HOMMES / NORD
Images et représentations des hommes et de l’espace septentrional français
LA MISE EN SCÈNE DES APPARENCES
L'enquête et son développement
La mémoire et la connaissance du patrimoine d’un groupe humain ne passent pas uniquement par la conservation et la valorisation des lieux qu’il a bâtis et fréquentés ni par celle des produits de son activité économique, artistique, culturelle, administrative ou intellectuelle.
Les hommes sont aussi en eux-mêmes leur propre patrimoine.
Les images visuelles qu’ils ont laissées d’eux-mêmes, dans la vie privée comme dans la vie publique sont autant de traces de leur existence et de leurs activités. L’invention de la photographie a permis la multiplication et la diffusion de ces images, tous les milieux sociaux finissant par être représentés et touchés par la pratique photographique. Support matériel et vecteur de l’image de soi que le photographe ou les sujets eux-mêmes mettent en scène, l’image photographique restitue l’être humain dans son corps, dans ses postures et ses gestes ainsi que dans le monde, son « monde » tant matériel que symbolique, dans lequel le cliché l’a figé. Elle permet d’appréhender les apparences, c’est-à-dire l’ensemble des signes corporels et matériels perceptibles par les sens, et parmi eux essentiellement celui de la vue, sens privilégié de la modernité.
Ex: Exemple d'analyse d'images et comparatif entre deux régions
Gravelines (Nord) |
Guéret (Creuse) |
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Décor : Arrière plan faux décor (fenêtre, tentures, tapis), chaise paillée |
Décor : Arrière plan faux décor (porte-fenêtre, verdure, marches), chaise paillée |
Ex: Un genre qui perdure... Bébé chez le photographe
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Garçon - 1914 |
Fille - 1931 |
Pose, chemisette à col enrubanné, une épaule découverte, coussin (peau de mouton ou à fleurs), colliers d'ambre ou de corail, sont autant d'éléments que l'on retrouve de Gravelines (Nord) à Guéret (Creuse) en passant par Paris
L’objectif étant en effet de recenser, afin de les analyser et de les comprendre, les codes, les stéréotypes, les “ genres ” et les conventions (que l’on pourra comparer, par exemple, à ceux de la peinture académique), qui ont été imaginés afin de fixer ces étonnants simulacres des gens et de la vie ordinaires que sont les photographies.
Pose : Assise feuilletant un album photographique
On s’interrogera parallèlement sur ce qu’est (dans tel milieu, à telle époque, pour telle famille, etc.) le “ mémorable ”, le fait, insignifiant à tant d’autres égards, digne pourtant d’être retenu et “ immortalisé ”. Par le détour de la photographie “ banale ”, conventionnelle, familiale, la parole sera ainsi rendue à de nombreux “ petits mondes ”, des micro-univers, muets désormais et souvent oubliés.
Néanmoins, grâce à la numérisation, les photographies les représentant deviendront aussitôt documents “ historiques ” et ethnographiques à part entière, au même titre que les plus prestigieuses archives écrites. Les dimensions micro-historiques et micro-ethnographiques de la plupart des pièces de ce corpus ne devant évidemment pas être confondues avec celles des problèmes délicats que soulève leur analyse et leur interprétation. Une sémiologie du “ paraître ” quotidien ou de la mise en scène de l’apparence ordinaire n’est pas moins instructive qu’une sémiologie de l’œuvre d’art spectaculaire et inédite.
Les types de photographies
- baptême, - communion solennelle, - mariage, - deuil, - funérailles (photos individuelles, photos collectives)

- photos d’enfants - portraits d'hommes et de femmes - photos de vieillards (l’homme aux différents âges de la vie)
- photos intergénérationnelles (par ex. les photos de famille en groupe)

- conscrits - militaires - photos de régiments

- photos de classe

- photos d’internes, pensionnaires

- photos de fêtes et spectacles scolaires ; - photos d’étudiants

- ateliers, cadre d’exercice de la profession

- le commerce et la boutique

- le bureau

- fêtes professionnelles (St-Eloi, Ste-Barbe, Ste-Catherine…) - remise de médailles du travail - départs en retraite

- conseils d’administration, directions, ...

- Types socio-professionnels (cheminots, pêcheurs, marins, mineurs, soldats, dentellières, épiciers, …)
- vacances - congés payés

- colonies de vacances - centres de loisirs

- carnavals, - bals costumés

- bals, banquets

- fêtes de Noël - fêtes de village de quartiers - compétitions sportives (équipes de football, de basket…)

- fanfares, harmonies, orchestres amateurs...

- communions solennelles

- Pélerinages, processions

- enfants de choeur

- identités folkloriques (scénettes reconstituées) - photos en costume folkloriques

- identités et scènes de genre dans la carte postale (ex. : l’école de dentellières,
l’arrestation des contrebandiers par les douaniers, soldats allemands photographiés sur les ruines d'usine…)

- Le studio photographique (avec ses décors, ses accessoires, les retouches)

- Les espaces publics extérieurs (place, rue, jardin, stade, cour d'école...) et intérieurs (café, salle de spectacle...)

- L'espace privé extérieur (devant la maison, devant la grange, dans la cour...) et intérieur (scènes familiales dans les pièces d'habitat)

Des liens intéressants
http://www.lilledantan.com/index.html
Site dédié à l'histoire de Lille à travers les cartes postales et photographies anciennes
La ville de Lille est un véritable condensé d'histoire. Son aspect et sa culture actuels sont la conséquence d'une multitude d'événements et de transformations opérés sur plusieurs siècles.
Lille dispose d'une histoire urbaine fantastique liée à ses appartenances multiples: tantôt flamande, bourguignonne ou encore espagnole, la capitale des Flandres a vécu au rythme de styles artistiques bien distincts.
La cité fut également marquée par des politiques d'urbanisme de grande ampleur qui ont considérablement bouleversé certains quartiers au XIXe siècle. Certains aléas cependant, comme le premier conflit mondial, la marqueront plus nettement.
Lille, c'est aussi un siècle et demi d'histoire industrielle et commerciale intense qu'il est impossible de ne pas retracer. Vous découvrirez toute l'immensité des empires textiles et le courage de milliers d'ouvriers, oubliés de la croissance économique d'alors. En parallèle, vous pourrez apprécier le charme des devantures de magasin de jadis, ou bien encore quelques entreprises familiales.
Pour terminer, vous plongerez dans l'univers culturel, institutionnel et éducatif lillois.
Ce site réunit des centaines d'images témoins du passé - pour la plupart entre 1900 et 1930 - et vous fait voyager à travers une époque particulière aujourd'hui totalement révolue. N'hésitez pas à le visiter plusieurs fois: au gré de mes découvertes, la documentation s'étoffe petit à petit...
Fonds photographique patrimonial de cassel
Descriptif du fonds
Acheté par la municipalité de Cassel au début de l‘année 2006 au photographe Henri DESCAMPS, fils et petit-fils de photographes originaires de CASSEL, le fonds « Descamps » est constitué d’environ 3500 pièces.
La période recouverte débute vers la fin du 19e siècle, aux environs des années 1870 et s’achève vers 1970, soit l’équivalent d’un siècle en image. Le fond est riche de vues d’architectures, de paysages, de figures, d’activités et d’évènements historiques au Mont Cassel et dans ses environs.
La photothèque de la Ville de Cassel est accesible
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http://www.hazebrouck-autrefois.com/
HAZEBROUCK - AUTREFOIS
Site constitué par un "natif" d'Hazebrouck, qui nous propose ici une très belle collection de cartes postales. 648 images dans la base et 38 albums.










