

Le vendredi 21 mars 2014
Olga KARASKOVA a soutenu sa thèse Marie de Bourgogne et le Grand Héritage : l'iconographie princière face aux défis d'un pouvoir en transition (1477-1530)
Jury : Anne-Marie Legaré (Lille 3 - directrice de thèse), Roman Grigoriev (Saint-Petersbourg, Russi, co-directeur de thèse), Wim Blockmans (Université de Leyde, Pays-Bas); Eric Bousmar (Université St-Louis, Bruxelles), Lev Maciel Sanchez(EHESS Moscou, Russie), Catherine Gaullier-Bougassas (Lille 3)

Le vendredi 21 mars 2014
Maria Teresa CARACCIOLO a présenté ses travaux en vue de l'Habilitation à diriger des Recherches rassemblés sous le titre : Art et culture européens, relations franco-italiennes au XVIIIe et au XIXe siècle
Jury : Patrick Michel (Lille 3 - garant), Philippe Bordes (Lyon 2), Pascal Griener (Université de Neuchâtel, Suisse), François Robichon (Lille 3), Pierre Wat (Paris 1-Sorbonne)

Le lundi 10 février 2014
Ludovic DEMATHIEU a soutenu sa thèse Les Joullain : graveurs, éditeurs et marchands d'art à Paris au XVIIIe siècle
Jury : Patrick Michel (Lille 3 - directeur de thèse), Marianne Grivel (Paris IV-Sorbonne), Véronique Meyer (Université de Poitiers), Guillaume Glorieux (Unviersité de Rennes 2)

Le vendredi 24 janvier 2014
Arnout JANSSENS a soutenu sa thèse La sculpture religieuse du XVIIe siècle dans les limites des départements actuls du Nord et du Pas-de-Calais
Jury : Patrick Michel (Lille 3 - directeur de thèse), Geneviève Bresc-Bautier (Conservateur Musée du Louvre), Marion Boudon-Machuel (Université de Tours), Pierre-Yves Kairis (Institut Royal du patrimoine artistique Bruxelles), Yves Pauwels (Université de Tours)

2013

Le samedi 30 novembre 2013,
Élodie LECUPPRE-DESJARDIN a présenté ses travaux en vue de l'Habilitation à diriger des Recherches rassemblés sous le titre :
Des pouvoirs et des hommes dans les territoires bourguignons (XIVe-XVe siècles)
Jury : Bertrand SCHNERB (Lille 3, garant), Wim BLOCKMANS (Université de Leyde), Marc BOONE (Université de Gand), Patrick BOUCHERON (Paris I), Philippe CONTAMINE (Paris IV), Pierre MONNNET (EHESS, Institut français d'histoire en Allemagne)

Le 7 décembre 2013,
Bertrand HAQUETTE a soutenu sa thèse L'Aire des La Viesville. Bailliage et lignage en Artois à la fin du Moyen Âge
Jury : Bertrand Schnerb (Lille 3 - directeur de thèse), Bernard Delmaire (Lille 3), Michelle Bubenicek (Université de Franche-Comté), Alain Marchandisse (DR FNRS Université de Liège), Jacques Paviot (Paris Est Créteil)

Le jeudi 12 décembre 2013
Nicole PIERRART a soutenu sa thèse À la charnière de deux mondes : Claire de Gonzague, comtesse de Bourbon-Montpensier (1464-1503). Rôle diplomatique et culturel d'une princesse italienne à la cour de France
Jury : Gennaro Toscano (Lille 3- directeur de thèse), Bertrand Schnerb (Lille 3 - co-directeur), Daniela Ferrari (Archives de Mantoue, Italie), Laurent Vissière (Paris IV), Mauro Natale (Université de Genève, Suisse)

Le lundi 16 décembre 2013
Florian MARIAGE a soutenu sa thèse Bailli royal, seigneurs et communautés villageoises. Jeux et enjeux de pouvoir(s) en Tournaisis du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle
Jury : Jean-Marie Cauchies (UCLouvain) directeur de thèse, Philippe Guignet (Lille 3) co-directeur, Bertrand Schnerb (Lille 3), Paul-Augustin Deproost (UCLouvain), Jean-Marie Yante (UCLouvain), Emmanuel Bodart (Directeur des arhives de l'État à Namur)

Le 19 juin 2013 à 14 h, Université de Lille 3
Sandirne LAMBIN a soutenu sa thèse Prison et prisonniers dans le Nord sous la IIIe République
Jury : Jean-Paul Barrière (Université de Franche-Comté, directeur de thèse), Sylvie Aprile (Université Lille 3), Didier Terrier (Unviersté de Valenciennes), Jean-CLaude Caron (Université de CLermont-Ferrand 2), Dominique Kalifa (Université de Paris 1), Christian Carlier (Administration pénitentiaires Paris), André Sanchez (Services pénitenciaires Paris)

2012

Vendredi 21 décembre 2012, à 14 h 00 - à l'université de Lille 3
Philippe TESSIER a soutenu sa thèse : François Denis Tronchet, biographie intellectuelle d'un jurisconsulte en Révolution
Jury : Hervé Leuwers (Lille 3 - Directeur de thèse), Patrick Weil (), Michel Biard (Université de Rouen), Jean-Louis Halperin (ENS Paris), Pierre Serna (Université de Paris 1), Michel Troper (Université de Paris 10)

Lundi 10 décembre 2012, à 14 h - à l'université de Lille 3
Sébastien ROZEAU a soutenu sa thèse : Formation d'un milieu littéraire et d'une littérature nationale dans le Brésil impérial entre 1808 et les années 1860
Jury : Marcia Azevedo de Abreu (Universidade Estadual de Campinas UNICAMP, Brésil), Jean-François Chanet (co-directeur de thèse), Olivier Compagnon (Institut des hautes études de l'Amérique latine, Paris 3, co-directeur de thèse), Michel Espagne (DR CNRS, UMR 8547), Emmanuel Lozerand (INALCO), Alain Vaillant (Université Paris Ouest Défense)

Jeudi 29 novembre 2012, à 14 H 30 - à l'université de Lille 3
Anne-Marie BARBIER a soutenu sa thèse : Les cycles iconographiques de l'Espitre Othea de Christine de Pizan, en France et dans les anciens Pays-Bas, au XVe siècle
Jury : Christian Heck (Lille 3 - Directeur de thèse), Dominique Vanwijnsberghe (Institut royal du Patrimoine Artistique Bruxelles), Pascale Charron, Université de Tours), Marc Gil (Lille 3), Étienne Hamon (Université d'Amiens)

Lundi 26 novembre 2012, à 9 h 30, à l'université de Lille 3
Marlène TCHERTAFIAN épouse Delsouiller a soutenu sa thèse : L'iconographie de l'arbre sec au Moyen Âge
Jury : Christian Heck (Lille 3), Barbara Baert (Université de Leuven), François Boespflug (Université de Strasbourg), Danièle James-Raoul (Université de Bordeaux)

Lundi 26 novembre 2012, à 14 h 30, à l'université de Lille 3
Audrey SÉGARD a soutenu sa thèse : L'iconographie de sainte Elisabeth de Hongrie : saints dynastiques et images exemplaires (XIIIe – XVe siècle)
Jury : Christian Heck (Lille 3), Barbara Baert (Université de Leuven), François Boespflug (Université de Strasbourg), Étienne Anheim (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines)

Vendredi 12 octobre 2012, à 14 h 00, à l'université de Lille 3
Jessica DOS SANTOS a soutenu sa thèse : L'utopie en héritage. La Société du Familistère de Guise, de la mort de Jean-Baptiste Godin à la fin de la dissolution de l'association (1888-1968)
Jury : Jean-François Eck (Lille 3 - directeur de thèse), Sylvie Aprile (Lille 3), Olivier Dard (Université de Lorraine), Michel Dreyfus (DR CNRS Paris 1), Hervé Joly (DR CNRS Lyon 2), Jean-Pierre le Crom (DR CNRS MSH Nantes)

Vendredi 15 juin 2012, à 14 h 00, à l'université de Lille 3
Jaroslav SVATEK a soutenu sa thèse : Discours et récits de nobles voyageurs à la fin du Moyen Âge : Ogier d'Anglure, Nompar de Caumont, Guilbert de Lannoy et Bertrandon de la Broquière
Jury : Bertrand Schnerb (Université de Lille 3, co-directeur de thèse), Martin Nejedly (Université Charles de Praque, co-directeur), Marie Blahova (Université Charles de Prague), Jean Devaux (Université du Littoral), Alain Marchandisse (Université de Liège), Werner Paravicini (Unversité de Kiel)

Jeudi 31 mai 2012, à 13 h 30 - Université de Lille 3
Élise BAILLIEUL a soutenu sa thèse : L'ancienne collégiale Notre-Dame d'Étampes, un monument du premier art gothique.
Jury : Anne-Marie Legaré (Université de Lille 3, directrice de thèse), Philippe Plagnieux (Université de Besançon, co-encadrant), Claude Andrault-Schmitt (Université de Poitiers), Bruno Boerner (Université de Rennes), Elizabeth Lalou (Université de Rouen), Delphine Hanquiez (Université d'Artois), Arnaud Timbert (Université de Lille 3

Vendredi 20 janvier 2012, à 14 h 30 - Université de Lille 3
Delphine TOULEMONDE a soutiendu sa thèse : L'abbaye de Loos des origines au début du XIVe siècle
Jury : Jean-Pierre Gerzaguet (Lille 3, directeur de thèse), Patrice Beck (Lille 3), Michel Parisse (Unviersité de Paris 1), Benoît-Michel Tock (Unviersité de Strasbourg), Jean-François Nieus (FNRS, Université de Namur


2011

Samedi 10 décembre 2011, à 10 h - Université de Lille 3
Mathieu TRICOIT a soutenu sa thèse : La collégiale de Saint-Quentin (Aisne) et sa place dans le paysage architectural du XIIIe siècle
Jury : Anne-Marie Legaré (Lille 3, directrice de thèse), Arnaud Timbert (Lille 3, co-encadrant), Philippe Racinet (Université de Picardie), Philippe Plagnieux (Université de Besançon), Bruno Phalip (Université de Clermont-Ferrand 2), Christian Sapin (CNRS, Université de Bourgogne), Gerardo Boto (Université de Gérone)

Vendredi 9 décembre 2011, à 14 h - Université de Lille 3
Sophie PAWLAK a soutenu sa thèse Au seuil de l'église : la micro-architecture sculptée des portails gothiques au nord de la Loire aux XIIe et XIIIe siècles
Jury : Anne-Marie Legaré (Lille 3, directrice de thèse), Arnaud Timbert (Lille 3, co-encadrant), Peter Kurmann (Université de Fribourg, Suisse), Nicolas Reveyron (Lyon 2), Jum Bugslag (Université de Manitoba, Canada), Markus Schlicht (CNRS, Poitiers)

Vendredi 9 décembre 2011, à 14 h - Université de Lille 3
Grégory WALLERYCK a soutenu sa thèse L'amérindien dans l'Europe de la fin du XVe siècle et du début du XVIIIe siècle à travers la collection des Grands Voyages de De Bry-Merlian
Jury : René Grevet (Lille 3, directeur de thèse), Alain Joblin (Université d'Artois), Jean-Philippe Priotti (Université d'Artois), Philippe Martin (Lyon 2), Jean-Pierre Duteil (Paris 8), Nathalie Brown (Muséun d'histoire naturelle, Paris)

Mercredi 7 décembre 2011, à 14 h - Université de Lille 3
Ambre DE BRUYNE-VILAIN a soutenu sa thèse : Imago Urbis : les représentations architecturales sur les sceaux de villes, du XIIe au XVe siècle en Europe septentrionale
Jury : Christian Heck (Lille 3, directeur de thèse), Marc Gil (Lille 3), Jean-Luc Chassel (Paris-Nanterre), Jean-François Nieus (Université de Namur), Michel Pastoureau (EHE)

Lundi 28 novembre 2011 à 14 h - Université de Lille 3
Maxime KACI a soutenu sa thèse : À la croisée des politique. Circulation des mots d'ordre et engagements collectifs à la frontière septentrionale (1791-1793)
Jury : Jean-Pierre Jessenne (Lille 3, directeur de thèse), Hervé Leuwers (Lille 3), Annie Jourdan (Université d'Amsterdam), Michel Biard (Université de Rouen), Philippe Minard (Université de Paris 8), Ham Burstin (Université de Milan)

Samedi 26 novembre 2011, à 14 h - Université de Lille 3
Florence BERLAND a soutenu sa thèse La cour de Bourgogne à Paris (1363-1422)
Jury : Bertrans Schnerb (Lille 3, directeur de thèse), Élodie Lecuppre-Desjardin (Lille 3), Olivier Mattéoni (Paris 1), Pierre Monnet (EHESS), Werner Paravicini (Université de Kiel), Boris Bove (Paris 8)

Vendredi 28 octobre 2011, à 14 h - Université de Lille 3
Frédéric DUQUENNE a soutenu sa thèse : Un tout petit monde : les notables de la ville de Douai de Philippe II à la conquête française (milieu du XVe siècle-1667). Pouvoir, réseaux et reproduction sociale
Jury : Philippe Guignet (Lille 3, directeur de thèse), Catherine Denys (Lille 3), Alain Lottin (Université d'Artois), Michel Cassan (Poitiers), Guy Saupin (Nantes), René Vermeir (Université de Gand)

En 1562, Philippe II décide d’établir une université à Douai. Cette fondation qui s’inscrit dans le sillage de la Contre-Réforme transforme durablement la ville qui peine à occuper son immense espace fortifié. Globalement épargnée par les troubles politico-religieux du XVIe siècle, Douai se présente comme une cité fidèle au catholicisme et au roi d’Espagne jusqu’à la conquête française (1667). Le Magistrat qui la dirige est un large échevinage typique des anciens Pays-Bas. Son originalité réside dans son mode de désignation qui mélange cooptation et élection, donnant peu d’emprise au souverain sur les élites locales. L’analyse de sa composition et la reconstitution des réseaux de parenté montrent que les hommes à la tête de la ville forment un tout petit monde de notables très liés entre eux. Mais, dans une ville dont la population oscille entre dix et quinze mille habitants, la couche supérieure de la société n’est pas assez nombreuse pour peupler tous les sièges à pourvoir qu’on doit ouvrir à certains commerçants et artisans. Si des conflits éclatent régulièrement au sein de l’élite, ils dégénèrent rarement dans la violence. Même lorsque Douai connaît sa plus grave crise politique au moment de la révolte des Pays-Bas, l’affrontement reste contenu par les solidarités internes de l’élite.
In 1562, Philippe II decided to found a new university in Douai. This foundation registered in the wake of the Counter-Reformation. It durably transformed the town, which had trouble occupying its large fortified area. The political and religious conflict of the 16th century didn’t really affect Douai, which appeared as a city faithful to the Catholic Church and to the king of Spain until the French conquest (1667). The Magistrate who managed the city was a large échevinage typical of the Low Countries. Its originality lied in its appointment that mixed cooptation and election and didn’t give full influence to the sovereign on the local elites. The analysis of its composition and the reconstruction of the networks of kinship showed that the men running the city formed a small world of notables who were well connected. But, in a city in which the population fluctuated between ten and fifteen thousand inhabitants, the upper class of the society wasn’t numerous enough to take up all the places of the Magistrate and had to open up to shopkeepers and craftsmen. Conflicts within the elite regularly broke out, but they rarely sank into violence. During the Dutch revolt, as Douai was going through its greatest political crisis, the confrontation was contained thanks to a sense of solidarity within the elite

Vendredi 16 septembre 2011, à 14 h - Université de Lille 3
Stéphane LEMBRÉ a soutenu sa thèse : L'école des produteurs. Activités économiques et institutionnalisations de la formation dans la région du Nord, des années 1930 aux années 1960
Jury : Jean-François Chanet (IEP Paris, directeur de thèse), Jean-François Eck (Lille 3), Anne-Françoise Garcon (Paris 1), Paul-André Rosental(IEP Paris, Directeur d'études EHESS), André Grelon (Directeur d'études EHESS), Gérard Bodé (Chargé de recherches au Service d'histoire de l'éducation, expert)

Mercredi 22 juin 2011 à 14 h, Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, 12, place du Panthéon (salle 216)
Guillaume CUCHET a présenté pour son son HDR un dossier intitulé "Religion, croyances et société en France (XIXe-XXe siècles)" comprenant un mémoire inédit : La fable spirite. Tables tournantes, spiritisme et société au millieu du XIXe siècle.
Jury : Danièle Hervieu-Leger (EHESS), Philippe Boutry (Paris 1-EHESS), Jacques-Olivier Boudon (Paris IV), Dominique Kalifa (Paris 1), Thomas Kselman (Université N-D, États-Unis), Denis Pelletier (EPHE)

Lundi 20 juin 2011 à Lille 3
Carole BLUMENFELD a soutenu sa thèse : Marguerite Gérard (1761-1837)
Jury : Mary Sheriff (Université de Caroline du Nord - USA), Barthélémy Jobert (Paris 4), Michel Delon (Paris 4), Pierre Rosenberg (directeur honoraire au Musée du Louvre), Patrick Mchel (Lille 3, directeur de thèse)

Mercredi 15 juin 2011 à Lille 3
Laurent THIERRY a soutenu sa thèse : La répression dans le Nord-Pas-de-Calais, zone rattachée au commandement militaire de Bruxelles : internements, fusillades et déportations de 1940 à 1944
Jury : Jean Vavasseur-Desperriers (Lille 3), Jean-Marc Berlière (Université de Bourgogne), Stefan Martens (Institut historique allemand de Paris), Yves Le Maner (Directeur de la Coupole), Jean-François Eck (Lille 3, directeur de thèse)

Mercredi 27 avril 2011 à Lille 3
Dominique VANWIJNSBERGHE a présenté ses travaux en vue de l'HDR sous le titre : Cartographie d'une production artistique et intellectuelle : l'enluminure et la peinture de chevalet au nord des Alpes à la fin du Moyen Âge
Jury : Christian Heck (Lille 3), Anne-Marie Legaré (Lille 3), Fabienne Joubert (Paris 4), Patricia Stirnemann (CNRS Paris), Jan Van der Stock (Univerité de Leuven), John Lowden (Université de Londres)

Mardi 22 mars 2011 à Lille 3
Sylvie DUMAINE a soutenu sa thèse Un peintre dans la Première Guerre Moderne : Luc-Albert Moreau (1882-1948)
Jury - sous la direction de François Robichon (Lille 3), Marianne Grivel (Paris 4), Bertrand Tillier (Université de Bourgogne), Christian Benoit (Expert de l'Armée de Terre - Services Historiques Paris)

Vendredi 14 janvier 2011 à Lille 3
Vanessa FRAGOSO a soutenu sa thèse Le sentiment de la nature dans la peinture "baroque" portugaise : de Balthazar Gomes Figueira (1604-1674) à Joaquim Manuel da Rocha (1727-1786)
- Jury : sous la direction de Michèle-Caroline Heck (Montpellier 3), Vitor Serrao (Université de Lisbonne, co-directeur), Olinda Kleiman (Lille 3), Alain Mérot (Paris IV-Sorbonne), Maria-José Palla (Universita Nova, Lisbonne)

Jeudi 6 janvier 2011 à Lille 3
Julien DROUART a soutenu sa thèse Identités politiques et représentation publique dans l'agglomération rouennaise, 1919-1939
Jury - sous la direction de Jean Vavasseur-Desperriers (Lille 3), Jean-François Eck (Lille 3), Annie Fourcaut (Paris 1), Mathais Bernard (Clermont-Ferrand), Loïc Vadelorge (Paris 13)


2010

Vendredi 17 décembre 2010 à Lille 3
Valérie GUÉANT a soutenu sa thèse L'enluminure entre Tours et Rome au XVe siècle : Le Maître des Missels della Rovere (Jacopo Ravaldi)
- Jury : sous la direction d'Anne-Marie Legaré (Université de Lille 3), Gennaro Toscano (Université de Lille 3, co-directeur), Mauro Natale (Université de Genève), Enrico Parlato (Université de la Tuscia, Viterbe), Philippe Lorentz (Université de Strasbourg), Marc-Édouard Gautier (conservateur BM Angers)

Lundi 13 décembre 2010 à Lille 3
Guy-Albert AGOUA AWONO a soutenu sa thèse Un exemple de coopération ecclésiale entre le France et le Cameroun [1930-1983]. Les rapports entre l'Eglise de Lille et les circonscriptions ecclésiastiques de Yaoundé, Douala et Nkongsamba - Jury : sous la direction de Jacques Prévotat (Université de Lille 3) , Claude Prudhomme (Université de Lyon 2), Jean Pirotte (Université catholique de Louvain-la-Neuve), Jean Duteil (Université de Paris 8), M. Jean Vavasseur-Desperiers (Université de Lille 3- Président du jury)

Samedi 11 décembre 2010, à Lille 3
Franck VILTARD a soutenu sa thèse Le camp à la fin du Moyen Âge. Étude sur l'organisation, les fonctions, la représentation des campements militaires dans l'espace bourguignon (v.1400-v.1500) -
sous la direction de Bertrand Schnerb (Université de Lille 3), Jean-Marie Cauchies (Facultés universitaires Saint-Louis, Bruxelles), Philippe Contamine (Université de Paris 4), Werner Paravicini (Université de Kiel), Jacques Paviot (Université de Paris 12) - (franckviltart@hotmail.com)

Samedi 4 décembre 2010, à Lille 3
Rabah ALI BACHA a soutenu sa thèse Les blessures de guerre à la fin du Moyen Âge - Jury : sous la direction de Bertrand Schnerb (Université de Lille 3), Patrice Beck (Université de Lille 3), Alain Marchandisse (FRS-FNRS, Université de Liège), Valérie Toureille (Université de Cergy-Pontoise) - (rabahnadir@hotmail.fr)

Mardi 30 novembre 2010, à Lille 3
Loïc FIGOUREUX a soutenu sa thèse Henri de Lubac et le concile Vatican (1960-1965) - Jury : sous la direction de Jacques Prévotat (Université de Lille 3), Denis Pelletier (EPHE, Paris), Christian Sorrel, Université de Lyon 2), Michel Fédou (Faculté des Jésuites de Paris), Étienne Fouilloux (Université de Lyon 2)

Vendredi 26 novembre 2010 à Lille 3 -
Eusebia GARIT a soutenu sa thèse Alfred Agache (1843-1915). Un langage symbolique en marge du symbolisme - Jury - sous la direction de François Robichon (Université de Lille 3), Barthélémy Jobert (Université de PAris 4), Dominique Dussol (Université de Pau, Annie Scottez de Wambrechies (conservateur Musée des Beaux-Arts Lille)

Mardi 16 novembre 2010 à Lille 3
Henri SIMONNEAU a soutenu sa thèse Les officiers d'armes à la cour des ducs de Bourgogne et des souverains de la Maison de Habsbourg, de Charles le Téméraire à Charles Quint - Jury : sous la direction de Bertrand Schnerb (Université de Lille 3), Élodie Lecuppre-Desjardin (Université de Lille 3), Denis Crouzet (Université de Paris 4), Alain Marchandisse (FRS-FNRS, Université de Liège), Jean-Marie Moeglin (Université de Paris 4)

Mardi 26 octobre 2010 à Lille 3
Marina TOUMPOURI a soutenu sa thèse L'illustration médiévale du roman de Barlaam et Joasaph - Jury : sous la direction de Christian Heck (Université de Lille 3), François Boespflug (Université de Strasbourg), Stavros Lazaris (CR CNRS? Université de Strasbourg)

Mardi 26 octobre 2010 à Lille 3
Alfonso de SALAS a soutenu sa thèse L'iconographie de sainte Anne en Espagne et en Flandres à la fin du Moyen Âge - Jury : sous la direction de Christian Heck (Université de Lille 3), François Boespflug (Université de Strasbourg), Martin Aurell (Université de Poitiers), Brigitte D'Hainaut-Zveny (Université libre de Bruxelles)

Vendredi 1er octobre 2010 à Lille 3
Sébastien BOCQUILLON a soutenu sa thèse Les familles parlementaires à Douai, 1750-1790. Composition, patrimoine, engagement politique - Jury : sous la direction de Philippe Guignet (Université de Lille 3), Marie-Laure Legay (Université de LIlle 3), Hervé Leuwers (Unviersité de Lille 3), Véronique Demars-Sion (Université de LIlle 2), Lucien Bély (Université de Paris 4), Michel Figac (Université de Bordeaux 3)

Vendredi 24 septembre 2010 à Pampelune (Université de Navarre)
Santiaga HIDALGO-SANCHEZ a soutenu sa thèse La sculpture du cloître de Pampelune - Jury : sous la direction de Christian Heck (Université de Lille ")- co-tutelle Clara Fernandez-Landréda Aguadé (Université de Navarre) - Gerardo Boto Varela (Université de Girnoe), Francesca Espanol Bertran (Université de Barcelone), Mercedes Jover Hernando (Université de Navarre), Daniel Russo (Université de Bourgogne), Joqauin Yarza Luaces (Université de Barcelone

Vendredi 29 janvier 2010
Maria-Antonia ROIG-SOTOMAYOR
a soutenu sa thèse le , Le Salon de Mai, un salon d'après-guerre. Fonctions et évolution de 1945 à 1970 - Jury : Marie-Claire Genet-Delacroix (Université de Reims), Jean-Marc Poinsot (Université de Rennes 2), Yvon Taillandier (Comité du Salon de Mai durant 40 ans, artiste peintre, expert), François Robichon (Université de Lille 3, directeur de thèse)


2009

Jean-Baptiste SANTAMARIA a soutenu sa thèse le jeudi 10 décembre 2009, La chambre des comptes de Lille (1386-1419), The Chamber of accounts of Lille (1386-1419) : rise, organization and functioning of a princely institution, sous la direction de Bertrand Schnerb (Université de Lille 3) - 3 vol.(1325 p.) : cartes, fac-sim. ; 30 cm

Résumé en français : La fondation d'une Chambre des comptes à Lille par Philippe le Hardi en 1386 fut l'un des outils principaux d'intégration des Pays-Bas méridionaux à l'Etat bourguignon naissant. Prolongeant les pratiques administratives propres à la Flandre et de l'Artois, l'institution nouvellement créée s'inspira aussi des usages monarchiques, ce dont témoignent ses méthodes de travail comme l'origine de ses officiers. Dans le cadre d'un Etat princier bipolaire largement tourné vers le royaume, l'institution lilloise s'inséra dans un réseau de Chambres regroupant Paris, Dijon, Lille et bientôt Bruxelles dans un échange de données et de compétences. Submergée de travail avec plus de 200 comptes à contrôler annuellement, la Chambre étatit considérée comme indispensable par les ducs de Bourgogne pour sa capacité à traiter une information puisée dans son réseau de correspondants et les archives comptables et diplomatiques. Elle parvint, notamment sous Jean sans Peur, à élargir son périmètre d'intervention par l'accroissement de son ressort et la captation du contrôle de compétences stratégiques comme ceux des receveurs des aides royales ou des officiers centraux des finances ducales. La Chambre sut également établir une autorité de plus en plus solide sur le domaine et les monnaies, et gagna le statut de cour de justice reconnue par le Parlement, gardienne de l'autorité des ducs, elle ne cessa de rappeler le droit tout en exaltant la puissance de la grâce princière. Mais si elle se hissa jusqu'au seuil du pouvoir central par le biais du conseil au prince et parfois du maniement et de l'ordonnancement des finances, elle ne put cependant jamais s'assurer le contrôle réel de l'administration financière
Résumé en anglais : In 1386, Philippe the Bold founded a Chamber of accounts in Lille, one of the main devices for the integration of the southern Low-Countries into the emerging Burgundian state. Faithful to the legacy of the Flanders and Artois administrations in its procedures, the newly created institution was also influenced by the Monarchy, a fact to which both its work methods and the origin of its officers bear witness. Within the frame of a bipolar princely state looking towards France, the institution was part of a network of Chambers (Paris, Dijon, Lille and soon Brussels) who exchanged data and competences. With more than 200 accounts to control every year, the institution was overwhelmed with work, but is was considered essentially by the Dukes of Burgundy for its ability to treat information obtained through a good network of correspondants and from accountancy and diplomatic archives. The Chamber managed, under John The Fearless especially, to broaden its field of action by increasing the domains of its competence and taking hold of strategic accounts like those of the royal receiver of aids or the ducal receiver of all finances. The Chamber also succeeded in establishing firm authority on land and currencies and acquired the status of a court of Justice recognized by Parliament. Sanctuary to the Dukes' authority, it was the voice of law enforcement but also celebrated the Prince's magnanimity. The Chamber, in its role as a counsel to the Prince and in sometimes managing his finances, arrived at the threshold of power ; it could never, however, fully control the financial administration

Sylvie BLONDEL a soutenu sa thèse La municipalité d'une Bonne Ville : Douai à la fin du Moyen Age (1384-1531), The town council of Douai at the end of the middle age (1384-1531) sous la direction de Denis Clauzel, 4 vol.(781 f.) : ill., cartes, plans ; 30 cm

Résumé en français : En 1531, les échevins douaisiens demandaient à l'Empereur Charles Quint la création en leur ville d'une ville d'une université. Douai, une des cinq Bonnes Villes de Flandre se présentatit comme un corps doté de beaux privilèges, soudé par une mémoire commune et la conscience d'une identité collective. Elle subissait alors la récession de la draperie. Tout au long de la période bourguignonne, les échevins avaient encouragé la reconversion de l'économie urbaine et lutté contre une crise démorgaphique. Malgré les subventions votées et l'ouverture de la bourgeoisie, ils n'étaient pas parvenus à endiguer le peuplement. L'université était le dernier espoir pour la ville de s'inscrire d'une manière nouvelle au sein du réseau urbain en cours de réorganisation. D'après les échevins, nulle autre ville ne pouvait d'ailleurs prétendre à l'installation d'une université tanrt les avantages douaisiens étaient incomparables : idéalement située au cœur de terres productrices, reliée à la Flandre et à la mer du Nord par la Scarpe, régulièrement approvisionnée, inexpugnable, elle garantissait aux habitants la sceurté physique et spirituelle. Cependant, bien que parfaitement intégrée en l'Etat bourguignon, fidèle entre toutes, la ville se situait en zone frontière, en périphérie. Son économie, les finances publiques, ainsi que les revenus des élites reposaient alors sur les flux instables de marchandises. Les élus et les "seigneurs" bourgeois par ailleurs, trop orgueilleux et trop conservateurs, manquant d'ambition et de dynamisme privilégièrent leur indépendance en refusant régulièrement de se soumettre à l'Etat en formation. Charles Quint en 1531 ne pouvait que leur refuser l'université
Résumé en anglais : In 1531, the Douaisiens ask the emperor Charles Quint to cfreate faculties. For Douai, the university was the only hope to repopulate the town and to energize the urban economy. Douai was described like the place which presented only avantages but the project failed. Douai was really integrated in the burgundian space but the Douaisiens never accepted to submite to the burgundian state

Diana PALAZOVA-LEBLEU a soutenu sa thèse le 4 décembre 2009, La place de Louis-Marie et Louis-Stanislas Cordonnier dans les évolutions architecturales et urbanistiques en Europe septentrionale (1881-1940), sous la direction de François Robichon (Université de Lille 3) - 2 vol. (877 p.) : ill. en noir et en coul., fac-sims., plans ; 29 cm

Résumé en français : Les réalisations du cabinet de Louis-Marie, puis de Louis-Marie et Louis-Stanislas Cordonnier, couvrent près de soixante ans de création intense, interrompue uniquement par la Première Guerre mondiale. Des débuts de Louis-Marie Cordonnier en 1881, à la victoire au concours international du Palais de la Paix à la Haye en 1906, le promoteur de cette agence familiale établie à Lille a posé les jalons d'une production régionaliste majoritairement monumentale, lui apportant une notoriété tant nationale qu'internationale. Associés après 1919, les deux concepteurs emploient leur savoir-faire stylistique et technique au relèvement des cités dévastées de leur région. Le style Cordonnier, plus épuré, alimente aussi leur dernière œuvre majeure, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux. Pétris de culture classique française, progressivement nourrie des formules renaissantes et maniéristes des chefs-d'̈œuvre des anciens Pays-Bas - aire géographique de leur action et de leurs inspirations - Cordonnier père et fils élaborent des types d'habitations, d'hôtels de ville, de palais de la foi, de sièges du pouvoir économique et social, ainsi que des modèles urbanistiques. Cette thèse se consacre à l'étude de leurs idées architecturales et urbaines dans le contexte du premier XXe siècle, selon leurs rapports aux modèles historiques, aux théories et techniques modernes. La mise au point de formules idéales sans cesse perfectionnées traduit l'identité septentrionale en même temps qu'elle la façonne. Elle répond aux exigences du marché comme aux objectifs de carrière de ces deux créateurs de talent, à la tête d'une des agences les plus importantes du Nord de la France juqu'en 1940.

Catherine DENYS a soutenu son Habilitation à Diriger des Recherches, Une ville mieux policée ? Pratiques de l'ordre public et savoirs policiers en Europe au XVIIIe siècle le samedi 28 novembre 2009

Jury : Jean-Pierre Jessenne (Université de LIlle 3), Olivier Chaline (Université de Paris 4), Hervé Leuwers (Université de LIlle 3), Brigitte Marin (Unviersité d'AIx-Marseille), Vincent Milliot (Unviersité de Caen), Xavier ROusseaux (FNRS-Louvain-la-Neuve)

Frederick LEBRECHT a soutenu sa thèse le vendredi 23 octobre 2009, Un lignage de la haute noblesse des Pays-Bas : les Lalaing, de l'époque des ducs de Bourgogne à la Révolution française : rayonnement lignager, engagements politiques, gestion domaniale, A lineage of the high nobility of th Netherlands, the Lalaing : from the dukes of Burgundy to the French Revolution : lineage ardiance, political commitment, seigniorial management, sous la direction de Philippe Guignet (Université de Lille 3) - 3 vol.(495, lviii f.) : ill. en noir et en coul. ; 30 cm

Résumé en français : La famille Lalaing fait partie des grandes, anciennes et illustres familles qui ont participé à l'histoire des provinces septentrionales et des Pays-Bas méridionaux. Leur nom cité pour la première fois à la fin du XIe siècle, perdure jusqu'à nos jours. Originaires du Hainaut, le berceau familial est le village de lallaing, près de Douai. Au cours de la période moderne, le lignage donne naissance aux branches de Lalaing d'Hoogstraeten et de Lalaing de la Mouillerie de Maffle. Leurs membres quittent alors le hainaut pour le Nord des provinces, suivant une ligne allant du Hainaut par le Brabant, au Limbourg, à la Hollande et à la Gueldre. Chevaliers de la Toison d'or sous les ducs de Bourgogne, on les retrouve gravitant dans les sphères du pouvoir. Ils occupent des postes stratégiques sous Charles Quint, Philippe II et les archiducs, Albert et Isabelle. Ils sont d'habiles et avisés diplomates puisqu'ils parcourent l'Europe, envoyés par leurs souverains. Notre étude s'articlue autour de trois axes. Le premier concerne l'étude du lignage son rayonnement, ses mœurs et mentalités. Le deuxième aborde la place des membres du lignage dans l'histoire des Pays-Bas et les différentes charges ou fonctions exercées des ducs de Bourgogne à la fin du XVIIIe siècle. Sont également évoqués leurs rapports, leur vision de leur propre noblesse. Le dernier axe aborde la gestion et l'administration de leur domaine, à savoir la seigneurie de Lalain-Ruille-Ecaillon
Résumé en anglais : The Lalaing family is part of ancient big, and famous families which participated in the history of the northern provinces and southern Netherlands. Their patronymic named for the first time at the end of the XIth century, continues until our days. Native to the Hainaut, the family cradle is the village of Lalaing, near Douai. In the course of modern period, lineage gives birth to the branches of Lalaing d'Hoogstraeten and Lalaing de la Mouillerie de Maffle. Theirs members leave Hainaut then for the North of provinces, to a line going of Hainaut by Brabant, in Limburg, in Holland and in Guedlre. Knights of Gold fleece under the dukes of Burgundy, they find them orbiting in the spheres of power. They occupy strategical post offices under Charles the Fifth, Philipe II and the archidukes, Albert and Isabelle. They are of clever and notified diplomats since they go through Europe, sent by their sovereigns. Our study articulates around three axes. The first concerns the study of lineage, his radiance, his morals and mentality. The second approaches the place of the members of lineage in the history of Netherlands and different expenses or functions exercised by the dukes of Burgundy at the end of the XVIIIth century. Their reports, their mink of their own nobility are also recalled. The last axle approaches management and administration of their domain, to know the seigniory of Lalaing-Bruille-Ecaillon

Sophie LAMADON, épouse BARRÈRE a soutenu sa thèse le jeudi 22 octobre 2009, Les pavements à incrustation de la France du Nord (XIIe-XIVe siècle) : mise en oeuvre et place dans le décor de l'édifice religieux

Jury : Nicolas Reveyron (Université de Lyon 2), Christopher Norton (Université d'York), Marc Gil (Université de Lille 3), Christian Heck (Université de Lille 3, directeur de thèse)

Luciana MOCCIOLA a soutenu sa thèse le vendredi 6 mars 2009, Les manuscrits à peintures à Naples à l'époque de Jeanne II et de René d'Anjou : Italie et France de 1414 à 1442

Jury : Francesco Caglioti (Université de Naples "Federico II), co-directeur - Alessandra Perricioli Saggese (Università di Napoli, Santa Maria Capua Vetere) - Francesco Aceto (Université de Naples "Federico II) - Gennaro Toscano (Université de Lille 3), co-directeur - Anne-Marie Legaré (Université de Lille 3) - Bertrand Schnerb (Unviersité de Lille 3

Stéphane PALAUDE a soutenu sa thèse le vendredi 6 mars 2009, Maîtres de verreries et ouvriers des verreries noires d'Avesnois-Thiérache des années 1880 aux années 1930, Black glass factories in Avesnois-Thiérache, nineteenth-twentieth centuries sous la direction de Jean-François Eck (Université de Lille 3) - 2 vol. (675 f.) : ill. en noir et en coul, cartes, portr. ; 30 cm

Résumé en français : Aux confins des départements du Nord et de l'Aisne se trouve une zone géographique singulière : l'Avesnois-Thiérache. Cette région a un riche passé dans le domaine de l'industrie du verre, plus spécialement dans celui de la bouteillerie. Celle-ci s'est développée en fournissant en bouteilles vides le marché des vins de Champagne, de 1773 jusque 1958. Sont abordés tous les aspects constituants du sujet : culture verrière, histoire des techniques et des procédés du produit, histoire commerciale, prosopographie des dirigeants, histoire sociale, histoire des crises conjoncturelles et économiques. Deux grandes périodes se dessinent : des origines à la fin des années 1860, et de 1868, année de mise en service de la ligne de chemin de fer desservant la contrée, à 1958, année de fermeture de la dernière verrerie à bouteilles, dite noire à cause de la coloration verte foncée du matériau, de Fourmies
Résumé en anglais : From 1773 to 1958, black glassworkers produce some Champagne bottles in Avesnois-Thiérache (North of France). There are two periods : from the origins to the end of 1860's, and from 1868, when railway open this land to world trade, to 1958, when the last glass bottle factory stop definitively activities. A lot of subjects are developed : process, trade, social history and economical crises


2008

Caroline TUREK a soutenu sa thèse le vendredi 12 décembre 2008 : Réception de la peinture française en Pologne au XVIIIe siècle

Jury : Marie-Caroline Heck (directrice de thèse)

Xavier BONIFACE a présenté son dossier en vue de l'obtention de l'Habilitation à Diriger des Recherches le mardi 9 décembre 2008 : Les armes, l'honneur et la foi en France 1850-1950 avec un mémoire de recherche indédit sur : L'armée, l'Église et la République (1879-1914)

Jury : Philippe Boutry (Université de Paris I et EHESS), Jean-François Chanet (Université de Lille 3), François Cochet (Université Paul Verlaine Metz), Jacques Frémeaux (Université de Paris IV-Sorbonne), Jacques Prévotat (Unviersité de Lille 3) Christian Sorrel (Université Lumière-Lyon 2)

Odile PARSIS-BARUBÉ a présenté ses travaux en vue d’une Habilitation à Diriger des Recherches le mardi 2 décembre 2008, à l’Université de Paris I, préparée sous la direction du Professeur Philippe Boutry, sur le thème : L’invention de la couleur locale. Érudition, génie des lieux et sens du pittoresque en France (milieu XVIIIe- milieu XIXe siècle)

Jury : Philippe Boutry, Jean-Pierre Chaline, Jean-François Chanet, Alain Corbin, Jean-Pierre Jessenne et Marie-Vic Ozouf-Marignier

Marie-Laure LEGAY à soutenu son dossier en vue de l'obtention de l'Habilitation à Diriger des Recherches le vendredi 21 novembre 2008, à 14 h à la Maison de la Recherche : État, finances et territoires dans l'Europe des Lumières. "Les comptes du roi : lamonarchie française et la gestion des finances publiques au XVIIIe siècle" ; "La science de l'État et sa première application : la réforme comptable à Vienne et à BRuxelles 1760-1790"

Jury : Françoise Bayard (Lyon 3), Christine Lebeau (Paris I - Sorbonne), Mireille Touzery (Paris XII), Philippe Guignet (Lille 3), Jean-Pierre Jessenne (Lille 3), Yannick Lemarchand (Nantes)

Vincent SAMSON a soutenu sa thèse le vendredi 21 novembre 2008 : Les guerriers-fauves dans le monde scandinave de l'âge de Vendel aux Vikings (VIIe-XIe siècles). Aspects mythiques et culturels d'une tradition mariale, The "wild-warriors" in the ancient Scandinavia, from the Vendel era to the Vikings (VIth to XIth century) : a martial tradition connected with myth and cult - Stéphane Lebecq (Université de Lille 3, directeur de thèse) - 1 vol. (400 p.) : ill., couv. ill. ; 30 cm

Résumé en français : L'auteur se propose d'établir l'historicité du phénomène des "guerriers-fauves", attesté dans la société scandinave ancienne du VIème au XIème siècle. L'expression "guerrier-fauve", empruntée à Georges Dumézil, correspond au terme norrois bersekr (plur. berserkir). Dans les textes médiévaux, ce mot désigne un combattant d'une vigueur exceptionnelle, redouté pour ses accès de fureur irrépressibles (berserksgangr). D'après Snorri Sturluson, le comportement des guerriers-fauves repose sur les pouvoirs attribués dans la mythologie du Nord au dieu Odin. L'examen des sources écrites, corroboré par le témoignage du matériel archéologique, permet de relier cette tradition martiale aux croyances religieuses répandues dans les milieux aristocratiques. L'auteur aborde en premier lieu les questions étymologiques, avant d'étudier l'ensemble de la documentation historiographique, juridique et littéraire. La lecture critique du Haraldskvœđi ("Chant [en l'honneur] de Harald"), considéré comme une source primaire, revêt alors une importance particulière. L'enquête vise à produire une interprétation cohérente du phénomène, assez différente des stéréotypes répandus dans la littérature islandaise (où le guerrier-fauve se trouve fréquemment décrit comme un bandit de grands chemins) : la date de rédaction des premières sagas s'avère largement postérieure aux faits décrits. L'étude de l'iconographie germanique et de la documentation épigraphique vient confirmer les conclusions de cette analyse : le phénomène des berserkir s'inscrit dans le cadre du compagnonnage guerrier de l'époque païenne, et présente des liens étroits avec les aspects sacrés de la fonction souveraine
Résumé en anglais : The aim of this study is to establish that the tradition of "wild warriors" (French "guerriers-fauves") belonged to the historical reality of old Scandinavian society from the VIth to the XIth century. The term "guerrier-fauve" has been used some seventy years ago by Georges Dumézil to tranlate the old Norske berserkr (plural berserkir). In the medieval literature, this word describes a warrior endowed with an uncommon strenght, especially feared for its irrepressible outburste of battle rage (berserksgangr). According to Snorri Sturluson, the behaviour of the berserkir must be related to the mythical powers attributed to the god Okin. The examination of old Norse sources, joined to the evidence of the archaeological materials, leads to link these warlike tradition with the religious beliefs of the ancient Nordic aristocracy. This thesis is dealing with etymological interpretation before investigating carefully the whole spectrum of old Norse sources (skaldic and eddic poetry, sagas, laws). A particular attention has been given to the critical review of Haraldskvœđi ("Song for Harald"), which must be seen as a primary source. These analysis results in an interpretation which differs to some extents from the stereotypical pattern displayed by the Icelandic literature (where berserkir are frequently depicted as outlaws) : even the oldest sagas have been written a long time after the events they are referring to. The early medieval Germanic iconography and the runic inscriptions are both providing a strong support to this conclusion : the tradition of the berserkir is intimately connected with the sacral kingship and the institution of warlord's retinue

Charlotte WALIGORA a soutenu sa thèse le lundi 24 novembre 2008 : La vie artistique russe en France au XXe siècle - l'art de l'émigration - peinture sculpture 1900-1991 - François Robichon (Université de Lille 3, directeur de thèse)

Delphine JEANNOT a soutenu sa thèse le 24 novembre 2008 Le Mécénat artistique de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière, duc et duchesse de Bourgogne (1404-1424) - The artistic patronage of John the Fearless and Margaret of Bavaria, duke and duchess of Burgondy (1404-1424) - Anne-Marie Legaré (Université de Lille 3, directrice de thèse), 4 vol. (485, 322, 441, non paginé [ca 150] p. de pl. en coul.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm

Résumé en français : C'est en France, plus particulièrement aux XIVe et XV siècles chez les Valois, que le mécénat princier connut un âge d'or. Jean de Berry, frère du roi Charles V, fut certainement un de ceux qui illustra ce phénomène avec le plus de faste. L'historiographie brossa par contre un tout autre portrait de son neveu, Jean sans Peur, en faisant de lui un fin politique, parfois manipulateur, loin du prince cultivé amateur d'art. Et pourtant, nous devons au mécénat du duc de Bourgogne quelques unes des plus belles réalisations artistiques de l'époque. La qualité des sources conservées, en particulier des inventaires après décès, nous ont permis de reconstituer les collections de manuscrits, tapisseries, peintures, pièces d'orfèvrerie et œuvres sculptées en possession de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière au moment de leur décès. Ce travail permet ainsi de mesurer la qualité de leur mécénat artistique jusqu'alors méconnu. Il en ressort en outre que l'œuvre d'art n'avait pas qu'une valeur esthétique mais aussi une réelle fonction politique en tant qu'outil de propagande notamment. La dernière fonction de l'art était évidemment économique puisque le mécénat du duc et de la duchesse de Bourgogne permettait de faire vivre un nombre assez important d'artisans, système que nous avons mis en lumière.Les différents points de cette recherche visent enfin à réhabiliter le rôle de la femme dans le mécénat princier à l'époque médiévale, en proposant une étude à part entière des collections de Marguerite de Bavière
Résumé en anglais : In France, especially in the XIVth and XVth centuries with the Valois, the patronage knew a golden age. John of Berry, the brother of the king Charles V, was certainly one of those who illustrated this fact with the most splendour. On the contrary, the past historical studies brought us a very different portrait of his nephew, John the Fearless, who was depicted as a wise politician, sometimes a manipulator and was far from the cultivated prince who love art. Nevertheless, the artistic patronage of the duke of Borgondy gave us some of the most beautiful pieces of art from this time. Thanks to the quality of the remaining sources, in particular the inventories after the death, we have reconstructed the collections of manuscripts, paintings, tapestries, goldsmith artefacts and sculptures which were owned by John the Fearless and Margaret of Bavaria at the time of their death. So this work allows us to measure the quality of their artistic patronage until then underestimated. Moreover, we realize that the art was not only aesthetic but had also a real political function. The last role played by art was obviously economic because the artistic patronage of the duke and the duchess of Burgondy made it possible for quite numerous artists to survive, a system that we have stressed before. The avrious points of this research finally aim to rehabilitating the role of the woman in the artistic patronage of the Middle Ages by proposing a separate study of the collections or Margaret of Bavaria

Sébastien ROSSIGNOL a soutenu sa thèse le 18 juillet 2008, Civitas, société et habitat en Europe centrale (VIIIe-XIIe siècle)

Jury : Jorg Bolling (Université de Gottingen - Allemagne), Geneviève Bührer-Thierry (Université de Marne-la-Vallée), Franziska Meier (Université de Gottingen -Allemagne), Thomas Saile (Universitéde Bamberg - Allemagne), Hedwig Rockelein (Université de Gottingen - Allemagne - co-directeur de thèse), Stéphane Lebecq (Université de Lille 3 - co-directeur de thèse),

Delphine HANQUIEZ a soutenu sa thèse le 5 mai 2008, L'église prieurale de Saint-Leu-d'Esserent (Oise) : analyse architecturale et archéologique - The priory church of Saint-Leu-d'Esserent (Oise) : architectural and archaeological analysis, sous la direction de Christian Heck (Université de Lille 3, IUF) - 3 vol. (979 p.) : ill. en noir et en coul., plans, cartes ; 30 cm

Résumé en français : L'église de Saint-Leu-d'Esserent fut restituée par le comte Hugues de Dammartin à l'évêque de Beauvais, en 1081, à la condition d'en faire un prieuré dépendant de l'abbaye de Cluny. Cette rétrocession s'accompagna de libéralités importantes. Une communauté, tirant ses revenus d'un patrimoine foncier et de droits divers, s'installa donc vraisemblablement dans un premier temps dans l'église préexistante. La construction de la nouvelle église s'est déroulée sur un peu moins d'un siècle, depuis le deuxième quart du XIIe siècle jusqu'au tout début du XIIIe siècle. Elle s'est effectuée en trois phases successives, par enveloppement de l'œuvre précédente, en commençant à l'ouest par l'avant-nef, puis en se poursuivant à l'est par le chevet, qui présente un plan à chapelles rayonnantes contiguës. Dans la continuité du chantier du chœur fut entreprise la construction de la nef. Les deux premières œuvres offrent les caractères des œuvres du premier art gothique tandis que la troisième est un exemple du gothqiue classique. L'approche pluridisciplinaire de ce travail - histoire, histoire de l'art et archéologie du bâti - permet à la fois de procéder à la première étude détaillée du chantier et de replacer l'église prieurale de Saint-Leu-d'Esserent dans la paysage monumental de la Picardie et du domaine royal, d'une part, et dans la série des prieurales clunisiennes, d'autre part. Conçue pour répondre à des objectifs fonctionnels et symboliques, l'architecture de l'église ne prend son sens que si elle est considérée comme la traduction dans la pierre des préoccupations des hommes qui l'ont fait naître
Résumé en anglais : The parish church of Saint-leu-d'Esserent was granted by Count Hugh of Dammartin to the bishop of Beauvais in 1081, provided that it would be given to Cluny Abbay to found a priory. The new monastic establishment was generously endowed and a comunauty rapidly settled, at first probably in the old parish church. The construction of the new church took a little less than a century, from the second quarter of the twelth century to the beginning of the thirteenth century. It unfolded in three successive phases, by envelopment of the previous church, dated to the late eleventh century. It began with the western avant-nef, and continued with the choir, an apse with radiating chapels. These two parts were afterwards connected by a new wave. The two first works belong to the Early Gothic, while the third is an example of High Gothic architecture. The multidisciplinary approach of this study - history, history of art and archaeology of the elevations - allows us to provide the first detailed account of the unfolding of the priory construction and to situate the priory church of Saint-Leu-d'Esserent in the monumental lanscape of Picardy and the royal domain, on the one hand, and in the series of Cluniac priories, on the other hand. Conceived to meet functional and symbolic aims, the architecture of the church should be understood like the materialisation in stone of the interests of the men responsible for its creation

Yacob MAHI a soutenu sa thèse le 29 mars 2008, La prédication islamique en Belgique : Sadek Charaf (1936-1993) : prototype de la construction d'un discours - Islamic preaching in Belgium : Sadek Charaf (1936-1993), prototype of the construction of a speech - Jean Martin (Université de Lille 3 - directeur de thèse) - 1 vol. (473 p.) : fac-sim. ; 30 cm

Résumé en français : Pour cerner la prédication islamique, une approche descriptive de l'islam belge tant institutionnelle que sociologique s'impose. Sadek Charaf est un agent du discours islamique. Quel impact son discours a t-il sur les expressions plurielles de la manière de se dire musulman ? Une approche de son environnement formatif ainsi que les formes d'expression discursive, sont présentées sur la base de données cognitives, et des aspects pédagogiques de la da'wa de celui-ci. Cette étude tente de mesurer l'impact du "verbe charafien" et pose la question de la contribution de l'éducation islamique dans la construction de l'identité citoyenne et spirituelle à la fois, en Belgique
Résumé en anglais : To determinate Islamic preaching, a descriptive approach of Belgian Islam as well institutional as sociological imposes itself. Sadek Charaf is an agent of the Islamic speech. Which impact its speech has with the plural expressions in the manner of saying itself Moslem ? An approach of its formative environment as well as forms of discursive expression, are presented on the basis of cognitive data, and teaching aspects of the da'wa of this one. This study tries to measure the impact of the "verb charafian" and raises the question of the contribution of education Islamic in the construction of the identity citizen and spiritual in the same time, in Belgium

Éric VANLANDTSCHOOTE a soutenu sa thèse le 28 mars 2008, État et évolution de l'élevage dans l'espace septentrional, Flandres-Hainaut (1690-1850) - State and evolution of the breeding in the Northern space - Dominique Rosselle (Directeur de thèse, Université de Lille 3) - 3 vol. (679 p.) : cartes, fac-sim., couv. ill. en coul. ; 30 cm

Résumé en français : Cette thèse consacrée à l'élevage du département du Nord au XVIIIème siècle complète les recherches historiques consacrées à cette activité pour la France. La reconstitution des élevages de subsistance, propriétés d'une masse de paysans et des élevages spéculatifs conduits par les grandes exploitations constitue la trame de cette étude. L'approche des différentes productions animales met en évidence leurs richesses économiques et leurs rôles dans le maintien de l'équilibre social des campagnes. L'ananlyse de l'évolution des cheptels entre 1700 et 1850 démontre l'influence des ruptures dans leurs cheminements généraux et autorise l'identification des multiples systèmes agro-pastoraux du département du Nord. De même, l'évaluation de leurs progressions dans l'ère pré-industrielle annonce les grands traits des futurs élevages industriels
Résumé en anglais : This thesis, devoted to 18th century' breeding in the North of France, completes the historical research carried out into this activity in France. The reconstruction of subsistence breeding, which a majority of farmers lived off and of speculative breeding, led by big farms, constitutes the thread of this study. The approach to different animal breeding underlines their economic affluence and the roles they played in maintaining social balance in the country. The analysis of the livestock's evolution from 1700 to 1850 shows the breaches' influence in their general progressions and helps identifying numerous agro-pastoral systems of the North Department. Moreover, the assessment of their progressions in the pre-industrial era foreshadows the broad lines of the future industrial breeding

Abraham LAHNITE a soutenu sa thèse le 21 janvier 2008, La politique berbère du protectorat français au Maroc et la participation de l'élément musulman aux affaires publiques (1912-1956) : cas de la région de Souss - Jean Martin (Université de Lille 3 - directeur de thèse)

Résumé en français : La politique berbère du Protectorat Français au Maroc, et en particulier dans le Souss, était un tournant historique pour le Gouvernement Chérifien puisqu'elle prenait un cadre politique, administratif et judiciaire bien défini et bien réglementé. Elle cachait bien ses intentions assimilatrices et séparatistes notamment en matière constitutionnelle, soit par sa capacité d'interprétation des coutumes locales, soit par son rattachement à l'infinie variété des territoires du pays berbère où la frontière entre le législatif et le judiciaire était confuse. Cette politique favorisait l'organisation et le fonctionnement de la justice notamment sous ses divers aspects (Chrâa, Makhzen) et repoussant, paradoxalement, certaines règles du Droit musulman et n'obéissant, en principe, qu'à des coutumes locales appelées Orf. C'était là tout le problème de cette politique qui se voulait profondément respectueuse de la tradition berbère et de son indépendance mais qui rejetait en définitive le caractère religieux de la justice marocaine, à l'origine de l'unité de ses principales institutions. Ainsi l'application des lois existantes dans le Sous où les traits de la société berbère étaient le mieux conservés, allait se heurter à une fusion quasi complète du législatidf et du judiciaire justifiant les nouveaux modes de l'influence française dans le processus d'occidentalisation du pays que le Gouvernement du Protectorat voulait bien poursuivre.

Anne LANGLET-MARTIN a soutenu sa thèse le 15 janvier 2008, Georges Forest (1881-1932), un pionnier de l'architecture industrielle dans l'Europe du Nord-Ouest - François Robichon, directeur de thèse - 2 vol.(631 f.) : ill. en coul., cartes en coul. ; 30 cm

Jury : Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, Jean-François Eck, Claude Massu, Pierre Pinon,


2007

Damien THIRIEZ a soutenu sa thèse le 21 décembre 2007, La religion des milieux ouvriers catholiques dans les bassins houillers franco-belges et haut-silésiens (1922 - printemps 1939) - André Chwalba (Université Jagellone), Jacques Prévotat, directeur de thèse (Université de Lille 3)

Résumé en français : Les ouvriers des bassins miniers formaient-ils un milieu religieux doté d’une culture propre ? La perspective comparatiste permet de se focaliser sur le comportement de ces ouvriers dans le bassin minier franco-belge (bassins du Pas-de-Calais, du Nord, Borinage, Centre, pays de Charleroi et Entre-Sambre-et-Meuse) et le Bassin industriel de Haute-Silésie (GOP ; il comprenait bassin minier et industriel de Haute-Silésie, coupé en 1922 en deux régions que nous avons appelées « région de Beuthen » et « région de Katowice », le bassin de la Dombrowa et une petite partie du bassin de Cracovie).
L’essentiel de la documentation étudiée provient des milieux ecclésiastiques : rapports de visites pastorales, fonds d’Action catholique, lettres de fidèles, chroniques paroissiales, presse diocésaine et paroissiale, registres de baptêmes de paroisses représentatives. Un recensement des autels latéraux et de leurs saints a aussi permis de prendre la mesure de la foi populaire. Si les sources policières consultées ont apporté peu d’information (les fonds de la Gestapo auraient sans doute été plus instructifs, mais ils n’ont pas pu être consultés), les enquêtes de la Compagnie d’Ostricourt (CHM, Lewarde) ont permis de compléter ces informations. Les enquêtes de terrain des anthropologues présentent en outre les pratiques religieuses moins officielles, tandis que les mémoires recueillis par les sociologues polonais donnent la parole aux ouvriers eux-mêmes.
Les conclusions de ces travaux peuvent être résumées autour de deux grands axes. Le premier concerne la question de l’autonomie de la culture religieuse ouvrière. Le recours aux symboles miniers était attesté dans tous les bassins, et montrait que les formes religieuses s´étaient adaptées aux besoins spécifiques aux ouvriers des bassins miniers. Il serait toutefois exagéré de parler d’une religion minière, même en Haute-Silésie. Il n’y avait pas non plus de religion ouvrière. Les ouvriers des bassins miniers français baptisaient leurs enfants nettement plus tard que les autres, mais l’analyse de sanctuaires belges ne met pas en évidence de comportements typiquement ouvriers. Il est donc plus juste de voir dans la religion du monde ouvrier l’une des manifestations d’une culture religieuse plus large. Ces conclusions rejoignent celles des ethnologues, qui insistent souvent sur la relative continuité entre les cultures rurales et urbaines au début du XXe siècle. Cela était particulièrement net en Haute-Silésie : l’analyse des délais de baptêmes ou des comportements lors des fêtes paroissiales montrent que seule l’intelligentsia se démarquait vraiment de pratiques populaires dont les mineurs étaient garants.
Une stratification religieuse des milieux ouvriers montre par ailleurs une grande diversité d’attitudes. Les « ecclésiaux », qui se référaient aux prescriptions de l’Église catholique tout en intégrant un certain nombre de croyances hétérodoxes, étaient majoritaires en Haute-Silésie, nombreux dans le Bassin de la Dombrowa, très minoritaires dans le bassin minier franco-belge. On peut diviser ce groupe en « pratiquants » et « militants », attachés à l’idée de l’apostolat des laïcs. Ces derniers étaient plus nombreux dans les bassins miniers franco-belges qu’en Haute-Silésie. Dans le Bassin de la Dombrowa, le catholicisme associatif était très faible. Les « croyants non institutionnels », eux, se sentaient membres de l’Église catholique, et estimaient que la célébration des grands rites de passage était un gage suffisant de piété ; ils entretenaient des rapports lointains avec l’institution romaine. Les « saisonniers » limitaient leurs contacts avec le prêtre aux rites de passage, tandis que les « festifs » participaient aux fêtes paroissiales.
La répartition de ces groupes évoluait dans le temps. Ainsi, le nombre d’ouvriers « ecclésiaux » diminua sensiblement dans le Bassin de la Dombrowa durant les années trente. De même, les mineurs Polonais du Nord-Pas-de-Calais alignèrent en l’espace de quelques années leurs comportements religieux sur ceux des ouvriers français. Dans le bassin minier franco-belge, les succès de l’Action catholique entraînèrent un modeste accroissement du nombre d’« ecclésiaux ».

Laurent BRASSART a soutenu sa thèse le 15 décembre 2007, La République à l'épreuve de l'ordinaire et de l'exception État-Nation, pouvoirs locaux et comportements collectifs dans l'Aisne sous la Première République

Jury : Michel Biard (Université de Rouen), Peter Jones (Université de Birmingham), Hervé Leuwers (Université de Lille 3), Jacques Peret (Université de Poitiers), Jean-Pierre Jessenne, directeur de thèse (Université de Lille 3)

La thèse tocquevilienne d’une emprise grandissante de l’État révolutionnaire sur la société civile ne saurait être confirmée par l’étude des interactions entre l’État-Nation en formation, les pouvoirs locaux et les mouvements collectifs dans le département de l’Aisne de 1790 à 1795. Si ce département rural picard, à l’interface entre Paris et la Frontière septentrionale, se montre capable de satisfaire les exigences de la République et de supporter les inflexions nationales successives, son apparent conformisme cache néanmoins des dynamiques et des rythmes politiques largement différenciés régionalement. Toutefois, cette spatialisation des comportements politiques des Axonais en Révolution ne se confond nullement avec le clivage traditionnellement établi entre des campagnes, territoires du conservatisme et des villes toutes acquises à la Révolution.
Si les Axonais n’ont jamais basculé ouvertement dans la surenchère révolutionnaire ou dans l’anti-révolution massive, s’ils ont su réussir leur intégration nationale, ils le doivent à une forme surprenante de fusion entre l’État d’exception et le système des pouvoirs locaux ordinaires, notamment les administration départementale, de district et les communes, toutes capables de réguler les contradictions entre les exigences étatiques et certaines aspirations des mouvements collectifs locaux, qu’ils soient d’origine jacobine ou paysanne.
Du renversement de la Monarchie en août 1792 jusqu’à l’été 1793, prévaut une continuité républicaine ordinaire conduite par une configuration institutionnelle des pouvoirs locaux pourtant héritée de la Monarchie constitutionnelle. Si l’État a survécu aux crises locales qui ont éclaté au moment de l’échec de la fuite du roi en juin 1791 et de la prise des Tuileries le 10 août 1792, les causes sont à trouver, d’une part dans le recours des pouvoirs locaux à des pratiques ponctuelles d’exception, de l’autre à la continuité de la détention de ces mêmes pouvoirs locaux par une « pré-notabilité » élue d’hommes de lois et de grands fermiers, rompue à l’exercice de l’intermédiation entre Local et National. Durant toute cette période, les affaires de la République sont prises en charge localement, avec succès, sans qu’aucun véritable processus de centralisation ne soit à l’œuvre. Au contraire, la réussite de la levée des 300 000 hommes illustre l’efficacité communale d’un État ordinaire face à une situation déjà extraordinaire, celle de la guerre. Et si en juin 1793, les assemblées sectionnaires de la ville de Saint-Quentin appellent à la révolte « fédéraliste », l’origine de leur échec est à trouver à la fois dans le jeu des rivalités permanentes depuis le début de la Révolution de certaines villes et certains pouvoirs locaux mais aussi dans l’efficace régulation de l’administration départementale.
La transition entre l’État ordinaire et l’État d’exception se fait tardivement, à partir de l’été 1793, et ne résulte aucunement, comme l’affirme une antienne historiographique tenace d’un processus unilatéral de réduction des libertés locales décidé par un Etat jacobin contre les pouvoirs locaux. Au contraire, c’est à l’initiative de ces pouvoirs locaux, pressés par les demandes de la société axonaise paniquée devant l’invasion autrichienne, que s’instaure l’État d’exception. Un état d’exception, nullement monolithique et uniforme dans ses pratiques, puisqu’en fonction de l’évolution des rapports entre le pouvoir central, les pouvoirs locaux et les mouvements collectifs, il prit successivement dans l’Aisne trois formes différentes entre le mois d’août 1793 et l’avènement du Directoire en brumaire an IV.
Le premier âge de l’État d’exception s’étend de l’été 1793 à nivôse an II et repose sur un partenariat étroit entre les représentants du peuple en mission, émanations du pouvoir central, et les pouvoirs institués ordinaires du département de l’Aisne, notamment l’administration départementale. En intégrant à l’exercice du pouvoir légal, par le biais de la floraison des comités de surveillance et des sociétés politiques, les mouvements collectifs qui s’étaient révélés à l’occasion de la consultation référendaire de juillet 1793, ce premier état d’exception parvint d’abord à répondre aux exigences du salut Public, largement confondues dans l’Aisne avec l’effort de guerre. Il suscita aussi une adhésion citoyenne à sa politique par le maintien des formes locales du pouvoir et les pratiques d’intermédiation des représentants en mission.
Le second âge de l’État d’exception correspond à l’instauration locale du Gouvernement révolutionnaire en décembre 1793. Si l’historiographie associe traditionnellement le renforcement de la Terreur au Gouvernement révolutionnaire, force est de constater que le cas de l’Aisne infirme une telle interprétation. Une sortie précoce de la Terreur s’amorça très tôt dans ce département, si bien qu’il n’est pas exagéré de parler d’un « Thermidor en germinal » (avril 1794). À l’origine de cette auto-dissolution de l’État d’exception de l’an II, se trouve la nouvelle configuration du pouvoir local instituée par la loi du 14 frimaire an II (4 décembre 1793) : l’abaissement du pouvoir de l’administration départementale, jusqu’alors plus radicale que les représentants du pouvoir central, les rivalités personnelles qui minent l’action de ces derniers, l’incapacité des sociétés populaires et des comités de surveillance à s’ériger en contre-pouvoir face aux municipalités, les modulations stratégiques des alliances formées entre certains pouvoirs locaux contre d’autres, le tout en liaison avec la lutte des factions et les réseaux animés par certaines personnalités du département, en premier Saint-Just, se sont avérés particulièrement contre-productifs à l’emprise terroriste de l’État central.
La chute de Robespierre, le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) marque paradoxalement une renaissance de l’État d’exception dans l’Aisne. Ses pratiques centralisatrices et interventionnistes renforcèrent tellement cet Etat d’exception thermidorien, qu’il lui fut aisé au printemps 1795 de se muer en un Etat militaire pour contenir la violence des mouvements collectifs réveillés par la crise économique et sociale de l’an III.

Chantal LENOIR-ACHERÉ a soutenu sa thèse le 14 décembre 2007, Jean Joseph Weerts (1846-1927) : vie et oeuvre

Jury : Bruno Foucart (Université Paris IV), Bruno Gaudichon (Conservateur, Musée de Roubaix), Marie-Claude Genet-Delacroix (Université de Reims), François Robichon directeur de thèse (Université de Lille 3 - IRHiS)

Résumé : Le peintre Jean-Joseph Weerts (1846-1927) est le fils d’émigrés belges qui se sont rencontrés en 1843 à Roubaix alors qu’ils y étaient venus, lui d’Anvers, elle de Hooglede, à la recherche d’un emploi d’ouvrier dans l’industrie textile du Nord en plein essor. De cette union, non formalisée par un mariage, naquirent neuf enfants. Très tôt on reconnut à l’aîné de leurs enfants, Jean-Joseph Weerts, des dispositions étonnantes pour le dessin, sans doute encouragées par son père, ancien élève des cours de l’Académie d’Anvers. Après ces premiers rudiments transmis par son père, l’adolescent fit son apprentissage du dessin et de la peinture, sous la direction du professeur Mils, à l’école académique de Roubaix, obtenant tous les prix. Ses premiers succès le conduisirent tout naturellement, nanti de la première bourse d’études créée par la ville de Roubaix, pour achever sa formation à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier d’un grand maître, Alexandre Cabanel. Exposant au Salon dès 1867 il y rencontre ses premiers succès avec le Portrait de Madame Gallie-Marie, célèbre cantatrice. Par la suite, c’est une succession ininterrompue d’envois aux nombreux Salons de l’époque. Weerts est l’auteur d’une œuvre prolifique et variée : des portraits issus de la tradition académique, de minuscules petits portraits fins et précis, « grand comme la main » qui firent son succès et son originalité, par la qualité de ces œuvres où palpite une forte intensité d’expression. Il réalisa de nombreux décors monumentaux peuplés de personnages constituant autant de portraits d’hommes et de femmes célèbres de son époque, appartenant au monde politique, au monde des affaires ou au monde de l’art que l’actualité plaçait sous ses feux. Il composa également des tableaux d’histoire religieuse, Jésus-Christ descendu de la Croix (1875), La Légende de saint-François d’Assise (1877), privilégiant cependant l’illustration des plus célèbres épisodes de la Révolution Française, L’Assassinat de Marat (1880). Il se distingua encore dans des scènes relevant de la peinture militaire et patriotique par lesquelles il contribua, notamment avec La mort de Joseph Bara (1883) à fournir une célèbre image héroïque du héros de 1793 que popularisèrent les livres d’histoire des écoles de l’État, sur une période consécutive de soixante-dix ans. Durant toute sa carrière de peintre de la Troisième République, il rencontra succès et gloire, intégrant le Conseil Supérieur des Beaux-Arts et recevant les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, distinction célébrée magistralement par sa ville natale. À Roubaix d’ailleurs, il vouera une reconnaissance éternelle pour la bourse d’étude qu’il avait reçue d’elle au début de sa carrière de peintre. La fondation en 1924 du prix de peinture « Weerts » ainsi que la création du musée Weerts qu’il eut la chance de créer et d’inaugurer de son vivant, constituent un témoignage fort de cette reconnaissance.
La recherche présentée aujourd’hui sur l’un des peintres les plus sincères et les plus intéressants qu’ait connu le XIXe siècle, propose de redécouvrir cet artiste prolifique, célébré et honoré en son temps, tombé injustement depuis dans l’obscurité. Son œuvre pleine de science et de conscience s’ajoute au patrimoine régional et national et le classe dans l’histoire de l’Art parmi les meilleurs peintres de portraits et les grands peintres d’histoire de son époque.

Hervé BOËDEC a soutenu sa thèse le 10 décembre 2007, Invention picturale et pensée théologique dans l'oeuvre de Bellegambe. Autour des retables conservés dans le Nord de la France

Jury : François Boespflug (Université de Strasbourg II), Didier Martens (Université libre de Bruxelels), Hélène Mund (Institut royal du Patrimoine Artistiques, Bruxelles), Christian Heck, directeur de thèse (Université de Lille 3-IRHiS, IUF)

Résumé : Redécouverte à la fin du XIXe siècle, l’œuvre de Jean Bellegambe (Douai, 1470/80-1535/1536) consiste en une vingtaine de retables et de tableaux dévotionnels, destinés essentiellement aux couvents mendiants et aux abbayes de Douai et ses entours, et dont plusieurs sont remarquables par la densité ou l’originalité de leur programme iconographique. Sans véritable antécédent dans la région, l’art de Bellegambe manifeste aussi un étonnant opportunisme formel, réceptif aussi bien aux traditions du XVe siècle qu’aux formes et modèles récents produits aux Pays-Bas (Van Orley, Metsys, Van Cleve) ou diffusés par la gravure (Lucas de Leyde, Marcantonio Raimondi). À partir de la fusion de ces multiples influences, il élabore dès les années 1510 un style original qui trouve son accomplissement dans la réalisation de grands retables comme le Polyptyque d’Anchin (vers 1510-1515), le Triptyque du Jugement dernier (vers 1525) ou le Triptyque de l’Adoration (1528). En parcourant l’ensemble de l’œuvre, il s’agissait d’abord de comprendre ce qui fait la cohérence de ce langage pictural, d’en analyser les formes paradigmatiques et la syntaxe, d’examiner ensuite dans quelle mesure ses choix formels étaient déterminés par la nature même des programmes iconographiques, et enfin de montrer à partir de quelques exemples significatifs comment s’y exprime ce qu’on appellera, faute de mieux, une « pensée théologique ».
Bellegambe privilégie la clarté d’exposition à la force expressive ; ses compositions totalisantes ou synoptiques reposent toujours sur des effets d’unité, d’ordre et de symétrie. Gestuelle et attitudes y sont strictement codifiés. L’inscription textuelle dans l’image instaure une dialectique du visible et du lisible. Cette « rhétorique » picturale où la solennité l’emporte sur l’expression, le jeu des regards et des gestes sur le mouvement, la hiérarchisation symbolique de l’espace et des architectures sur leur fonction mimétique, prend tout son sens quand elle est rapportée aux objectifs spirituels, théologiques et pastoraux des commanditaires (ou de leurs conseillers). Ainsi le Polyptyque d’Anchin, seul élément conservé d’un vaste programme mis en œuvre par l’abbé Coguin, offre-t-il l’image d’une communauté bénédictine idéale, dont l’exaltatio caelestis est nourrie par la soumission à la Règle. Conçu comme un retable à transformations, il se présente à la fois comme un itinéraire spirituel menant à la béatitude, une double célébration liturgique et une figuration de la Cité de Dieu dont l’avènement est subordonné à la vocation monastique. Ce triple enjeu, éthique, liturgique et théologique est servi par une composition inédite, inspirée des Allerheiligenbilder, articulant image et discours, jouant des effets symboliques de la perspective, de l’enchâssement et de la mise en abyme.
Les diverses images immaculistes peintes par Bellegambe s’expliquent par le succès local de la doctrine, encouragé entre autres par l’activisme franciscain et par les confréries mariales. Elles traduisent aussi la réception par l’artiste de types iconographiques apparus vers 1480-1500, qu’il adapte à son propre système figuratif. La Tota Pulchra se transforme en un paysage allégorique cohérent, apte à fixer la méditation du spectateur à la fois sur les vertus de la Vierge et sur son rôle dans le plan du Salut ; sa « dispute » de l’Immaculée Conception, brillante mise en scène du discours immaculiste, fonctionne comme un équivalent pictural des traités de propagande immaculiste contemporains.
Cette poétique de l’appropriation s’observe enfin dans trois triptyques : le Bain Mystique (vers 1510), l’Adoration de l’Enfant (1528) et les Apprêts de la Crucifixion (vers 1525-1530), où Bellegambe procède à la fusion synthétique de modèles iconographiques traditionnels ou importés récemment des Pays-Bas. L’unification narrative, dramatique ou allégorique du champ pictural se double d’un jeu de correspondances, soit entre texte et image, soit entre figures et décor, qui renforce les implications dogmatiques ou liturgiques de l’image qui se lit alors comme une véritable « exégèse figurative » de l’Écriture. Des procédés d’implication du spectateur-commanditaire dans l’image soulignent par ailleurs la fonction dévotionnelle de ces tableaux, dont deux au moins se réfèrent implicitement au culte local de reliques du Christ.
Dans les tableaux étudiés, l’inventivité artistique de Bellegambe se manifeste donc avant tout dans l’habileté avec laquelle il donne une forme lisible et sensible à des programmes souvent très abstraits dont il parvient en même temps à préserver la complexité. Art savant destiné à (ou conçu par) une élite cléricale « conservatrice », cette peinture ne connaîtra pas de réelle postérité, sans doute parce que la pensée figurative qui y est à l’œuvre paraîtra vite caduque face aux nouveaux paradigmes figuratifs (« humaniste » puis « romanistes ») qui s’élaborent aux Pays-Bas à cette époque.

Jean-Luc MASTIN a soutenu sa thèse le 8 décembre 2007, Capitalisme régional et financement de l'industrie, région lilloise, 1850-1914

Jury : Éric Bussière (Université Paris IV), Jean-François ECK (Université de Lille 3-IRHiS), Peter HERTNER, Université de Halle, Institut Européen de FLorence), Michel Lescure (Université de Paris X), Michel Margairaz (Université de Paris X), Jean-Pierre Hirsch, directeur de thèse (Université de Lille 3-IRHiS)

Résumé : À partir d’une étude quantitative des flux d’investissements (capitaux endogènes investis dans l’arrondissement ; capitaux extrarégionaux entrants ; capitaux endogènes investis à l’extérieur) fondée sur l’analyse statistique de quelque 3900 actes de société, l’auteur s’interroge sur les raisons du prolongement de la spécialisation textile régionale au temps de la seconde industrialisation, et montre que la diversification et la modernisation du tissu industriel régional ont été essentiellement dues aux capitaux extérieurs (parisiens et belges surtout). Or, au même moment (après 1895), c’est l’explosion des investissements extérieurs (chapitre I).
Approche, à l’échelle régionale, du processus de mondialisation, cette thèse est aussi l’analyse d’un système de capitalisme régional (avec ses nuances locales) qui tente d’éclairer les difficultés actuelles de la reconversion.
Changement d’échelle : l’analyse micro-économique centrée sur le textile (approche monographique et étude des bilans de cinq firmes textiles de Lille, Roubaix, Tourcoing) montre que, contrairement à ce qu’on pense, le capitalisme familial n’était pas, ici, malthusien, mais visait à l’expansion. Elle réexamine les fonctions respectives d’un autofinancement certes élevé (essentiellement consacré au développement des groupes et visant, par un amortissement très rapide, à réduire rapidement le poids des immobilisations pour développer les activités proprement commerciales) et d’un endettement finançant la croissance interne et largement valorisé (à Roubaix surtout) comme un signe de puissance sociale et comme un facteur essentiel (avec l’intense endogamie) de la cohésion du milieu. L’étude des solidarités débouche sur l’analyse des groupes familiaux : l’apparente dispersion des raisons sociales cachait une structure de groupes en constellations (chapitre II).
Les relations inter-firmes et plus largement l’organisation du capitalisme régional font l’objet du chapitre III. L’étude sans schématisme, du jeu de la concurrence et de la coopération conduit à détruire le mythe de l’individualisme des industriels textiles. Menée à partir d’une source inédite déposée au CAMT, l’étude du fonctionnement du cartel des peigneurs de laine entre 1881 et 1914 renverse des idées jusqu’ici tenaces sur les cartels textiles : la réglementation de plus en plus complexe mise au point au sein de ce cartel et la polyvalence de ce dernier démentent l’idée de « cartels à formes simples » (Aftalion) ; sa consolidation après 1895 s’oppose à l’image d’ententes précaires ; son rôle actif dans la concentration de l’industrie du peignage renverse l’idée de vocation défensive et conservatrice des ententes. Enfin, la fédération des syndicats textiles, aux niveaux régional, national et international, plaçait les plus grands groupes familiaux de l’arrondissement au cœur du processus de régulation des marchés.
Retour au niveau méso-économique et changement de point de vue, désormais centré sur l’offre de capitaux. L’analyse du système bancaire régional montre l’articulation entre : les banques locales et régionales, contrôlées par les intérêts textiles et rendues de plus en plus solidaires par un maillage familial étroit ; les établissements de crédit, qui n’avaient d’autres choix que de s’adapter aux pratiques locales et donc de se lancer dans le crédit personnel (auprès de quelques très gros clients) ; et la Banque de France, qui, dès les années 1860, s’est laissée entraîner puis (après 1895) s’est lancée dans la commandite, par l’escompte d’un abondant papier de crédit présenté par les riches cédants directs. Si on peut contester, dans une certaine mesure, l’idée de la « banalisation » des banques (M. Lescure) à partir des années 1880 (c’est-à-dire l’alignement des banques régionales développant leurs réseaux d’agences, sur les pratiques des établissements de crédit), on ne peut qu’être frappé, à l’époque de la pléthore des capitaux régionaux, par la sclérose des formes du crédit bancaire, toujours centré sur le crédit à court ou moyen terme demandé par le textile (chapitre IV).
La sclérose fut aussi celle du marché financier « public » (en dehors des circuits privés de financements à long terme) : demande de titres très concentrée ; offre restreinte en raison de la rareté des titres de sociétés locales par actions en circulation ; permanence de la spécialisation de la Bourse de Lille sur les valeurs minières (charbonnages surtout) que l’afflux des valeurs pétrolières de Galicie et de Roumanie en 1913-1914 ne dément pas ; enfin, impuissance des rares petites banques d’affaires locales à drainer l’épargne régionale au profit d’une diversification, menée en revanche après 1900 par la finance parisienne, anversoise, anglo-américaine, tandis que des banques d’affaires comme Clairin ou le Consortium du Nord se consacraient à l’exportation des capitaux régionaux (chapitre V).
Enfin, dans un « épilogue », on revient sur les années 1900-1914, au cours desquelles l’explosion des investissements extérieurs s’est accompagnée des premières pertes de contrôle dans le textile lui-même.
Pour répondre à la question initiale, on ne peut éviter de formuler quelques hypothèses touchant aux stratégies dominantes du milieu d’affaires dominant (en particulier de Roubaix-Tourcoing dont le poids a été croissant) : conception de la région comme une « fédération de familles » ; poids de la rente charbonnière ; esprit utilitariste ; mais surtout, choix renouvelé (au début du XXe siècle) de la spécialisation, comme moyen de conservation sociale.

Anne-Brigitte SPITZBARTH asoutenu sa thèse le 7 décembre 2007, Ambassades et ambassadeurs de Philippe le Bon, troisième du de Valois de Bourgogne (1419-1467)

Jury : Bertrand Schnerb (Université de Lille 3 - Directeur de Thèse)

Résumé : Au XVe siècle, Philippe le Bon, premier pair de France et prince d’Empire, se trouva à la tête d’un État qu’il étendit considérablement durant son principat. La diplomatie joua un rôle significatif dans cette extension. Dès lors, il convient de s’interroger sur les vecteurs et acteurs de cette diplomatie que furent les ambassades et ambassadeurs et donc, de déterminer quels furent les moyens mis en œuvre par le duc de Bourgogne pour en assurer le déploiement et l’exécution. Ces moyens furent principalement de trois types : conceptuels et intellectuels d’une part, humains d’autre part et enfin, matériels. Il s’agit de définir précisément les concepts d’ambassadeurs et ambassades, d’identifier les méthodes utilisées par les premiers, les outils mis à leur disposition ; puis de déterminer dans quels groupes socio-culturels et comment ils furent choisis, si parmi eux on pouvait distinguer des experts ou identifier des carrières ; et enfin, tenter de déterminer quels furent les moyens matériels et en particulier, financiers, consacrés par le duc à l’envoi de ses ambassades et à la rétribution de ses ambassadeurs. En étudiant les moyens mis en œuvre, cette cherche offre des éléments permettant de resituer la place accordée à la diplomatie par Philippe le Bon dans sa politique globale.

Stéphanie DAUSSY, ép. TURPAIN a soutenu sa thèse le 4 décembre 2007, Autour des clôtures de choeurs et de transept de la cathédrale d'Amiens : les ateliers de sculpteurs amiénois à la fin du Moyen Âge (1490-1530)

Jury : Pierre-Yves Le Pogam (Conservateur Musée du Louvre), Hartmut Krohm (Université de Berlin), Jean-Marie Guillouet (Université de Nantes), Marc Gil (Université de Lille 3-IRHiS), Christian Heck, directeur de thèse (Université de Lille 3-IRHiS, IUF)

Résumé : À la fin du Moyen Âge, la production artistique amiénoise, et en particulier la sculpture, a bénéficié du développement urbain et religieux et de conditions économiques favorables à la reconstruction. Dans ce contexte, notre recherche propose la double investigation du milieu social des sculpteurs et de leur production, en particulier autour des grands chantiers tardo-gothiques de la cathédrale d’Amiens.
Nous avons en premier lieu établi un répertoire prosopographique des métiers liés à la sculpture, grâce au dépouillement des sources éditées mais surtout à l’examen des archives communales et départementales d’Amiens. L’analyse des biographies a ainsi révélé la complexité du microcosme de l’artisanat d’art auquel appartenaient les sculpteurs amiénois. Le constat est double et croisé. L’activité plénière de la sculpture était disputée, mais finit par être réservée aux seuls tailleurs d’images en dépit de la polyvalence de certains métiers connexes de la pierre et du bois. Si la législation, dès 1491, vise à la normalisation des métiers de la confrérie de Saint-Luc, assure la qualité de production, restreint la concurrence et encourage les collaborations interdisciplinaires, les frontières entre les corps de métiers restent relativement perméables, surtout si l’on considère l’ensemble même des secteurs d’activité que sont la pierre (maçonnerie, taille de pierre, gresserie, sculpture) et le bois (menuiserie, charpenterie). Mais, au sein de ce milieu, les artisans s’enferment dans les limites d’un protectionnisme outrancier. La réglementation elle-même encourage cet état de fait en favorisant un régime de privilèges et d’oligarchie corporative entérinant les écarts entre maîtres et ouvriers. Ainsi, notre second constat est-il logique : l’accaparement du marché par quelques dynasties familiales, d’ailleurs majoritairement installées au cœur de la ville, là où la main-d’œuvre était disponible, là où se tissaient aussi les relations professionnelles, amicales et filiales. Dans ce monde clos se trouve l’explication de la prégnance du style de quelques maîtres, sans doute membres des dynasties familiales repérées. De là découlent aussi les difficultés financières de beaucoup, y compris des maîtres en leur fin de vie, de même que le dessèchement progressif de l’inspiration du métier. De fait, le manque d’ouverture et de perspectives, qui nécessairement allait de pair avec le protectionnisme corporatif, ne pouvait que générer les propres difficultés de ceux qui pourtant avaient profité du système.
Dans un second temps, nous avons choisi de constituer un corpus d’œuvres qui pouvaient être regroupées autour des stalles (ca. 1509-1519) et des clôtures de chœur et reliefs sculptés du transept (ca. 1490-1530) de la cathédrale d’Amiens. Il ne s’agissait effectivement pas d’évoquer la totalité de la production sculptée amiénoise, mais davantage de classifier un certain nombre de sculptures en groupes stylistiques qui soient cohérents et représentatifs. Ayant repéré notamment deux ateliers à l’origine des chaires sculptées amiénoises, répartis respectivement au nord et au sud des stalles, il fut possible de déterminer leur style et par là même de considérer l’influence des maîtres sur leur entourage immédiat, mais aussi leur milieu de formation et la pérennité de leurs formules. Nous constatons la forte présence de quelques manières de faire, témoins de l’exercice de sculpteurs peu nombreux à la personnalité stylistique fortement marquée, variablement interprétée jusqu’à une fossilisation de sa propre expression. Nos conclusions en ce domaine rejoignent celles que nous avions émises en examinant le milieu des sculpteurs et des artisans d’art. Il y eut bien à Amiens, entre 1490 et 1530, une émergence de quelques ateliers, dont la définition est à revoir dans le sens de cellules familiales ; familles à l’origine d’un style transmis de génération en génération, qui finit par caractériser la production sculptée amiénoise. Ainsi cernée et définie, cette production put être confrontée à celle de pôles voisins. La sculpture amiénoise apparaît alors moins dialectale que celle de Beauvais, Compiègne et Abbeville, moins sévère aussi qu’en Artois. En revanche, toutes ces productions paraissent appartenir à une même famille stylistique, comme autant d’interprétations locales d’un style commun et septentrional. Enfin, la sculpture amiénoise illustre cette tendance générale en France de pénétration progressive de l’esthétique Renaissance, qui, assimilée par les quelques maîtres amiénois d’envergure, ne dénaturait pas leur style mais au contraire, répondait à leurs aspirations et recherches flamboyantes.

Rémy CORDONNIER a soutenu sa thèse le 3 décembre 2007, Entre Picardie et Flandres, le De avibus de Hugues de Fouilloy : symbolisme animal et méthodes d'enseignement au Moyen Âge

Jury : Jacques Berlioz (École nationale des Chartes), Baudouin Van den Abeele (Université catholique de Louvain), Thierry Delcourt (BNF), Xenia Muratova (Université de Rennes), Christian Heck, directeur de thèse (Université de Lille 3-IRHiS, IUF)

Résumé : Le De avibus est un bestiaire moralisé consacré à l’exégèse de certains oiseaux mentionnés dans les textes sacrés ou leur glose. Il fut rédigé au milieu du XIIe siècle par Hugues de Fouilloy, prieur d’une communauté de chanoines réguliers augustiniens, sise entre Amiens et Corbie. On en recense actuellement 128 exemplaires, dont une soixantaine illustrés de tout ou partie du programme iconographique.
Le XIIe siècle est une période de grands changements pour l’Occident médiéval, de sorte qu’il est considéré comme un siècle de « renaissance » à tous points de vue. Parmi ces changements, un grand mouvement de réforme religieuse traverse tout le siècle. Ce mouvement va engendrer un élan de ferveur, qui se répercute dans toutes les classes sociales et entraîne, entre autre, une nette augmentation du nombre des laïques qui se convertissent la vie religieuse. Le problème qui se pose alors vient du fait que nombre de ces nouveaux religieux n’ont pas reçu la formation cléricale nécessaire à la pratique d’une religion fondée sur la méditation et la transmission d’un héritage essentiellement scripturaire.
Par conséquent, les chefs de communautés religieuses au sein desquelles ces nouveaux convertis sont accueillis, sont confrontés à la nécessité de « former » ces illettrés aux obligations de leur vocation et de leur enseigner les implications de leur nouveau mode de vie. Mais ils ne peuvent le faire en utilisant la méthode livresque traditionnelle. Ils sont donc amenés à concevoir des outils de transmission du savoir qui utilisent un support autre que le texte. C’est ainsi que, suivant une tradition remontant aux Pères de l’Église qui préconisent d’utiliser le support pictural lorsque l’on doit transmettre un enseignement à une population inculte, plusieurs auteurs du XIIe siècle, dont Hugues de Fouilloy, élaborent des ouvrages dont le propos est transmis à la fois par le texte et par des compositions picturales. Ces compositions, qui associent souvent des représentations figuratives, des structures géométriques et des inscriptions, acquièrent ainsi un statut équivalent à celui de l’écriture.
Les cycles iconographiques conçus dans cette optique didactique, comme celui du Traité des oiseaux d’Hugues de Fouilloy, s’inscrivent dans un cheminement intellectuel, qui prend appui à la fois sur une véritable théorie de l’image et sur ce que l’on peut appeler, à la suite de Patrice Sicard, une « anthropologie spirituelle » qui replace l’acquisition de la connaissance au sein d’une quête de Dieu motivée par l’économie chrétienne du Salut. Les compositions picturales qui constituent ces cycles iconographiques résultent d’une profonde réflexion sur le mécanisme intellectuel de la transmission de la connaissance. La pédagogie de l’image qui en résulte s’inspire des théories patristiques – augustiniennes en particulier – des signes et de la vision, pour élaborer des compositions picturales qui s’offrent comme de véritables exégèses visuelles, aussi riches de sens que le texte, mais également conçues d’après la technique mnémonique médiévale et donc bien plus facile à assimiler et à mémoriser. Ainsi, l’étude du programme iconographique du Traité des oiseaux offre un éclairage privilégié de l’application des différentes théories qui fondent son élaboration.
Finalement, notre étude montre que l’ouvrage du Prieur de Saint-Laurent au Bois est le produit et le reflet de la pensée du XIIe siècle qui marque la transition entre la pensée monastique et la pensée scolastique. En effet, par son caractère encore compilatoire, ses sources relativement limitées et principalement patristiques, et par sa dimension spirituelle importante, l’aviaire hugonien s’inscrit dans un héritage monastique encore très prégnant, surtout au sein de communautés qui relèvent à la fois du monde canonial et du monde monastique. Mais, par sa destination à un lectorat illettré, par son appartenance au genre du bestiaire moralisé, sa vocation plus spécifiquement didactique, par son orientation nettement tropologique et par le caractère diagrammatique de ses illustrations, l’Aviarium témoigne également de l’émergence d’une pensée nouvelle qui s’épanouit au siècle suivant.

Jean-François CONDETTE a soutenu le 1er décembre 2007 à l’Université de Paris IV-Sorbonne, au sein de l’École doctorale 2, « Histoire moderne et contemporaine » ED 0188 son dossier d’habilitation à diriger des recherches : Le recteur d’Académie, l’École, la Nation (1808-1940), Entre réalités scolaires locales et politiques éducatives nationales

Jury composé des professeurs Christophe Charle (Paris I, président du jury), Jean-Pierre Chaline (Paris IV), Jean-François Chanet (Lille 3), François Jacquet-Francillon (Lille 3), Jean-Paul Jourdan (Bordeaux III) et Jean-Noël Luc (Paris IV, directeur de la HDR).

Le dossier général remis au jury comprend : un mémoire de synthèse sur l’activité scientifique intitulée « Éducation et engagements : les acteurs éducatifs entre l’espace local et la nation dans la France des XIX e et XXe siècles, 122 p., un recueil comprenant une sélection d’articles et de communications publiées (32 textes pour 890 p.), le mémoire scientifique original sur Le recteur d’académie, l’École, la Nation (1808-1940) (divisé en deux volumes pour un total de 993 pages). Cinq ouvrages complètent le dossier : Une Faculté dans l’Histoire : la faculté des Lettres de Lille de 1887 à 1945 (Lille, Septentrion, 1999, 430 p.), Les recteurs de l’académie de Lille aux XIXe et XXe siècles (Lille, CRDP, 2001, 203 p.), Les lettrés de la République : Dictionnaire biographique des enseignants de la Faculté des Lettres de Douai puis de Lille sous la Troisième République (Centre de gestion de l’édition scientifique de l’Université Charles de Gaulle de Lille 3/IRHiS, 2006, 238 p.), Les recteurs d’académie en France de 1808 à 1940 : tome I : La formation d’une élite administrative au service de l’Instruction publique (Lyon, INRP, 2006, 451 p.), Les recteurs d’académie en France de 1808 à 1940 : tome II : Dictionnaire biographique (Lyon, INRP, 2006, 411 p.).
Le mémoire original se place dans la continuité du double travail réalisé depuis 1999 sur la fonction et les caractéristiques principales du corps rectoral puis sur les individus singuliers. Une fois la fonction et les hommes connus, encore faut-il les voir en action au plus près des réalités éducatives. En complétant les données collectées pour les fiches biographiques par d’autres sources, en particulier les rapports des conseils académiques conservés aux Archives nationales et les multiples monographies qui retracent l’histoire des structures éducatives, il est possible de scruter, le travail au quotidien des recteurs entre 1808 et 1940. Entre le local et le central, le recteur occupe une position charnière intéressante qui doit permettre d’examiner les mécanismes complexes de la prise de décision au sein d’un ministère que l’on a parfois trop analysé dans la seule logique descendante, le recteur et les chefs d’établissement ne faisant qu’appliquer mécaniquement les grandes décisions prises à Paris, alors qu’il existe, tout du moins pour certaines périodes, une autre logique, remontante cette fois, le recteur transmettant à Paris, des demandes et des propositions venant des réalités locales. L’image noire du recteur, incarnation de la bureaucratie qui vient tuer toute initiative, mérite d’être confrontée avec la réalité quotidienne de son action.
Il nous semble que cette vision canonique de la fonction rectorale est trop simplificatrice et ne tient pas compte de la complexité des relations qui ont existé entre les réalités locales et le pouvoir central. Certes, le recteur est bien conçu par Napoléon 1er comme un agent majeur de la centralisation mais il faut se garder de projeter sur les années 1809-1940 les visions du début du XXIe siècle qui ne cessent de dénoncer la « machine » Éducation nationale et de revendiquer davantage d’autonomie pour des structures éducatives. Le recteur est longtemps un homme seul, sans réel moyen, qui doit lutter, jour après jour, pour imposer son autorité et délimiter son territoire. Il n’a pas de bureaux, pas d’hôtel académique bien souvent. Préfets, évêques, notables petits et grands, curés et communautés religieuses contestent son autorité et comptent bien continuer à faire comme bon leur semble dans les affaires scolaires. À ce niveau, les combats rectoraux pour imposer une autorité d’État en matière éducative peuvent apparaître tout à fait légitimes. Il est aussi réducteur de voir ensuite l’histoire de la fonction rectorale, et plus largement celle de notre système d’Instruction publique, uniquement comme une marche linéaire vers une centralisation renforcée, le pouvoir central réussissant peu à peu à détruire les velléités locales d’indépendance.
En plaçant au cœur de l’analyse cette dialectique complexe entre le central et le local, trois éléments apparaissent majeurs qui permettent de présenter le rôle polymorphe du recteur entre 1809 et 1940.
Le recteur et la construction du système éducatif : un rôle d’interface entre le local et le central.
S’il est assurément le représentant direct du ministre dans son académie et s’il se doit de mettre en œuvre la politique éducative décidée par le régime, il est trop simple de ne voir dans le recteur qu’un exécutant docile, machine administrative, rouage interchangeable destiné à appliquer intégralement les décisions parisiennes. L’examen des actions rectorales est alors majeur pour bien comprendre comment les recteurs mettent en place les diverses réformes scolaires décidées depuis le début du XIXe siècle. Comment se transforment-ils en bâtisseurs d’écoles et quels moyens utilisent-ils pour arriver à leurs fins ? Dans la mise en œuvre des grandes décisions du décret du 17 mars 1808, dans l’application de la loi Guizot du 28 juin 1833 ou de la loi Falloux du 15 mars 1850, dans la mise en chantier des multiples réformes républicaines postérieures à 1879, les recteurs ne sont-ils que des agents d’exécution qui, une fois qu’ils ont réussi la greffe législative exigée, se contentent de regarder la croissance de la nouvelle structure créée ? Se transforment-ils plutôt en jardiniers consciencieux de l’Instruction publique, attentifs à assurer à la nouvelle pousse des conditions optimales de croissance, sachant bien qu’il faut s’adapter aux spécificités du sol local et au climat de la région ? Assez rapidement, le recteur s’affirme également comme un défenseur des projets venant du terrain académique auprès du pouvoir central. Ce rôle est net sous la Troisième République et apparaît avec évidence dans la vie des facultés. Ce poids des réalités locales, ce rôle d’incitateur, se retrouvent-ils dans la gestion des autres niveaux d’enseignement, même si les attributions rectorales sur l’enseignement primaire sont très évolutives au cours du XIXe siècle ?
Le recteur, un agent politique du gouvernement envoyé en province
À côté de son rôle majeur de bâtisseur d’écoles et de dynamiseur des structures d’enseignement, le recteur est, dès le départ, conçu comme un agent politique au service du pouvoir. Ici encore, le positionnement médian de la fonction apparaît propice à l’attribution de missions diverses qui ont trait à la vie politique de la nation. Placé au-dessus de la diversité inhérente aux situations purement locales, le recteur demeure cependant assez proche des réalités du terrain pour pouvoir influer sur la marche des esprits mais aussi pour connaître de manière précise l’état de l’opinion. Monarchiste, bonapartiste ou républicain, le recteur est l’homme d’un régime qui doit veiller à ce que l’idéologie politique du moment imprègne efficacement les réalités éducatives. Mais il est aussi confié au recteur une mission plus directement politique voire politicienne qui est d’œuvrer à la surveillance du corps enseignant ou de la population, transformant les services rectoraux en petits services généraux. À partir de 1848 et en liaison avec la révolution du suffrage universel masculin, il est aussi demandé au recteur de mobiliser ses troupes afin de faire de « bonnes élections ». La chute de Napoléon III entraîne-t-elle ensuite un déclin de cette mission politique ? Si l’engagement rectoral en faveur des valeurs républicaines est une certitude, retrouve-t-on, au-delà de ce constat, un engagement politicien chez les recteurs ?
Le recteur : un passeur culturel : intégrer la petite patrie académique dans la grande nation
Détenteur d’une certaine culture savante qui plonge ses racines dans les études secondaires puis, de plus en plus, dans de longues études supérieures, le recteur apparaît comme un relais culturel qui, de plus, a autorité sur les enseignants qui sont autant d’acteurs dans l’affirmation d’une culture nationale fondée sur un certain nombre de valeurs et de références communes mais aussi sur l’usage d’une langue, le français. Dès lors, le recteur a une mission culturelle majeure. Les rapports entre les petites patries et l’hôtel académique ne sont cependant pas marqués du seul sceau de la lutte acharnée entre les cultures locales et la culture nationale que le recteur tente, au prix de la destruction des traditions locales, d’imposer. Les liens établis ne sont pas réductibles à un rapport d’opposition systématique. S’il se doit d’œuvrer à la diffusion de la langue française, le recteur peut aussi s’intéresser au passé et aux traditions de son espace académique. On le voit alors aider les érudits locaux et tenter, souvent, de stimuler les sociétés savantes. On est bien ici une nouvelle fois dans des rapports complexes entre le local et le national loin des clichés sur l’école publique, moule destructeur de l’identité locale. Le recteur œuvre certes à la promotion de la culture nationale mais, le plus souvent, dans le respect des cultures locales lorsque ces dernières acceptent la double appartenance intégrative.

Kiyonobu DATE-TEDO a soutenu sa thèse le 30 novembre 2007, L'histoire religieuse au miroir de la morale laïque au XIXe siècle en France

Jury : Jean Bauberot (EPHE-Paris), Philippe Boutry (Paris I-Sorbonne), Jean-François Chanet (Université de Lille 3), Daniel Dubuisson (directeur de recherches CNRS), Jacqueline Lalouette (Université de Paris XIII), Jacques Prévotat, directeur de thèse (Université de Lille 3)

Résumé en français : Etudier la morale laïque dans la perspective des sciences religieuses, cela peut aller de soi aujourd'hui, mais en a-t-il toujours été ainsi ? Historiquement, la morale laïque et la science des religions sont filles de la critique religieuse du XIXe siècle. Elles ont été légitimées dans les années 1880, période fondatrice de la Troisième République. La première est alors diffusée surtout sur le terrain de l'enseignement primaire pour former les futurs citoyens, et la deuxième étudiée dans le cadre de l'enseignement supérieur par une petite poignée de spécialistes. Le domaine de la morale et celui des études religieuses semblent donc bien être différents. Or, en lisant les textes de la première moitié du XIXe siècle, on est souvent frappé par le dynamisme qu'entretiennent ces deux domaines. Dès lors, il vaudrait mieux réfléchir aux conditions historiques à partie desquelles ces deux domaines peuvent être perçus comme différents. Selon ceux qui l'instaurent, la morale laïque est censée en finir avec la morale religieuse. Mais analytiquement on peut aussi bien en indiquer plusieurs aspects religieux. L'histoire des religions, qui, en tant que science moderne, se désolidarise bien de la théologie, en partage aussi à certains égards les schémas de représentation. Même si l'aspect spiritualiste de la morale laïque recule et l'optique christiano-centriste de l'histoire des religions se relativise au début du XIXe siècle, le religieux continue de hanter durablement la morale et la science religieuse. C'est aussi le moment où ces dernières trouvent la possibilité de se rejoindre sur un plan nouveau
Résumé en anglais : There is no barrier today for religious studies to encompass secular ethics (morale laïque), but has it always been so ? Historically, secular ethics and the science of religions were born in the 19th century out of religious criticism. They found legitimacy in the 1880's with the establishment of the 3rd Republic in France. The former was especially employed in primary education as a means to form citizens, while the latter was primarily confined to a relatively small group of specialists within the framework of higher education. The domains of application of morals and religious studies seem, then, to differ. Texts of the first half of the 19th century, however, often show interconnected these two fields were. It is consequently opportune to reflect on the historical conditions that led these two fields to being perceived as different. For its promoters, secular ethics was a means to free society from ethics based on religion. But secular ethics is no devoid of religious elements. The history of religions, as a modern social science, has distanced itself from theology but shares with it some of its representation schemes. Even if the beginning of the 20th century sees the spiritual component of secular ethics wane and the Christian-centric perspective of the history of religions attenuate, the religious continues to haunt both ethics and religious studies. It was also the moment when these two domaines could meet again on a new level

Nicolas DELBAERE a soutenu sa thèse le 14 juin 2007, L'économie laitière dans le Nord-Pas-de-Calais : de l'âge rural à l'âge des marques

Jury : Hubert Bonon (IEP Bordeaux), Dominique Rosselle (Université de Lille 3), François Vatin (Université de Paris X), Nadine Vivier (Université du Maine), Jean-François Eck (Université de Lille 3 - directeur de thèse)

Résumé : Le lait et ses dérivés constituent une particularité alimentaire et une activité spécifique de la région du Nord-Pas-de-Calais, largement soulignées depuis l’Ancien Régime. Au « pays des mangeurs de beurre », ces denrées, riches en symboles, ont également défini les pratiques culinaires de la région. Pourtant, le poids de l’activité laitière régionale depuis l’Ancien Régime jusqu’au XXe siècle est largement méconnu. Les lieux de l’histoire du lait ne figurent pas dans le Nord, mais dans la Normandie, la Bretagne et dans toutes les montagnes fromagères. De plus, les études régionales sur l’agriculture ont souvent occulté l’activité pour ne consacrer que la place du blé, des plantes fourragères et des racines pivotantes. De même, les lieux de l’industrie régionale ne figurent pas dans les barattes et dans les tours de séchage, mais dans les puits des mines, dans les hauts fourneaux et dans les métiers à tisser.
Cette étude traite de la production du lait et de ses dérivés depuis l’Ancien Régime, en accordant toute sa place à cette activité agricole. Elle précise également la transformation de la matière première, depuis l’apparition des premières laiteries jusqu’à la spécialisation des unités régionales des grands groupes laitiers, tels que Danone, Lactalis, Nestlé et Sodiaal. En analysant l’évolution technique tout au long de la période, elle précise également les conditions de travail des ouvriers dans les industries du lait. À l’aval, une large place est faite aux mutations de la distribution des produits, à travers les ramasseurs, les affineurs et surtout les enseignes, comme Auchan. Par sa spécialisation dans les produits laitiers frais, la région est également un lieu d’histoire des marques locales et nationales.

Jean-Paul BARRIÈRE a soutenu le 16 mars 2007 son dossier d’habilitation à diriger des recherches : Droit, famille, société en France (xixe-xxe siècles) : du notaire à la veuve (3 vols. : 153 p. + 764 p. + 383 p.)

Jury  : Mmes et MM. les Professeurs Scarlett Beauvalet-Boutouyrie (Picardie, Rapporteur), Anne Carol (Provence), Jean-François Chanet (Lille 3, Rapporteur), Christophe Charle (Paris 1/IUF, Tuteur), Jean-Louis Halpérin (ENS) et Anne-Marie Sohn (ENS LSH, Présidente)

Résumé : Centré sur l’histoire sociale de la France contemporaine, le dossier d’HDR (mémoire de synthèse et recueil de publications) retrace le parcours, les expériences et responsabilités variées d’un enseignant-chercheur parti de l’étude du notariat français du xixe siècle (composition, répartition, formation, sociabilités, délinquance…) et de ses productions, les actes notariés (inventaires après décès, crédit), souvent négligés par les historiens du xixe siècle, pour aborder des domaines liés au « laboratoire social » que constitue le Nord industriel aux xixe-xxe siècles (assistance, protection sociale, risque au travail, consommation, etc.). Les analyses ont particulièrement intégré des sources iconographiques et textuelles : histoire des représentations (notaires, veuves, maladies et accidents du travail), monographie d’une ville industrielle (Croix au xixe siècle) ou présentation des Archives nationales du monde du travail à Roubaix. Inséré dans les programmes et colloques internationaux du CRHEN-O, du CERSATES, de l’IRHiS et de la MSH, soucieux de diffusion des savoirs (NTIC, diffusion des thèses) et d’ouverture pluridisciplinaire, en particulier avec le droit (rapport entre normes et pratiques juridiques), la démographie et la sociologie (politiques familiales dans le Nord), le dossier de recherches a été élargi aux rapports entre droit, famille et société aux xixe-xxe siècles en France.
Le mémoire original porte sur Les veuves en France (xixe-xxe siècles) et met l’accent, parmi bien d’autres aspects de ce sujet ample et peu connu pour l’époque contemporaine, sur quatre thèmes principaux : le cadre juridique national et international (législations et régimes matrimoniaux comparés) dans lequel s’insère le veuvage féminin et masculin et ses facteurs d’évolution depuis la fin du xviiie siècle ; la transformation des normes de comportement et des rituels liés au deuil du conjoint à partir du xixe siècle ; les principales caractéristiques démographiques du veuvage en France aux xixe-xxe siècles, assorties de quelques données comparatives à diverses échelles, notamment quant au travail des veuves ; une présentation des secours offerts aux veuves à travers trois modèles (caritatif, catastrophiste, assurantiel) à l’œuvre entre le milieu du xixe siècle et la fin du xxe siècle.
Ces éléments, en partie traités de façon programmatique compte tenu des dépouillements d’archives et des investigations nécessaires, doivent faire l’objet de recherches de plus longue haleine sur l’Europe occidentale des xixe et xxe siècles : dénivellations géographiques des cultures juridiques, analyse comparée des rituels du deuil, stratégies d’après-veuvage, développement des mécanismes assurantiels publics et privés…

Isabelle CLAUZEL-DELANNOY a soutenu sa thèse le 26 janvier 2007, Boulogne et le pays boulonnais au XIVe et XVe siècle

Jury : MM. Jean-Marie Cauchies (Facultés universitaires Saint-Louis, Namur), Bernard Delmaire (Université de Lille 3), Alain Marchandisse (Université de Liège), Bertrand Schnerb (Université de Lille 3 - Directeur de Thèse)

Résumé : Boulogne et le pays boulonnais méritaient une monographie. Sans cesse citée, cette contrée n’avait en effet jamais été étudiée pour elle-même. Sa spécificité tient sans doute au fait que, ballottée par l’histoire, elle sut préserver une identité propre. Le « petit pays de boulenois » bénéficiait d’une grande originalité sur le plan géographique. L’espace vécu le démarquait fortement de ses voisins. Une tenace tradition d’autonomisme politique fédérait ses habitants autour de maisons princières changeantes, mais qui toujours servirent de dénominateur commun. Enfin, la forte emprise, à tous niveaux, d’un système seigneurial aussi archaïque que prégnant, lui donnait une tonalité sociale particulière. En sorte qu’à l’automne du Moyen Age, l’habileté du roi Louis XI le ramena aisément dans le giron de la monarchie. La ville et son comté furent incorporés au domaine royal, la susceptibilité des sujets ayant été ménagée et la notoriété du vieux sanctuaire de Notre-Dame, respectée.

Frédéric MORVAN a soutenu sa thèse le 12 janvier 2007, Les hommes d'Armes du duché de Bretagne de 1213 à 1381

Jury : MM. Martin Aurell (Université de Poitiers), Michael Jones (Université de Nottingham), Jean-Luc Sarrazin (Université de Nantes), Bertrand Schnerb (Université de Lille 3 - Directeur de Thèse)

Résumé : Sous le titre Les hommes d’armes du duché de Bretagne de 1213 à 1381, le sujet de la thèse comprend une chronologie et une thématique très large puisqu’il inclut tout le XIIIe siècle et une grande partie du XIVe siècle, c’est-à-dire de la désignation de Pierre de Dreux en tant que « baillistre » du duché de Bretagne jusqu’au second traité de Guérande, période décisive dans l’affermissement du pouvoir ducal et dans l’histoire des relations du duché de Bretagne et du roi de France, période si importante pour les évolutions économiques, sociales et militaires. L’étude remonte même vers le XIIe siècle et, dans une certaine mesure, vers le temps de la conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie. Ce travail n’est pas une étude exhaustive de la noblesse, ni une évocation de l’armée bretonne comme telle avec ses structures et son armement, mais, l’examen des hommes d’armes confrontés avec les faits, des combattants dans leur diversité, dans leurs fonctions, dans leurs préoccupations, des gens qui ont lutté, un moment donné pour ou contre le duc, pour ou contre des puissances rivales, partout, y compris sur le sol français et en Europe (Espagne, Italie, Prusse). Cet univers masculin, où les femmes ne font que de brèves apparitions à travers les mariages, met en scène plusieurs catégories d’individus, étudiées grâce à la méthode prosopographique (environ 10 000 noms) : les grands seigneurs, ces lignages de barons de Bretagne (les Malestroit, les Rieux, les Rohan, les Vitré etc..) à la tête de fortunes considérables et de places-fortes, les chevaliers de tout rang isolés ou à la tête de bannières, les écuyers, une foule hétéroclite de petits « sires » à la quête d’exploits, de titres et de revenus, mais aussi, et on s’écarte alors de la vision nobiliaire, ces roturiers, longtemps méconnus, qui ont fourni au duché de redoutables routiers et des archers expérimentés.
Cette thèse souhaite montrer à la fois des permanences et des continuités dans le comportement des hommes d’armes du duché de Bretagne. Dans la première moitié du XIIIe siècle, soit de l’avènement de Pierre de Dreux en 1213 jusqu’à l’année 1264 sous son fils et successeur Jean Ier le Roux, tout en restant l’élite de la péninsule armoricaine dans tous les domaines, la situation et l’attitude des hommes formant le groupe des combattants bretons se transforment. Souvent membres de cette aristocratie militaire qui avait permis la constitution de « L’Empire angevin » ou de « L’Empire Plantagenêt », ces hommes supportèrent de moins en moins le comportement des princes Plantagenêt, surtout celui du roi Jean sans Terre qui en vint à assassiner son neveu Arthur Ier, duc de Bretagne. Ils se rallièrent alors pour beaucoup, même si le coût fut important, à la royauté capétienne qui imposa sur le trône breton un de ses princes. Membres de la plus haute aristocratie militaire de l’Occident chrétien, même si on parvient à entrevoir de temps à autre des hommes d’armes de rang social inférieur, ils étaient profondément intégrés à l’empire Plantagenêt. Avec l’implantation des Dreux et les transformations institutionnelles et territoriales initiées par cette branche de la dynastie capétienne, ils eurent à faire le choix soit de rester insérée dans les réseaux existants soit de se rattacher au « système capétien ». Après une phase d’incertitude, ces hommes connaissent de la part des autorités ducales une ferme reprise en mains dans les années 1220-1230, parviennent à secouer ce joug profitant des mauvaises relations entre le duc et le roi de France, avant de connaître une nouvelle et longue remise en ordre sous Jean Ier. Durant cette période, un clivage sensible dans les comportements peut être mis en évidence entre les hommes d’armes de la Bretagne septentrionale et ceux de la Bretagne méridionale, région plus soumise à l’influence du pouvoir ducal. Il est possible déjà de constater des évolutions sociales bien marquées où les influences des pouvoirs centraux sont de plus en plus visibles. C’est aussi l’occasion de découvrir l’origine et l’élargissement de familles impliquées dans les événements et dans l’entourage ducal ou même royal, de comprendre les comportements non seulement des grands seigneurs plus attachés au roi de France, souverain lointain, mais aussi de ces chevaliers ou plus petits seigneurs rencontrés sur les champs de bataille plus enclins à se tourner vers le riche duc de Bretagne, de dresser un premier état des fortunes, des places-fortes qui forment les assises territoriales des différents pouvoirs locaux. Des réseaux d’hommes d’armes se constituent. Des lignages se défont ou se créent. Force est de constater que l’homme d’armes du duché n’est plus autonome.
On pourrait croire la période de rapprochement avec la France, soit du milieu du XIIIe siècle (soit vers 1260), toujours sous Jean Ier le Roux († 1286), Jean II, Arthur II jusqu’à 1341, date de la disparition de Jean III et du début de la guerre de Succession, plus sereine. Les ducs et de leurs agents semblent contrôler davantage les instruments de leur puissance : un domaine en extension, des fiefs, environ 200 châteaux et un réseau de dépendants. C’est dans ce contexte qu’intervient un document exceptionnel, Le Livre des Ostz de 1294, source remarquable d’informations sur les structures et les obligations des fieffés. Une armée ducale est en formation. Les hommes d’armes du duché sont à la disposition, volontairement ou non, du duc. Toute une hiérarchie de combattants, de soldats à cheval et à pied, est de plus en plus visible, engagés sous plusieurs fronts extérieurs mais en priorité, et surtout à partir du désastre de la bataille de Courtrai (1302), au service d’un roi de France qui réclame davantage à son grand vassal, le duc, et ne cesse de s’immiscer dans les affaires armoricaines. Si ces hommes forment une force armée non négligeable, elle n’est à la disposition du duc de Bretagne qu’à la condition exclusive que non seulement le roi de France donne son accord mais aussi que les plus importants hommes d’armes du duché, souvent grands seigneurs proches du souverain capétien, le soutiennent. Toutefois, des mutations ont encore lieu. Le coût de l’armement de plus en plus prohibitif, le manque d’héritier mâle, l’enrichissement de certains hommes d’armes, surtout membres de l’entourage ducal, l’hypergamie transforment peu à peu l’univers de l’homme d’armes. Certains d’entre eux ne peuvent plus accéder au rang de chevalier et restent écuyers, d’autres deviennent de véritables chefs de guerre, à la tête de troupes très importantes, comme le révèlent les documents du début de la guerre de Cent ans. De plus en plus d’hommes d’armes s’exportent. Ce phénomène ira en s’accentuant dans la seconde moitié du XIVe siècle avec la généralisation de la guerre.
L’époque de la guerre de Succession, temps fort, temps héroïque, partage les combattants, engagés dans des hostilités dans deux partis antagonistes et les tensions se prolongent après la victoire des Montforts en 1364, au début du règne de Jean IV de Montfort jusqu’au second traité de Guérande en 1381. Les hommes d’armes, mieux identifiés qu’auparavant, plus diversifiés en fonction de leurs origines sociales et géographiques, participent aux grandes batailles (à La Roche-Derrien, à Poitiers), aux brillantes chevauchées des frères et des lieutenants de Charles V en Normandie, à la bataille de Cocherel, aux opérations en Auvergne, en Bourgogne, en Espagne et beaucoup plus loin encore (en Italie). Les auxiliaires bretons sont finalement bénéficiaires ou perdants des épisodes politico-militaires de la reconquête française qui corrige le traité de Brétigny. Malgré tout, force est de remarquer que la plupart d’entre eux, surtout les plus importants, mais peut-être cette vision provient de la pléthore de documents d’origine royale, même si les conditions de la guerre ont changé, restent marqués par des structures héritées des périodes précédentes. Nombreux furent ceux qui même après la défaite d’Auray resteront fidèles à Jeanne de Penthièvre en Bretagne comme ailleurs, soutenant les parents de cette duchesse, comme le duc d’Anjou, son gendre, ou ses alliés, les rois de France et de Castille ou même le pape Clément VI. La fidélité à cette dame ira jusqu’à refuser les décisions du roi Charles V. Tout en permettant à ce roi de disposer de troupes expérimenter, depuis 1373, sous la haute autorité du plus brillant d’entre eux, Du Guesclin, ils gouvernent le duché. En 1379, pour éviter l’annexion de la Bretagne par Charles V, ils iront jusqu’à rechercher Jean V de Montfort dans son exil anglais, là où ils l’ont envoyé. Pour nombre d’entre eux, cette période est faste : être écuyer ou archer ne signifie plus la pauvreté comme le révèlent les revues de troupes où les commandants sont justement des écuyers ou même des archers ; l’hypergamie favorise la création de nouveaux lignages ; l’endogamie permet de concentrer les fortunes et fournit des finances suffisantes pour commander de forts contingents ; débute alors aussi la construction des centaines de manoirs qui couvrent la Bretagne ; nombreuses sont les grandes familles de noblesse bretonne actuelle qui en sont issues.


2006

Christine HOF a soutenu sa thèse le 15 décembre 2006, La kénose chez Simone Weil

sous la direction de Jacques Prévotat - hof.christine@wanadoo.fr

G

Tsutomu TAKASHIMA a soutenu sa thèse le 11 décembre 2006, Traditions, action et stratégie de la marine soviétique (1945-1991)

Jury : Mme Allain, MM. Calies de Salies, Ganiage, Martin (directeur de thèse)
- tsutomu.takashima@laposte.net

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Corinne MAITTE (MCF à Paris 10 - Nanterre) a soutenu son Habilitation à Diriger des Recherches le 9 décembre 2006, Mobilités et migrations, institutions et savoir-faire, France-Italie-Pays-Bas (XVIe-XVIIIe siècle)

Jury : Marco Belfanti (professeur d'histoire économique, Université de Brecia), Philippe Braunstein (directeur d'études émérite EHESS), Laurence Fontaine (directeur de recherche CNRS), Dominique Margairaz (professeur Université de Paris 1), Denis Woronoff (professeur émérite Université de Paris 1), Gérard Gayot (professeur Université de Lille 3, directeur de l'HDR)
Rapporteurs : Philippe Minard (professeur Université de Paris 8), Didier Terrier (professeur Université de Valenciennes), Gérard Gayot (professeur Université de Lille 3)

Agathe LEYSSENS a soutenu sa thèse le 9 décembre 2006, Élites, pouvoir municipal et corporations à Dunkerque au XVIIIe siècle

Jury : MM. Coste (Université de Bordeaux 3), Saupin (Université de Nantes), Pfister (Université du Littoral), Lottin (Université d'Artois), Guignet (Université de Lille 3, directeur de thèse)

Nicolas BUCHANIEC a soutenu sa thèse le 9 décembre 2006, Les Salons dans le Nord

Jury : B. Foucart (Université de Paris IV), J.-F. Pinchon (Université de Montpellier), Mme Genet-Delacroix (Paris), Mme L. Barlangue (Toulouse), F. Robichon (Université de Lille 3, directeur de thèse)
- nbuchaniec@hotmail.com

Sylvie ACHERÉ a soutenu sa thèse le 8 décembre 2006, Victor Champier

Jury : MM. B. Gaudichon (Musée de Roubaix), B. Foucart (Université de Paris IV), J.-F. Pinchon (Université de Montpellier), Mme Genet-Delacroix (Paris), F. Robichon (Université de Lille 3, directeur de thèse)
- s.achere@wanadoo.fr

Marie-Laure LEGRAIN a soutenu sa thèse le 7 décembre 2006, Les manuscrits à peintures en Picardie, autour d'Amiens et d'Abbeville, à la fin du Moyen Âge (1480-1520)

Jury : MM. D. Clauzel (Université d'Artois), D. Vanwijnsberghe (Bruxelles), B. Dekeyzer (Leuven), P. Charron (Tours), Marc Gil (Lille3), Ch. Heck (Lille 3, directeur de thèse)
- mllegrain@free.fr

Marc LELEUX a soutenu sa thèse le 5 décembre 2006, Condition et attitudes sociales et politiques des sans-travail et des travailleurs précaires dans le département du Nord de 1848 à 2002

Jury : MM. S. Béaud (Université de Nantes), J.-P. Hirsch (Université de Lille 3), G. Noiriel (EHESS), D. Terrier (Université de Valenciennes), J.-F. Chanet (Université de Lille 3, directeur de thèse)
- marc.leleux@no-Log.org

Michel TOMASEK a soutenu sa thèse le 1er décembre 2006, La vie artistique à Dunkerque au XIXe siècle

Jury : MM. Cabantous (Université de Paris I), Béthouart (Université du Littoral), Tapié (Musée des Beaux-Arts de Lille), Jobert (Université de Paris IV), F. Robichon (Université de Lille 3, directeur de thèse)

Sylvie VAILLANT-GABET a soutenu sa thèse le 25 novembre 2006, Sur le fonctionnement et l'esprit du capitalisme : entreprises d'industrie lainière en France et en Belgique au XIXe siècle

Jury : MM. Daumas (Université de Franche-Comté), Lescure (Université de Paris 10-Nanterre), Verley (Université de Genève), Mme Pasleau (Université de Liège), Gayot et Hirsch (Université de Lille 3, directeurs de thèse)

Hervé PHILIPPO a soutenu sa thèse le samedi 4 novembre 2006, Fortunes, trajectoires et modes de vie des notables lillois (1780-1830)

Jury : MM. Chassagne (Université de Lyon 2), Terrier (Université de Valenciennes), Hirsch (Université de Lille 3), Gayot (Université de Lille 3, directeur de thèse)

Mohamed KASDI a soutenu sa thèse le Samedi 4 novembre 2006, Le coton dans le Nord (1760-1840)

Jury : MM. Chassagne (Université de Lyon 2), Terrier (Université de Valenciennes), Hirsch (Université de Lille 3), Gayot (Université de Lille 3, directeur de thèse)

David HENNEBELLE a soutenu sa thèse le Samedi 28 octobre 2006, Aristocratie, musique et musiciens à Paris au XVIIIe siècle

Jury : MM. Roche (Collège de France), Chaussinand-Nogaret (EHESS), Taieb (Université de Rouen), Gribenski (Université de Poitiers), Grevet (Université de Lille 3), Guignet (Université de Lille 3, directeur de thèse)

Philippe DESTABLE a soutenu sa thèse le Samedi 17 juin 2006, Les chantiers du Roi. La fortification du "pré carré" sous le règne de Louis XIV

Jury : MM. André Guillermé (Conservatoire des Arts et Métiers), Philippe Minard (Université de Paris VIII), Daniel Nordmann (Directeur de Recherche au CNRS), Denis Woronoff (Université de Paris I), Gérard Gayot (Université de Lille 3, directeur de thèse)

Anne CALLITE a soutenu sa thèse le lundi 3 avril 2006, La construction du matériel roulant ferroviaire en France : l'exemple nordiste (1828-1939)

Jury : MM. Alain Beltran (CNRS), Jean-François Eck (Lille 3), Geores Ribeill (École Nationale des Ponts-et-Chausées), Denis Varaschin (Université d'Artois), Denis Woronoff (Paris I), Mme Odette Hardy (Lille 3 - Directeur de thèse)

Éric SHAKESHAFT a soutenu sa thèse le samedi 18 mars 2006, Épizooties sur le bétai à cornes en Flandres, Hainaut et Cambrésis au XVIIIe siècle

Jury : Mme Annie Antoine (Rennes 2), MM. Jean-Michel Boehler (Strasbourg 2), Jean-Pierre Jessenne (Lille 3), François Vallat (docteur vétérnaire), Dominique Rosselle (Lille 3 - Directeur de thèse)

Sylvie JOYE a soutenu sa thèse le samedi 4 mars 2006, La femme ravie : le mariage par rapt dans les sociétés occidentales du haut Moyen Âge (VIe - Xe siècle)

Jury : MM. Claudio Azzara (Salerne, Italie), Stéphane Lebecq (Lille 3), Michel Parisse (Paris I), MMme. Anita Guerreau-Jalabert (CNRS-Paris I), Christina La Rocca (Padoue, Italie), Régine Le Jan (Paris 1 - Directeur de thèse)

Richard HEMERICK a soutenu sa thèse le vendredi 3 février 2006, Les écoles congréganistes dans le département du Nord sous le Second Empire

Jury : MM. Philippe Boutry (Paris XII), René Grevet (Lille 3), Claude Langlois (EPHE-Paris), Mme Rebecca Rogers (Strasbourg 2), M. Bernard Ménager (Lille 3 - Directeur de thèse)

Tibert MAVOUNGOU a soutenu sa thèse le mercredi 11 janvier 2006, Un aspect de l'évangélisation dans le vicariat apostolique de Loango, la formation d'un clergé indigène (1886-1947)

Jury : MMe Josette Rivallain (Muséum d'histoire naturelle, Paris), Mme Maria Vasconcellos (Lille 3), M. Mikael Singleton (Université Louvain-la-Neuve), M. Jean Martin (Lille 3 - Directeur de thèse)


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